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    Le trafic illégal de charbon de bois prospère en Somalie

    Charbon de bois en cours de combustion. Romary/wikimedia.org

    Selon un rapport de l’ONU, les exportations illégales de charbon de bois somalien ont doublé, et elles ne financent plus seulement les combattants islamistes shebab.

    Le charbon de bois de Somalie fait plus que jamais l’objet d’un commerce illégal, et il profite aux camps les plus divers de ce pays en guerre depuis vingt ans. C’est le constat des enquêteurs de l’ONU, qui viennent de rendre leur rapport. Entre juin 2013 et mai 2014, la Somalie aurait expédié 161 bateaux remplis de sacs de charbon de bois vers les Emirats arabes unis, Oman et le Koweït. Deux fois plus qu’en 2011.

    Pourtant, les exportations de charbon de bois somalien sont illégales depuis février 2012. Décision du Conseil de sécurité de l’ONU, moins pour stopper la déforestation sauvage du pays que pour empêcher ce commerce de financer l’arsenal des combattants islamistes shebab. Curieusement, depuis que les shebab ont été chassés il y a deux ans du port de Kismayo, cœur du trafic, le volume exporté n’a fait que croître.

    Car selon le rapport de l’ONU, cette activité, au port de Kismayo, serait passée aux mains d’une autre milice, Ras Kamboni, avec la complicité de l’armée kényane, qui maintient l’ordre au nom de l’Union africaine à Kismayo. L’armée kényane plaide depuis des mois pour une levée de l’embargo sur le charbon de bois ; cette interdiction, dit-elle, est source de conflit avec les exportateurs et ne facilite pas son travail de pacification. De leurs côté, les enquêteurs de l’ONU accusent l’armée kényane de tirer profit de ce commerce illégal.

    C’est pourquoi, malgré l’attaque militaire qui a délogé les shebab d’un autre port d’exportation du charbon, Barawe, la semaine dernière, ce commerce pourrait rester florissant. ll profite à trois camps désormais : Ras Kamboni, l’armée kényane et les shebab qui supervisent encore la production et le transport du précieux charbon de bois par camion vers la côte, même s’ils ne la contrôlent plus comme avant.


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