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    La Fiac, un marché qui se porte très bien

    Grand Palais de Paris, le 22 octobre 2014. REUTERS/Charles

    La Foire internationale d'art contemporain, le rendez-vous des amateurs d'art contemporain, ouvre ses portes ce 23 octobre, à Paris, jusqu'au 26 octobre. Sous la nef du Grand Palais, 191 galeristes internationaux exposent les œuvres d'artistes actuels. La Fiac attire de plus en plus de professionnels et de visiteurs.

    La Fiac est en plein boum ! D'une année sur l'autre le nombre de galeries augmente, pour l'édition 2014 c'est une hausse de 50%. La foire accueille 62 galeries supplémentaires, dont seulement un quart sont françaises.

    Victime de son succès, la manifestation ne peut pas toutes les accueillir sous la nef du Grand Palais, alors les organisateurs de la Fiac ont décidé de créer en parallèle un nouvel événement : le Off, dédié aux artistes émergents. Ils sont exposés au premier étage de la Cité de la mode et du design, dans des anciens docks, à l'est de Paris en bord de Seine.
     
    Jennifer Flay, l'organisatrice de la Fiac, a décidé d'organiser elle-même le Off parisien. Elle invoque la nécessité de créer une offre qualitative exigeante, mais en réalité c'est aussi une façon de garder la main sur la manifestation qui draine beaucoup d'argent.
     
    Si au Grand Palais les visiteurs peuvent admirer ou, pour les plus fortunés, acheter des œuvres d'artistes connus, reconnus et cotés, à la Cité de la mode ils peuvent découvrir et acquérir, à des prix moindres, des œuvres d'artistes pas encore confirmés. La particularité de cette nouvelle manifestation est de faire découvrir des futurs talents qui seront peut-être les stars de demain.
     
    Le marché de l'art contemporain est-il à deux vitesses ?
     
    Oui, sans aucun doute. Il y a celui des artistes confirmés et celui des artistes en devenir. C'est dans le second que les investisseurs ont les meilleures opportunités pour réaliser des profits, mais c'est aussi là que le risque est le plus grand.
     
    Aujourd'hui, les acheteurs ne sont pas uniquement des amoureux d'art contemporain, parmi eux il y a aussi des investisseurs à l'affût de la bonne affaire. L'art est parfois un placement, comme l'indique le cabinet Deloitte qui s'appuie sur le dernier rapport art et finance selon lequel 76% des acheteurs espèrent réaliser un investissement.
     
    Mais attention, ce n'est pas gagné ! C'est un pari sur l'avenir. En achetant des œuvres d'artistes peu connus, l'investisseur peut aussi bien tout perdre que beaucoup gagner, la plus-value au moment de la revente peut s'avérer très lucrative. A lui donc de peser le niveau de risque.
     
    L'art, pas un investissement comme un autre ?
     
    L'erreur serait de le croire... Il ne génère pas de dividende, en revanche il peut se valoriser. Mais là encore il faut distinguer l'art contemporain, plus volatile que l'art classique. De plus, l'art contemporain suit des tendances parfois difficiles à identifier, les techniques de création sont tant diverses et variées qu'il est compliqué de différencier la croute du chef-d'œuvre.
    Certains investisseurs préfèrent rester sur le marché de l'art classique et débusquer des œuvres mineures, sous-valorisées, d'artistes contemporains reconnus.
     
    Le marché de l'art classique est quand même réservé aux gros investisseurs
     
    Un Picasso n'est pas à la portée de toutes les bourses, mais le marché de l'art classique voit ses prix baisser. Il y a actuellement une offre importante qui émane de détenteurs âgés ou d'héritiers qui vendent des œuvres anciennes moyennes qui ne trouvent pas preneurs. Ce manque de dynamisme du marché de l'art classique profite au marché de l'art contemporain.
     
    Investir dans l'art reste en France très avantageux. Depuis la création de l'impôt de solidarité sur la fortune en 1982, Laurent Fabius, ministre de l'Économie de l'époque, avait exclu les œuvres d'art de l'assiette de cet impôt, et elles le sont toujours aujourd'hui. Comme le confirme le rejet de l'amendement par l'Assemblée nationale en début de semaine. Alors avis aux amateurs, l'arbre sextoy de l'artiste Paul McCarthy, qui a fait scandale à Paris place Vendôme, est toujours à vendre. 


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