GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 14 Novembre
Mercredi 15 Novembre
Jeudi 16 Novembre
Vendredi 17 Novembre
Aujourd'hui
Dimanche 19 Novembre
Lundi 20 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • Le programme balistique de l'Iran «ne regarde pas» la France (responsable iranien)
    • Le Premier ministre libanais démissionnaire Saad Hariri est à Paris (source proche)
    • COP23: la communauté internationale s'accorde pour évaluer en 2018 ses émissions de CO2

    L’Armée bleue, les Polonais dans la Première Guerre mondiale

    Mort de ses blessures et enterré à Sillé-le-Guillaume. © RFI/Agnieszka Kumor

    La Grande Guerre suscite, chez de nombreux émigrés polonais, l’espoir de voir leur pays recouvrer l’indépendance. Pour la première fois dans l’histoire, les trois occupants de la Pologne sont en guerre. En 1917, sur décret du président de la République française, une armée polonaise est créée en France. Elle comptera jusqu’à 68 000 hommes vêtus d’uniformes bleus de l’armée française, d’où son nom : l’Armée bleue.

     

    La suite de l’histoire…
    Créée en France en juin 1917, l’armée polonaise commandée par le général Haller rentre en Pologne deux ans plus tard. En 1919, Józef Piłsudski, le chef du nouvel Etat polonais, réclame son transfert, car le pays est menacé par l’armée bolchévique. Bien formée et expérimentée, l’Armée bleue est immédiatement expédiée sur le front ukrainien où elle lutte, notamment, contre un corps de cavalerie rouge du général Boudionny. Ses soldats combattront ensuite sur les différents fronts : à l’Est, dans le Sud et dans le Sud-ouest de cet Etat polonais, qui est en train de naître.
     
    En effet, pour les Polonais, la Première Guerre mondiale ne s’est pas terminée en 1918, mais bien plus tard en mars 1921, lors de la paix de Riga signée avec la Russie soviétique. Certes, la Pologne recouvre son indépendance à la fin du conflit mondial, mais ses frontières sont mal définies et fragiles. Elles vont donc évoluer  jusqu’au traité de Versailles signée en juin 1919, et même au-delà. En effet, des révoltes éclatent sur les différents territoires qui revendiquent leur lien avec la Pologne. C’est notamment le cas de l’insurrection de Poznan qui permet le rattachement de la région de l’Ouest surnommée la Grande-Pologne. Et puis, ce sont les trois insurrections de Silésie à la suite desquelles une partie de cette région reviendra à la Pologne. La Grande Guerre aura duré pour les Polonais près de huit années.
     
    Ce long cheminement vers l’indépendance n’a été possible qu’à cause de la Première Guerre mondiale. Et les Polonais y ont payé un lourd tribut. On estime entre 2,5 millions et 3,4 millions le nombre de Polonais qui ont combattu sur les fronts d’Europe. Les pertes polonaises, civiles et militaires, s’élèvent à 1 million 130 000 morts.

     
    La mémoire partagée
    Les cérémonies du centenaire de la Grande Guerre prennent cette année un caractère européen. A la suite de cette guerre, un certain nombre de peuples a retrouvé l’indépendance. C’est le cas de la Pologne, mais aussi de la Serbie, de la Tchécoslovaquie, de la Roumanie ou de la Hongrie. Mais c’est aussi un traumatisme bien présent encore de nos jours dans la conscience des populations européennes. Cet anniversaire est donc l’occasion de comprendre les raisons de ce conflit. Il faut aussi chercher ce qui nous unit et non pas ce qui divise.
     
    La mémoire partagée, c’est justement l’objectif du travail de recherche mené par Eric Lucas, professeur d’histoire à Sillé-le-Guillaume, et de Joanna Bigard, présidente de l’Association Polonia – Sarthe, avec leurs homologues polonais. Une recherche entamée dans le cadre scolaire et qui a finalement débordé en un projet franco-polonais financé par le nouveau programme de la Commission européenne, intitulé : « L’Europe pour les citoyens, 2014-2020 ». Ce programme encourage les différents acteurs à travers l’Europe à travailler ensemble sur des sujets du passé partagé. Grâce à ces passionnés, la mémoire de l’Armée polonaise est en train de revivre en France.

     


    Sur le même sujet

    • France

      J. Zimet: l’histoire de la Grande Guerre, un patrimoine à transmettre

      En savoir plus

    • Centenaire 14-18

      L'Historial de Péronne, la mémoire vive de la Grande Guerre

      En savoir plus

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.