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    A la Une: Irak, l’exode des chrétiens

    AFP

    Ils sont des dizaines de milliers, ces Irakiens chassés de chez eux par l’offensive des jihadistes de l’Etat islamique. Ils appartiennent à des minorités religieuses, ce sont notamment des chrétiens, et ils sont à la une de La Croix. Comme cette mère de famille, regard perdu, entourée d’enfants, dans une voiture. Dans ses bras, un bébé en pleurs, portant en sautoir un chapelet. Sur ses langes, une croix chrétienne. Les femmes et les enfants d’abord.

    La photo a été prise mercredi au Kurdistan irakien. Le quotidien catholique relate le « tragique exode des derniers chrétiens de Ninive ». Nivive ? Rien que ça ! Le nom n’est pas choisi au hasard. C’était dans des temps très anciens. Ninive, aujourd’hui, c’est Mossoul. La ville moderne a été édifiée près de l’antique cité. Mais la référence biblique est bien d’actualité.

    Depuis juin dernier, Nivive/Mossoul, c’est fini. Et à présent, c’est Qaraqosh, plus grande ville chrétienne d’Irak, à une trentaine de kilomètres à l’est de Mossoul, qui vient de tomber aux mains de l’Etat islamique. Face au désastre humanitaire, le pape François a interpellé les instances internationales pour que soient protégés « tous ceux qui sont concernés ou menacés par la violence », rappelle La Croix.

    Justement. Que faut-il attendre du reste du monde ? Dans l’immédiat pas grand-chose, soupire le quotidien catholique, car la mobilisation « prend du temps ». La Croix appelle donc les responsables politiques irakiens à dépasser leurs « profondes divisions ». Car de cela, les insurgés profitent.

    Irak : le martyre des chaldéens

    Après la chute de Qaraqosh, est-ce la fin de la présence chrétienne en Irak ? A cette question, à tout le moins terrible, une spécialiste de l’Irak et du Moyen-Orient, sans hésiter, répond « oui, sans doute » dans Le Figaro. Myriam Benraad, c’est son nom, est chercheuse au Ceri. Selon elle, la fuite est aujourd’hui « le moins pire des scénarios pour les chrétiens : ceux qui ne partent pas, en effet, sont souvent victimes d’exécutions sommaires, explique-t-elle. Leurs maisons sont réquisitionnées, ils sont expropriés ».

    Mais si les insurgés de l’Etat islamique attaquent au nord-est de l’Irak, ils n’ont pas pour autant renoncé à Bagdad. Car la capitale irakienne est pour eux « l’enjeu symbolique par excellence, la capitale du califat sunnite historique, abbasside, leur référence », prévient Myriam Benraad dans les colonnes du Figaro.

    Pour l’heure, l’Etat islamique cherche à « s’emparer des grands barrages sur le Tigre », remarque Libération, et ses forces semblent surtout vouloir « éliminer » de cette zone à la confluence des frontières turque, syrienne et irakienne « tous les non-musulmans et les non-sunnites ».

    Reste les réactions des Occidentaux. A l’heure de son bouclage, la presse écrite française, hier soir, n’était pas en mesure de commenter les derniers développements de l’actualité irakienne, mais Libé soulignait que les pays voisins, tout comme les Etats-Unis et l’Europe, « craignent un éclatement de l’Irak ».

    AH-5017 : orage, oh désespoir !

    Deux semaines après la catastrophe de l’avion d’Air Algérie, au nord du Mali, le bureau français d'enquête et d'analyse, le BEA, dévoile les premiers résultats de ses investigations. Et à l’issue de la conférence de presse du BEA et de la justice malienne, hier près de Paris, la presse française est restée sur sa faim. Seule certitude, l’avion a effectué une « chute vertigineuse de 2 minutes à 740 km/h », lance Le Parisien, alors qu’il traversait un épisode orageux. « Panne, erreur de pilotage ou encore acte de terrorisme, comme à son habitude le BEA n’avance ni écarte aucune hypothèse », souligne le journal.

    Quand aux proches des victimes, ils sont doublement déçus. Dans les colonnes du quotidien, le secrétaire général de la Fédération nationale des victimes d’attentats et d’accidents collectifs estime que la conférence de presse du BEA « ne leur apprend rien sur les causes du drame. Ensuite, il y a cette deuxième boîte noire qui est inexploitable et qui était censée enregistrer les conversations dans le cockpit », regrette Stéphane Gicquel. Et Le Parisien évoque la création d’une association de victimes du crash du vol d’Air Algérie « d’ici quinze jours » - et l’on suppose par-là que le quotidien veut probablement évoquer les victimes françaises de cette catastrophe aérienne (Le Parisien ne le précise pas) – mais le confrère ajoute que la quasi-totalité des proches des passagers français « a déjà porté plainte ».

    De son côté, Le Figaro se montre catégorique. Le vol AH 5017 a décroché « dans un orage », lance-t-il en titre. Dans le corps de son article pourtant, le confrère se montre moins affirmatif. L’avion « contournait un vaste orage », énonce-t-il en effet. Alors, quand un avion contourne un orage, est-il dans l’orage ? Pour le savoir, on attendra. Comme le remarque Libération, lors de la conférence de presse d’hier, la réponse la plus fréquente de la part de Rémi Jouty, directeur du BEA, et de N’Faly Cissé, président de la Commission d’enquête sur les accidents et incidents de l’aviation civile du Mali, aura consisté à déclarer qu’ils n’en savaient « pas plus à ce stade ». Nous voilà bien avancés..

    Hollande : paris (perdus) au mois d’août

    Pas de répit pour le président. Les revers qui s’accumulent pour lui, ont de quoi gâcher les vacances du président. Pour François Hollande, le mois d’août aura été un « augustus horribilis » selon Libération.
    Le pacte de responsabilité ? Il était « déjà boiteux » ; après avoir été retoqué par le Conseil constitutionnel, le voilà « unijambiste », formule Libé.
    Le soutien de l’Allemagne réclamé par François Hollande via le journal Le Monde ? La chancelière Angela Merkel n’a pas tout à fait dit « nein », mais son soutien est « mollasson », estime Libération.
    Les commémorations en tout genre auxquelles assiste le chef de l’Etat ? Elles le repeignent en « nouveau René Coty », poursuit le confrère.
    Et que dire de la conjoncture économique et sociale, qui égrène ses chiffres désespérément désolants, et qui conduisent François Hollande « d’humiliations en humiliations », complète Libé.
    « Bref, de quelque côté que l’on se tourne, l’horizon paraît bien sombre, soupire le quotidien (…) La France menace de sombrer dans une dépression dont seule l’extrême droite risque de profiter ».
    Commentaire du Figaro : François Hollande est « dans une nasse », et son « gymkhana permanent (…) épuise la France ». Prédiction, enfin, du journal Le Monde : François Hollande va devoir se préparer à une rentrée « à très hauts risques ». Bonnes vacances quand même...

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