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    Les équipes de négociations de l'UE et du Royaume-Uni ont conclu un accord sur le cadre de leurs liens post-Brexit, relate le président du Conseil européen. Il s'agit d'un projet de «déclaration politique» devant encore être validé lors d'un sommet dimanche, précise-t-il. Ce texte, qui sera joint au traité de retrait du Royaume-Uni, «établit les paramètres d'un partenariat ambitieux, large, approfondi et flexible» en matière commerciale, de politique étrangère, de défense et de sécurité, selon l'Agence France-Presse qui a pu consulter le document de 26 pages. La période de transition pourra être prolongée jusqu'à deux ans après fin 2020, selon l'accord provisoire. La Première ministre britannique Theresa May annonce qu'elle va s'exprimer devant le Parlement.

    A la Une: Boko Haram frappe encore

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    L’information figure en bonne place dans les pages « Etranger » des quotidiens de la sous-région, notamment sénégalais : « Boko Haram enlève encore une vingtaine de jeunes femmes », s’exclame Le Soleil à Dakar. Ou encore : « au moins 20 femmes enlevées dans le nord-est », soupire Walfadjri. Walfadjri qui précise que « le rapt n’a pas été revendiqué mais que Boko Haram, auteur des enlèvements massifs de Chibok, est soupçonné. »

    Pour L’Observateur Paalga au Burkina, pas de doute… « Comme pour narguer le gouvernement, qui a refusé son offre de libération des lycéennes contre celle de ses membres détenus en prison, Boko Haram vient à nouveau de frapper : samedi dernier, ces hommes ont enlevé des femmes dont le nombre est estimé entre vingt et quarante. 
    Où ? A quelque huit kilomètres de Chibok, la ville où les jeunes filles avaient été prises en otage en mi-avril. A quel moment ? Au moment même où la communauté internationale, notamment les Américains, les Français, les Anglais et les Chinois ont envoyé des forces spéciales à la recherche des otages. Cette partie du pays semble être devenue au Nigeria
    , constate encore L’Observateur Paalga, ce que les zones tribales sont au Pakistan et en Afghanistan, où tout prévaut sauf le calme, la discipline et l’ordre. »
    Le site d’information Fasozine renchérit : « c’est à croire qu’il n’y a plus de capitaine dans le bateau Nigeria et que la secte islamiste Boko Haram peut se permettre de continuer à enlever des jeunes filles et des femmes en toute impunité. C’est du moins le message qui transparaît du dernier rapt attribué à ce mouvement (…). Cette énième action de provocation vient confirmer le fait que la secte Boko Haram n’est pas prête de s’arrêter tant qu’elle sera assurée d’agir en toute impunité. Elle continue de mettre à rude épreuve non seulement l’armée nigériane, mais aussi le dispositif de riposte promis par la communauté internationale, notamment par la France et les Etats-Unis. Car, conclut Fasozine, au-delà du gouvernement nigérian reconnu comme impuissant à assurer la sécurité et la sérénité de ses populations dans les régions du nord-est où sévit la secte, c’est la conscience même de l’humanité qui est interpellée. »
     
    Le pouvoir d’Abuja en péril
     
    Le quotidien Liberté en Algérie tente de comprendre les raisons de ces enlèvements à répétition et plus largement des actions terroristes menées par Boko Haram : « les motivations de l’insurrection djihadiste sont variées, explique-t-il : il y a la tendance lourde par conviction religieuse, alors que d’autres ont enfourché le cheval de la charia pour des opportunités d’enrichissement au travers de trafics de toutes sortes et de la grande criminalité. Boko Haram, comme ses pairs djihadistes des autres régions, se caractérise par ce mélange d’intérêts entre violence islamiste et grand banditisme. Par ailleurs, les frustrations nées de partages et de répartitions inégales de la rente pétrolière expliquent pourquoi des couches de la société dans le Nord deviennent des sympathisants du groupe djihadiste, fournissant renseignements et assistance logistique. Le phénomène est connu. Et le tout sécuritaire adopté par les autorités de l’Etat fédéral a encore exacerbé le divorce pouvoir-population du Nord, au point où l’armée nationale est perçue dans cette partie du Nigeria comme une force d’occupation. »
    Résultat, constate encore Liberté, « les débordements de Boko Haram ont fini par mettre en péril le pouvoir d’Abuja qui s’est tourné vers l’étranger, lequel a également observé ces derniers temps que la secte ne relevait plus d’une simple crise, maîtrisable en interne, et qu’elle prenait une envergure internationale. L’impact négatif de Boko Haram s’est fait ressentir dans le Cameroun septentrional, dans les pays du lac Tchad où les activités touristiques ont sombré, sans exclure les rapprochements potentiels avec d’autres groupes terroristes, tels que l’Aqmi dans le Sud libyen, le Mujao au Nord Mali et les Shebab en Somalie. Les djihadistes du Nigeria, conclut le quotidien algérien, inscrivent désormais leurs actions dans le projet de terre du djihad allant de la côte atlantique à la mer Rouge. »
     
    Et comme un problème n’arrive jamais seul, il y a aussi la guerre de succession à laquelle on assiste en ce moment dans l’Etat de Kano, où sévit Boko Haram. L’ex-gouverneur de la Banque centrale du Nigeria, Lamido Sanusi, a été nommé dimanche par Abuja, nouvel émir de Kano. Cette désignation ne satisfait pas les partisans du fils de l’émir défunt, Aminou Ado Bayero. Ceux-ci ont protesté lundi à Kana contre le rejet de leur candidat. Bilan : un mort.
    Commentaire du quotidien Le Pays au Burkina : « Comme si elle n’en avait pas assez de boire le calice de l’instabilité, Kano s’offre un surcroît de rasade amère. » En effet, précise-t-il, « on peut comprendre qu’affectée et directement concernée par les atrocités de Boko Haram, une bonne frange de la population de Kano vomisse aujourd’hui le pouvoir central et tout ce qui s’y apparente ou lui sert d’allié. »

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