GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 20 Août
Dimanche 21 Août
Lundi 22 Août
Mardi 23 Août
Aujourd'hui
Jeudi 25 Août
Vendredi 26 Août
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos

    A la Une: Burkina Faso, le défi des hommes intègres

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

      Face à l'appel à la désobéissance civile lancé par l’opposition, toute la presse burkinabè tire la sonnette d'alarme ce matin. Une grande marche de l'opposition est prévue ce mardi contre le projet de modification constitutionnelle. Si cette modification est adoptée jeudi prochain, elle devrait permettre au président Blaise Compaoré de briguer un troisième mandat en 2015.

      L'Observateur Paalga ne lésine pas sur les mots à propos de ce qu'il considère être un « tripatouillage » et évoque « une course folle contre le précipice ».

      Le président Compaoré peut s'évertuer à expliquer à ses concitoyens comme samedi, les motivations qui l'amènent à modifier la constitution pour se représenter, le quotidien burkinabè n'y croit pas.

      L'Observateur Paalga prend à parti d'ailleurs le président, de manière familière dans ses colonnes. « Sacré Blaise !, lit-on, Monsieur le président, soyons sérieux ! Comment voulez-vous nous convaincre que votre référendum, c’est pour conjurer une crise alors que c’est cela même qui est la source du problème ? » Et l'Observateur Paalga énumère les raisons, en forme de questions. « Parce que vous avez encore des chantiers à terminer ? Parce qu’aucun homme politique du cru ne vous arrive à la cheville ; parce que vous constituez un pion important de la stabilité d’une sous-région que vous avez pourtant contribué à mettre sens dessus-dessous… »

      « Le pouvoir est une drogue dure » conclue plus loin l'Observateur Paalga qui craint je cite la « déflagration sociale ».

      La révolution de la spatule

      Le Faso.net s'attend à une nouvelle mobilisation des femmes comme hier pour dénoncer un tripatouillage de la constitution. On les voit dans le reportage, ces femmes, spatules à la main, comme d'autre portent un parapluie du côté de Hong Kong, scander des slogans hostiles au président Compaoré. La spatule est devenue le symbole de cette révolte contre le pouvoir Compaoré. Cet outil de cuisine sert à préparer le tô – le plat traditionnel du pays à base de mil, et tendre une spatule en direction d'un homme est une très forte marque de défiance au Burkina. Sur l'une des photos du reportage du Faso.net durant la manifestation d'hier qui était pourtant interdite, une femme tient à bout de bras un morceau de carton sur lequel il est écrit : « Blaise doit partir, yes ».

      Pendant ce temps d’autres à côté criaient en chœur selon le reporteur du Faso.net : « La patrie ou la mort, nous vaincrons ». C'est le cri de ralliement révolutionnaire par excellence, socialiste ou castriste, cher au feu président Sankara, le martyr, assassiné dans les années 80.

      Alors pour garder un peu d'humour, et rester pacifiques, certaines de ces femmes préviennent : « Prochainement on va se mettre à poil pour pleurer sur la tête de Blaise Compaoré ».

      Les risques d'une déflagration sociale

      Alors y-a-t-il un pompier de service?, se demande Fasozine qui voit de « l’électricité dans l’air » alors que tous les observateurs de la faune politique burkinabè craignent le pire. « Loin d’être au niveau de simples échanges d’arguments, le débat s’est déplacé sur le terrain de manifestations publiques qui risquent de dégénérer si on n’y prend garde », craint le quotidien en ligne. Le ministre de la Communication Alain Traoré a prévenu : « Ceux qui veulent répondre au mot d’ordre de l’opposition peuvent le faire. Mais ils ne peuvent pas empêcher les autres de vaquer à leurs occupations ».

      Burkina Faso : une révolte pour l'exemple ?

      Alors comment voit-on cette crise politique au Burkina chez les pays voisins ? Pas forcément d'un très bon œil. Guinée Conakry Info appelle ça « le mardi de tous les possibles ». Avec sur sa page d'accueil, une photo du président Blaise Compaoré, visiblement soucieux. « Le pays ne mérite pas de risquer l’embrasement et le chaos à cause de l'entêtement d'un seul homme », sous entendu de Blaise Compaoré. Le site d'information en ligne estime que 27 longues années de pouvoir c'est trop, « malgré la stabilité relative du pays ».

      Guinée Conakry Infos voit dans cette crise, un test démocratique grandeur nature pour tout le continent : « Si l’homme du 15 novembre 1987 arrive à ses fins, que pourront les Congolais de Kinshasa et de Brazzaville, les Rwandais et les Burundais contre leurs propres dirigeants? Tous les dictateurs et autres obscurs présidents qui pullulent sur le continent s’engouffreront naturellement dans la brèche. »

      Tunisie : le choix de la stabilité

      Enfin en Tunisie, la victoire du parti séculier Nidaa Tounes semble se profiler. Ce matin, le quotidien La Presse de Tunisie publie des tendances électorales à la marge d'erreur très limitée selon lui. Ces tendances de vote au niveau national, réalisée par le réseau « Mourakiboun » donnent une assez confortable avance à Nida Tounès, qui obtiendrait près de 37,1% contre 27,9 % à Ennahdha. Des chiffres qui ne sont encore que des estimations à prendre donc avec beaucoup de précautions même si dès hier soir, le leader historique du parti islamiste, Rached Ghannouchi, a félicité le président de Nida Tounès, Béji Caïd Essebsi, pour sa victoire, c'est évidemment un signe.

      1. 1
      2. 2
      3. 3
      4. ...
      5. Suivant >
      6. Dernier >
      Les émissions
      Commentaires
       
      Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.