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    La banque des Brics concurrence la Banque mondiale

    REUTERS

    Les grands pays émergents sont sur le point de se doter d'institutions financières rivalisant avec la Banque mondiale et le FMI et c'est au Brésil que ça se passe, à Fortaleza où se tient la semaine prochaine le sommet des Brics.

     

    Cette ville du Nordeste restera dans le cœur des Brésiliens comme celle de la dernière victoire de la Seleçao avant l'humiliation face à l'Allemagne. Et puis si tout va bien, tout comme la station américaine de sports d'hiver Bretton Woods, qui est restée dans l'histoire comme le symbole des institutions financières internationales, Fortaleza sera associée au nouvel ordre mondial que les Brics veulent mettre sur pied. Car les cinq grands pays émergents se retrouvent à partir du mardi 15 juillet dans la cité brésilienne pour finaliser le lancement d'une banque de développement et d'un fonds de réserve.

    La première, baptisée Nouvelle banque de développement, pourrait avoir 100 milliards de dollars de crédit à distribuer. Son siège sera à Shanghai, en Chine, a annoncé aujourd'hui la Russie qui préside actuellement le club des Brics et elle sera opérationnelle dès 2016. Par ailleurs le club des cinq crée un fonds de réserve doté de 100 milliards de dollars, un mini FMI, disent ses promoteurs, à même de soutenir un Etat au bord de la faillite ou confronté à une crise des changes.

    Cette banque et ce fonds des Brics vont-ils vraiment concurrencer les institutions de Washington ?

    La banque de développement qui servira à financer des infrastructures sera moins regardante sur les conditions des prêts que la Banque mondiale. Elle va donc attirer les Etats les plus fragiles. Ils y gagneront à court terme, mais ils prennent aussi le risque de se doter d'éléphants blancs qui plombent les comptes plutôt qu'ils ne soutiennent la croissance. En revanche, le fonds de réserve suscite des réactions plus positives. Il est perçu comme un outil précieux aux mains de pays souvent malmenés par le roi dollar. Ces nouveaux établissements seront surtout des instruments de puissance pour les Brics sous-représentés dans les institutions internationales.

    La réforme du FMI qui devrait leur donner plus de voix dans ces assemblées est toujours bloquée par le Congrès américain. Enfin, en terme d'image, l'évènement est une aubaine pour le pays hôte qui a besoin de panser les blessures laissées par la défaite de son équipe à la coupe du monde. C'est bien sûr une jolie rampe de lancement pour sa présidente Dilma Roussef, candidate à un second mandat. Le nouveau Premier ministre indien Narendra Modi trouve aussi à Fortaleza sa première tribune planétaire. Quant à la Russie, sanctionnée par l'Occident pour son soutien aux séparatistes ukrainiens, elle entend bien rebondir sur la scène internationale à travers ces initiatives de diplomatie économique.

    Les Brics ont-ils les moyens de leurs ambitions ?

    La Chine, incontestablement, a les poches assez pleines pour doter ces nouvelles institutions, c'est d'ailleurs Pékin qui apporte la contribution essentielle, à hauteur de 40%. Quant aux autres pays, en terme de produit intérieur brut, ils ne pèsent pas très lourd face à la deuxième puissance économique mondiale. Et surtout, ils sont tous aujourd'hui en mauvaise posture sur le plan économique. Partout, la croissance marque le pas, Chine comprise.

    Si les autorités de Pékin manœuvrent délicatement pour éviter l'atterrissage brutal. Les autres font plutôt de la navigation à vue. La Russie assiste impuissante à la fuite des investisseurs, l'Inde est à la recherche de la martingale pour enfin accélérer la croissance, l'Afrique du Sud voit son horizon assombri par les conflits sociaux et le Brésil s'enfonce dans la croissance molle comme l'a confirmé aujourd'hui la Coface. Ce sont donc des pays qui ont surtout besoin de se remettre en selle qui vont se retrouver mardi à Fortaleza.


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