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    Les producteurs de pétrole africains s'inquiètent de la chute du baril

    Raffinerie de pétrole de Kaduna, Nigeria. Getty Images/Andrew Holt

    Du Nigeria à l'Angola, les Etats africains reconnaissent désormais que la baisse des cours du pétrole est dangereuse pour leur budget.

    La chute des cours du pétrole inquiète les pays producteurs africains et en particulier le premier d'entre eux, le Nigeria. La ministre nigériane des Finances était encore très rassurante il y a deux semaines. Entre-temps, la Standard Bank a lancé un avertissement sur le budget nigérian, aux deux tiers financé par le pétrole. Et les cours du brut à Londres sont passés sous la barre des 80 dollars le baril. Or c'est sur la base d'un baril à 78 dollars que le Nigeria s'apprête à établir son budget 2015. La marge de sécurité se rétrécit dangereusement. Quant au fonds de réserve des excédents pétroliers, les trois quarts ont été siphonnés depuis 2008, même lorsque les cours du brut étaient élevés.

    Le Nigeria n'est pas à sec, mais il n'y a plus beaucoup de gras, reconnaît la ministre, il va falloir lutter contre les vols de pétrole et stimuler la production ; certaines agences gouvernementales pourraient devoir fusionner pour faire des économies, avance-t-elle. En revanche, pas d'allusion aux coûteuses subventions sur l'essence qui représentent 20 % du budget nigérian, pas question de les supprimer à quelques mois des élections.

    C'est au contraire le choix qu'a fait l'Angola, deuxième producteur africain, le prix des carburants a augmenté de 25 %. Il faut dire que Luanda avait préparé son budget sur la base trop optimiste d'un baril entre 88 et 92 dollars. Les autorités angolaises souhaitent compenser la baisse des cours par une augmentation de la production. Même volonté affichée en Algérie, dont les hydrocarbures fournissent 42% des recettes budgétaires, la baisse des revenus pétroliers de janvier à septembre a fait voler en éclat l'optimisme de façade. Plus petit joueur, le Ghana n'en surveille pas moins la chute des cours du pétrole, mais le président John Dramani Mahama se plaît à souligner que la contribution du pétrole au budget national est bien moindre que celle d'une autre ressource, le cacao. 


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