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    Baisse historique des taux des crédits immobiliers

    Une photo prise le 1er octobre 2014. La ville du nord de Lille montre la façade d'une agence immobilière Foncia. AFP/Philippe Huguen

      Les taux d'intérêts des crédits immobiliers n'ont jamais été aussi bas en France, une bonne nouvelle pour les candidats à l'accession à la propriété.

      Alors que le plancher bas semblait atteint, un nouveau record a été battu. Au mois de septembre, les banques ont prêté, en moyenne, à un taux de 2,59% contre 2,68% en août, hors assurance, selon les données de l'Observatoire du crédit logement. Depuis le début de l'année, les taux ont reculé d'un demi-point. Quelques chiffres sont éloquents. Chez le courtier Cafpi, au mois de septembre pour un crédit sur 15 ans, le taux le plus bas accordé a été de 1,84%, contre 2,10% le mois précédent. Du jamais vu, depuis la Seconde Guerre mondiale. Pour un emprunt sur 20 ans, le record s’établit à 2,15%, contre 2,45% un mois plus tôt.

      Pour bien comprendre ces chiffres, il faut les mettre en perspective, et se souvenir qu'en 2008, les taux étaient à 5%. Nous sommes donc dans une période propice à l'achat d'un bien, et c'est une bonne nouvelle pour les Français qui sont toujours très nombreux à souhaiter devenir propriétaires de leur logement, même au prix de certains sacrifices. En moyenne, même avec des taux bas, pour un crédit sur 20 ans, ils consacreront cinq années de leurs revenus à l'achat de leur logement. Sous l'effet conjugué de la baisse des taux et du fléchissement des prix, les acquéreurs regagnent du pouvoir d'achat et de la surface, même à Paris !

      Des conséquences sur l'économie nationale

      Positives pour les ménages et pour l'économie car la dynamique du crédit immobilier s'insère dans l'activité du pays. Les agents immobiliers et les banquiers travaillent, les notaires encaissent les droits de mutation, les entreprises du bâtiment sont sollicitées pour réaliser des travaux, les déménageurs sont de la partie, et les ménages en profitent pour se rééquiper en électroménager.

      Bref, ce sont de nombreux secteurs qui se retrouvent impliqués. On voit bien l'importance de l'accession à la propriété, et contrairement à l'année 2013 où le rachat de crédit représentait près du quart des prêts accordés, cette proportion est en baisse et représente moins de 20% actuellement. Signe que les acquéreurs sont de nouveau présents. Signe également du début d'un retour à la confiance dans un secteur sinistré. La baisse des taux d'intérêt représente le seul moteur de croissance du marché du logement.

      Est-ce que cette baisse des taux va se poursuivre ?

      Cette baisse ne sera pas éternelle. La configuration actuelle est assez exceptionnelle car d'ordinaire quand le crédit baisse, les prix au mètre carré augmentent. Or, ce n'est pas le cas. La brèche risque donc de se refermer assez rapidement. Selon certains experts, la baisse pourrait durer encore quelques mois, mais il est fort probable que les taux d'intérêt remontent dès l'été 2015.

      Pourquoi ? Tout simplement parce que la Fed, la Banque fédérale américaine va durcir sa politique monétaire et faire remonter les taux. Dans ce cas, la Banque centrale européenne devra adapter et nuancer sa politique accommodante, afin de continuer à attirer les investisseurs internationaux. La Banque de France a déjà demandé aux banques de remonter leur taux.

      Elle leur rappelle qu'il n'est pas dans leur intérêt d'accorder des crédits aussi faibles sur du si long terme. Mais visiblement l'appel n'a pas été entendu, car selon les dernières statistiques de la Banque de France, les encours de crédit immobilier ont encore augmenté de 3% sur un an à fin août, pour atteindre 828 milliards d’euros.

      Si le marché immobilier du neuf et de l'ancien est loin d'avoir retrouvé ses couleurs d'antan, les professionnels s'autorisent à penser que les mesures récentes comme la réforme du prêt à taux zéro ou la réduction d'impôt Pinel pour le neuf vont dans la bonne direction.

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