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    L'économie sucrière en péril en Afrique

    Champ de canne à sucre. Getty Images

    Les importations pas chères et la fermeture du marché européen menacent les filières sucrières africaines, qui étaient en plein essor.

    L'économie sucrière est en péril en Afrique. Le continent aura produit un record de 10,6 millions de tonnes en 2013-2014, mais cet essor ne signifie pas que les filières sont rentables. Dans les années 2000, la consommation de sucre dans les pays émergents explosait. Alors, beaucoup d'investissements onéreux ont été réalisés dans des unités sucrières gigantesques, en particulier en Afrique australe et orientale : Kenya, Rwanda, Ouganda, Malawi, Zambie, Soudan, Ethiopie...

    Les multinationales indiennes ont investi en Afrique, l'entreprise coopérative française Tereos a elle aussi parié sur le développement du sucre, au Mozambique et en Tanzanie, en partenariat avec Alteo, l'entreprise sucrière mauricienne. Mais ces filières africaines sont aujourd'hui confrontées à la chute des cours mondiaux, au plus bas depuis quatre ans le mois dernier (13 cents de dollar la livre) après une nouvelle année de surproduction mondiale.

    Le Brésil, la Thaïlande et l'Inde produisent du sucre très subventionné qui concurrence le sucre africain sur le marché international, et dans les pays sucriers africains eux-mêmes. Pour protéger leur industrie, le Kenya comme le Rwanda ont instauré des taxes élevées sur le sucre étranger ; le Cameroun vient de stopper les importations ; même l'Afrique du Sud, premier producteur africain, et le plus compétitif, a réintroduit des barrières tarifaires.

    Au Kenya, les entreprises sucrières étatiques accumulent les dettes, et les planteurs doivent améliorer la productivité de la canne à sucre pour survivre. On leur impose désormais un paiement non plus au poids, mais au contenu de saccharose. La fin des quotas européens ne va rien arranger : le sucre africain ne sera pas compétitif dans l'Union européenne, où les prix du sucre de betterave s'effondrent déjà. L'Afrique va perdre un débouché très important : un tiers de ses exportations sucrières partaient vers l'Europe.


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