GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 16 Novembre
Samedi 17 Novembre
Dimanche 18 Novembre
Lundi 19 Novembre
Aujourd'hui
Mercredi 21 Novembre
Jeudi 22 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos

    La guerre de l'eau provoque une chute des récoltes en Crimée

    Récolte viticole en Crimée, lors de la saison des vendanges en 2013. Getty Images/Sovfoto/UIG

    Les récoltes de fruits et légumes sont menacées en Crimée. La récolte de riz est perdue. C’est la conséquence de la baisse de la quantité d’eau fournie par l’Ukraine à la péninsule, depuis qu’elle a été rattachée à la Russie.

    La Crimée produit habituellement de 85 000 à 120 000 tonnes de riz par an. Mais cette année, « la récolte est perdue », a affirmé récemment le ministre de l’Agriculture de la Péninsule. C’est la conséquence de la pénurie d’eau douce, provoquée par la baisse de l’approvisionnement en eau par l’Ukraine. En effet l’Ukraine a fermé les écluses du canal de Crimée du Nord, qui assure jusqu’à 85 % des besoins en eau douce de la péninsule. Les autorités de Crimée ont accusé les Ukrainiens de construire une digue pour priver la région d’eau. « Nous ne construisons pas une digue, a affirmé l’administration ukrainienne, mais un poste de contrôle afin de connaître, à un litre près, la quantité d’eau que nous livrons à la Crimée ».

    Car l’Ukraine veut que la Russie paie l’eau acheminée en Crimée par ce canal de 400 kilomètres de long. Il fournissait auparavant environ 90 mètres cubes d’eau par seconde, mais depuis la mi-avril, il ne fournit plus qu’entre 4 et 7 mètres cubes/secondes.
    Les autorités de Crimée affirment qu’elles ont proposé de payer l'eau à l'avance et ont voulu à quatre reprises de remettre à Kiev des documents pour la signature d’un accord de livraisons d’eau. Kiev estime de son côté qu'elle n'est pas obligée d'approvisionner la Crimée en eau tant qu''aucun accord politique n'est trouvé avec Moscou.

    Pour les populations, l’approvisionnement en eau potable est globalement assuré, sauf dans l’Est et la presqu’île de Kerch où il y a eu des interruptions. Mais il n’en est pas de même pour l’agriculture. D’après le ministre de l’Agriculture, pratiquement la totalité des cultures irriguées est perdue, c'est-à-dire la moitié les 120 000 hectares de vignes et 30 000 hectares de riz. Pour le ministre, le préjudice pourrait s’élever à 5 milliards de roubles soit 100 millions d’euros. Les autorités ont promis d’indemniser les agriculteurs concernés, et d’importer du riz de Russie. L’agriculture représente environ 10% du PIB de la Crimée.

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.