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    L’Asie s’attaque au marché de l’or

    L'Asie veut attirer à elle le marché de l'or. gold.fr

    Trois grandes places financières asiatiques – Shanghai, Singapour et Hong Kong – se lancent dans le négoce de l'or, et espèrent un jour concurrencer Londres, et New York.

     

    Le marché de l’or est incohérent. L'Inde et la Chine sont les premiers acheteurs d'or au monde, et pourtant, c'est à l'Ouest que tout est décidé. Le cours de l'or est fixé chaque jour à Londres, et les contrats à terme sont conclus à New York. D’autant plus incohérent qu'au fil des années, l'Inde et la Chine achètent toujours plus d'or. Des lingots, des bijoux, des pièces.

    En Asie, l'or est un signe extérieur de richesse assumé. En Occident c'est une valeur refuge, plus si sûre semble-t-il puisque les fonds ont réduit leurs investissements, et le cours dégringole, il a perdu plus de 10 % depuis mars dernier. L’Occident boude l’or dont l’Asie est friande, il fallait donc une alternative.

    C’est cela que proposent les places de Shanghai, Singapour et bientôt Hong Kong. Le négoce de l'or physique, concret. Pas des contrats à long terme, des contrats de papier. Plus intéressant encore, le Shanghai Gold Exchange libellera ses échanges en yuan. Du pain béni pour la Chine qui cherche à internationaliser sa monnaie.

    Autre avantage de Shanghai, les stocks d’or achetés en yuan venant de l’étranger pourront être entreposés dans la zone franche pour y être livrés aux investisseurs, ou conservés hors du marché. Et le moment semble bien choisi. Les défauts du système de fixation du prix de l’or à Londres, après la condamnation d’un trader de la Barclays en mai dernier pour manipulation du cours, ont ravivé la méfiance des marchés et le besoin de transparence.

    Les places asiatiques sont une alternative, mais pour devenir des rivales de Londres, elles qui rêvent un jour de la détrôner, il faudrait lever un obstacle de taille. La Chine qui importe un quart de la production mondiale n'exporte pas son or. Pire : Pékin contrôle strictement les mouvements de capitaux. Or, pour qu'il y ait un marché, il faut un flux : que l'acheteur accepte aussi d’être vendeur.

     

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