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    F. Kabangue Numbi: «Nous avons mis en quarantaine le secteur de Jera»

    Docteur Félix Kabangue Numbi, ministre congolais de la Santé (RDC). minisanterdc.cd

      Les autorités de la RDC ont confirmé ce dimanche qu' Ebola était bien présente dans la province de l'Equateur. Onze personnes sont mortes de cette maladie. Le virus Ebola a bien été identifié, mais l'épidémie n'a rien à voir avec celle qui se propage actuellement en Afrique de l'Ouest. C'est du moins ce qu'affirme le ministre congolais de la Santé, Félix Kabangue Numbi, au micro de RFI.

      RFI : Etes-vous sûr, monsieur le ministre, qu’il s’agit bien d’Ebola et pourquoi vous en êtes sûr ?

      Félix Kabangue Numbi : Parce que nous venons d’avoir le premier résultat de l’Institut national de recherche biomédicales de Kinshasa (INRB) qui montre que sur les huit échantillons que nous avons amenés de Jera, il y a deux échantillons qui sont positifs, un échantillon positif au virus Ebola- souche Soudan et un autre échantillon avec une souche croisée Soudan-Zaïre. Voilà pourquoi pour la détermination de la souche, nous allons attendre dans les prochaines heures [les résultats des cultures] de l'institut de Franceville [qui a reçu les échantillons] qui ont été préparés ici à Kinshasa pour la détermination de la souche.

      Comment expliquer qu’il y ait justement différentes souches ?

      C’est probablement une seule souche. En fait, il n’y a pas de grande différence entre la souche Zaïre et la souche Soudan. Le laboratoire de Kinshasa n’a pas la même sécurité que le laboratoire de Franceville, donc on n’a pas pu faire le séquençage. On va le faire au niveau de Franceville et là on pourra déterminer la souche.

      Est-ce que c’est la même souche que pour l’Afrique de l’Ouest ?

      Nous ne savons pas le confirmer. Ce que moi je peux confirmer c’est que l’épidémie que nous avons à Jera est totalement indépendante de celle de l’Afrique de l’Ouest. C’est une épidémie dont le « cas index » [le premier cas avéré NDLR] se trouve au niveau du secteur de Jera. Et s’il s’avère que c’est la souche Soudan, ça montrera encore que même sur le plan origine, ce seront deux souches différentes. Mais déjà ce sont deux épidémies qui sont tout à fait distinctes. Il n’y a pas de liens, parce que pour qu’il y ait un lien, il faut qu’il y ait un cas contact qui vient de l’Afrique de l’Ouest.

      La zone qui est concernée, c’est une zone qui est dans la forêt, une zone très enclavée, et où personne n'a eu des contacts avec l’extérieur. Et déjà la mission que nous avons effectuée vendredi de la semaine passée à Jera, notamment à Lokolia et de Watikengo, nous a permis justement de remonter la chaîne de transmission et de retrouver même un probable « cas index ».

      Nous avons une dame qui est décédée le 11 août, qui était enceinte. Le médecin qui a opéré cette dame, parce qu’il fallait extraire l’enfant, est décédé, l’infirmier qui a assisté à l’intervention est décédé ; l’hygiéniste qui a désinfecté la salle d’opération est décédé ; le mari de cette dame, qui est pasteur et chasseur de son état, est parmi les deux cas qui sont positifs. Donc nous pensons que nous avons un « cas index » et par conséquent c’est une épidémie qui est totalement indépendante de celle qui sévit actuellement en Afrique de l’Ouest.

      Quelles mesures allez-vous prendre à partir de maintenant ? Vous en aviez déjà pris par mesure de précaution, est-ce qu’il y aura de nouvelles mesures ou des mesures plus précises ?

      Effectivement, nous venons de décider de la mise en quarantaine du secteur de Jera. Etant donné qu’il y a la rivière Lomela qui est à 16 km de Boende qui est une barrière tout à fait naturelle, nous allons l’utiliser pour le triage et le filtrage de tous ceux qui peuvent entrer ou sortir du secteur Jera... et le ministre de la Sécurité intérieure a été instruit pour que le service de sécurité soit mis à contribution.

      Nous allons mettre en place un centre de traitement à Lokolia même et nous avons décidé d’installer le Comité international de coordination technique et scientifique (CICTS) à Lokolia au niveau de l’épicentre de l’épidémie pour pouvoir agir directement.

      L’installation d’un laboratoire mobile à Lokolia a pour intérêt d’assurer le diagnostic biologique en temps réel pour nous permettre de charger et de décharger rapidement les « cas contacts » qui sont identifiés. Nous venons de faire appel à tout le personnel de santé qui a géré les précédentes épidémies. Il faut dire que cette épidémie c’est la septième, donc le président de la République a demandé qu’on puisse prendre tout le personnel qui a géré les précédentes épidémies pour le déployer au niveau du secteur de Jera, afin que la prise en charge soit la meilleure dès le départ. Bien sûr nous allons doter également tous les ports et aéroports de l’Equateur, en thermomètres laser et nous avons étendu la mesure d’interdiction de la chasse au niveau du secteur du Tshuapa et pour le gouverneur, il ira jusque sur l’ensemble de la province de l’Equateur.

      Quel est le bilan de l’épidémie en terme de malades et en terme de décès pour le moment ?

      Nous avons treize décès, nous avons onze personnes contact qui sont en isolement.

      Est-ce que vous êtes optimistes ?

      Nous restons optimistes. Premièrement, l’alerte a été sonnée assez vite. Deuxièmement, nous avons eu la chance de pouvoir établir la chaîne de transmission. Généralement ça prend du temps (deux à trois semaines), mais là nous avons la chaîne de transmission qui a été dressée dès notre retour de Jera, et la prise en charge et la riposte était même à la hauteur. Et j’espère, par la grâce de Dieu et avec le travail qui est en train d’être fait, je suis persuadé que nous pourrons arrêter rapidement la chaîne de transmission.


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