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    La finance islamique: un secteur en pleine croissance

    Logo du Forum économique mondial de la finance islamique. DR

      La 10e édition du Forum économique mondial de la finance islamique s’est achevée ce jeudi à Dubaï aux Émirats Arabes Unis. Le thème du Forum cette année était : partenariat innovant pour une croissance économique. Car il s'agit bien de cela, d'un financement alternatif de la croissance et du développement respectueux des valeurs de l'islam.

      La finance islamique: une niche convoitée

      Si la finance islamique née il y a 40 ans à Dubaï était il y a encore quelques années non pas marginale, le terme serait trop fort, mais bien une niche, elle suscite aujourd’hui un intérêt croissant. Elle représente 1 800 milliards de dollars d'investissements dans le monde, un bilan moins élevé que celui d'une grande banque européenne, mais le secteur est en pleine croissance. Ces 5 dernières années, les échanges dans le secteur ont cru de 17%, et pourraient doubler à 3 000 milliards de dollars d'ici à 2020. Autre signe évident de l'intérêt que la finance islamique suscite : le nombre de participants au forum de Dubaï. 2 500 personnes : des hommes d'affaires, des experts, des chefs d'entreprises, des investisseurs venus de pays musulmans évidemment, mais pas exclusivement, loin de là. Car il s'agit de faire des affaires avec des pays musulmans, mais aussi avec les communautés musulmanes dans le monde, de promouvoir les échanges et les partenariats d'affaires entre musulmans et non-musulmans. Nombre d'investisseurs sont aussi aujourd’hui séduits par les principes de la finance islamique et voient en elle une finance socialement plus responsable et un peu plus équitable que la finance conventionnelle par les principes sur lesquelles elle repose.

      Des affaires dans le respect de la Charia

      La finance islamique s'appuie sur des dispositifs juridiques qui permettent de faire des affaires tout en respectant les règles de l'islam. Elle repose sur cinq piliers. Deux obligations: le partage équitable des pertes comme des profits pour tous les participants, et des investissements qui portent sur l'économie réelle, concrète tangible. Deux obligations donc, et trois interdits : la spéculation, les intérêts, et les affaires dans des secteurs illicites, par exemple l'alcool, le tabac, les paris.

      Des produits financiers sur mesure

      Le mourabaha est un contrat de vente à court terme. Sans intérêt. En revanche, subtilement, la banque qui achète le bien puis le revend à son client, par tranches, intègre au prix de revente le coût du financement. Le produit de la finance islamique le plus répandu est le sukuk. Il s’agit d’un prêt qui doit obligatoirement financer un actif tangible, un immeuble, un projet d'autoroute, de voie ferroviaire, idéal évidemment pour financer des projets d'infrastructures, et permet aussi de diversifier les financements. D’où l'intérêt croissant de certains pays africains. L’Afrique du Sud vient d'émettre un sukuk pour 500 millions de dollars, le Sénégal et la Gambie en ont émis en francs CFA. Les marchés internationaux aussi émettent des obligations sous forme de sukuks, le Royaume-Uni et le Luxembourg notamment. Les sukuks constituent une solution idéale pour diversifier ses investissements, que l'on soit un entrepreneur ou un établissement financier. La finance islamique est de plus en plus souvent perçue comme une alternative crédible pour financer leurs économies.

      Et l'intérêt devrait s'accentuer, notamment du côté des Banques centrales et des Etats

      Les nouvelles normes internationales de régulation bancaire baptisées Bâle 3 ont établi que les banques devaient avoir dans leurs caisses un seuil minimum de liquidité pour faire face à une crise financière éventuelle. Ces normes immobilisent des sommes importantes, d'où les problèmes de liquidité auxquels les Etats sont confrontés aujourd’hui. La finance islamique, par le biais de ses sukuks, est aujourd’hui une excellente alternative à ces problèmes de liquidités. A titre d'exemple, la Malaisie mise depuis 5 ans sur les sukuks pour solvabiliser les banques privées du pays, elle est devenue aujourd’hui le premier émetteur de sukuks au monde.


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