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    L'accord entre le Niger et Areva conclu en pleine déprime de l'uranium

    Getty Images/Christophe Lehenaff

    Des exigences fiscales en baisse de la part du Niger et le report sine die de l'exploitation d'Imouraren : l'accord entre les autorités de Niamey et Areva, le numéro deux mondial du nucléaire, vient d'être publié au Journal officiel du Niger. Il porte la marque des difficultés du secteur.

    Le Niger devrait récupérer plusieurs dizaines de millions d'euros supplémentaires de taxes par an mais il a dû rogner considérablement ses prétentions fiscales sur Areva. Les négociations entre les autorités de Niamey et le géant français du nucléaire se sont faites au pire moment : deux ans pendant lesquels les prix de l'uranium sur le marché spot n'ont cessé de plonger. La livre d'oxyde d'uranium a perdu 62 % de sa valeur depuis la catastrophe de Fukushima en mars 2011.

    Et dans le secteur, personne ne sait quand le plongeon s'arrêtera. D'où la mise sous cocon du gisement d'Imouraren, dont le démarrage était pourtant si crucial pour le gouvernement nigérien : Areva refusait d'hypothéquer une remontée des cours en mettant 5000 tonnes d'uranium supplémentaires sur le marché, d'autant que la mine hyper moderne de Cigar Lake vient enfin d'entrer en production au Canada : 8000 tonnes d'uranium de plus en 2018...

    Cela ne veut pas dire que le géant français ne tient pas à Imouraren, bien au contraire. Ce beau gisement sécurise l'approvisionnement futur d'Areva, pour son usine de combustible flambant neuve du Tricastin, il n'est pas question de céder Imouraren aux opérateurs chinois ! Opérateurs chinois dont le groupe français s'inspire un peu dans cet accord, obtenu en échange de béton et d'asphalte : 90 millions d'euros pour refaire la route de l'uranium et 10 millions d'euros pour le futur siège des sociétés nigériennes dans la capitale.

    En attendant, ce sont des économies qui attendent les sociétés minières au Niger, dont les coûts de production sont très élevés en raison de la nature, à ciel ouvert, de la mine de Somaïr, la plus active aujourd'hui. Beaucoup d'engins et donc de main-d'oeuvre et de carburant, pour des teneurs d'uranium en baisse - quand au Kazakhstan, Areva récupère l'uranium par dissolution et pompage, avec moins de personnel et d'infrastructures.


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