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    Nkosazana Dlamini-Zuma: contre Ebola, «à l’UA, nous faisons ce qu’il faut»

    Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la Comission de l'Union africaine. AFP/ISSOUF SANOGO

    Plus de 3 400 morts depuis le début de l’année, c’est le dernier bilan des victimes du virus Ebola en Afrique. Les États-Unis et l’Union européenne se mobilisent contre l’épidémie. Mais que fait l’Union africaine ? Et pourquoi la présidente de la Commission de l’UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, a-t-elle attendu huit mois avant de faire une première réunion sur ce fléau à Addis-Abeba ? Depuis hier, lundi 6 octobre, la Sud-Africaine  est à Paris, à l’invitation de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), à l’occasion du 14ème Forum économique international sur l’Afrique. Elle répond aux questions de Daniel Finnan, du service anglais de RFI, et de Christophe Boisbouvier. Elle s’exprime aussi sur les présidents qui sont tentés de modifier la Constitution de leur pays.

    RFI : Depuis le début de l’épidémie Ebola, beaucoup de frontières sont fermées, beaucoup de liaisons aériennes sont suspendues. Est-ce que vous espérez que ces mesures vont être bientôt levées ?

    Nkosazana Dlamini-Zuma : Plusieurs pays ont déjà relevé ces restrictions de voyage et d’autres vont le faire prochainement. C’est juste une question de procédures, le temps de mettre en place les contrôles sanitaires dans les aéroports par exemple.

    Vous avez mis en cause la responsabilité de la communauté internationale et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). A votre avis, est-ce que l’Union africaine est à la hauteur ?

    Comme je l’ai déjà dit, l’organisation internationale qui est responsable des épidémies, c’est l’OMS. Ce n’est pas l’Union africaine. Mais au niveau de l’Union africaine, nous faisons ce qu’il faut. Nous mobilisons tous les pays du continent. Certains donnent de l’argent, d’autres envoient des laboratoires mobiles. Nous avons dépêché au Liberia une équipe médicale et nous allons aussi le faire en Sierra Leone et en Guinée. De son côté, la communauté internationale réagit bien. Elle a installé des centres de soins, distribué des vêtements de protection mais il n’y a pas assez de personnel de santé. A ma connaissance, Cuba est le seul pays qui a réagi en envoyant médecins et infirmières, à l’exception de Médecins sans frontières qui est sur le terrain depuis le début.

    Dans au moins quatre pays africains - le Burkina Faso, le Congo-Brazzaville, le Congo-Kinshasa, le Rwanda -, la Constitution interdit aujourd’hui au président sortant de se représenter. Est-ce que vous êtes d’accord avec cette disposition ? Est-ce que vous pensez, comme le président Barack Obama, que les chefs d’Etat doivent partir après quinze ou vingt ans de pouvoir ?

    Fondamentalement, les Constitutions sont conçues par les pays et par leurs peuples. Les Constitutions sont là pour être respectées. Si la Constitution doit être modifiée, cela doit se faire sur la base d’un consensus.

    Oui mais sur le fond, est-ce que vous pensez qu’au bout de 20 ans, un chef d’Etat doit partir ou non ?

    Il y a une loi fondamentale qui montre la voie et c’est la Constitution. En Allemagne par exemple, [celle-ci] ne fixe aucune limitation au nombre de mandats du chancelier. C’est le peuple qui décide. Je ne crois pas que la Constitution allemande soit méprisable parce que le chancelier peut faire trois ou quatre mandats. Le jour où les Allemands ne seront plus d’accord avec ces dispositions, ils la changeront.

    Dans votre discours devant l’OCDE, vous avez cité l’Angola en exemple. Voulez-vous dire qu’un président comme José Eduardo Dos Santos, qui a obtenu certains résultats économiques, peut rester au pouvoir aussi longtemps qu’il le veut ?

    Vous avez sorti ma réponse de son contexte. En Afrique australe, on compte cinq élections cette année. Le président du Malawi a déjà changé, celui d’Afrique du Sud a été réélu, mais c’est son dernier mandat et il ne pourra pas se représenter. Au Mozambique, le président arrive au bout de son second mandat et les gens vont élire quelqu’un d’autre. En Namibie c’est pareil, au Botswana, le président va pouvoir se représenter.

    Si j’ai cité l’Angola, c’est parce que ce pays a respecté les règles de sa Constitution. Certes le président est au pouvoir depuis longtemps, mais il y a eu la guerre qu’il a fini par gagner. Puis il a été élu démocratiquement. Et maintenant vous pouvez voir l’amélioration du niveau de vie. Je suis allée en Angola. Désormais beaucoup de gens ont un logement avec l’eau et l’électricité. Peut-être le président angolais est-il resté trop longtemps au pouvoir, mais aujourd’hui vous en voyez les bénéfices. Et c’est sans doute la raison pour laquelle les Angolais votent pour lui.

    Vous êtes à la moitié de votre mandat à la tête de l’Union africaine. Dans deux ans, en 2016, est-ce que vous serez candidate à un second mandat de présidente de la Commission de l’Union africaine ou bien est-ce que vous préférerez rentrer chez vous en Afrique du Sud ?

    Je ne traverse le pont que le jour où j’arrive dessus. Je ne le traverse pas deux ans avant d’y arriver.


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