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    A la Une: quelle direction pour le Burkina?

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    « Au Burkina Faso, les choses sont loin de se décanter, relève le site d’informationGuinée Conakry Infos. En dehors du départ effectif de Blaise Compaoré, on n’est encore certain de rien au sujet de l’issue de la révolution. Après un bref moment d’incompréhension, l’armée a fini par s’entendre pour que le lieutenant-colonel Isaac Zida prenne en charge la gestion de la transition. Mais la société civile, les leaders politiques et une frange importante de la communauté internationale, ne sont pas d’accord avec cette option. Une divergence subtile, estime encore Guinée Conakry Infos, qui n’a rien de rassurant dans la perspective de la transition qui s’annonce. »

    Mêmes doutes, mêmes questions pour les médias burkinabè… « Un goût d’inachevé, soupireFasozine. Tel est le sentiment que laisse l’insurrection populaire du 30 octobre à l’issue de laquelle la rue a fait plier le régime de Blaise Compaoré. L’inconnue de cette transition rendue difficile depuis que des “hommes en treillis” ont fait irruption dans la prise de pouvoir, c’est justement le lien que les populations établissent légitimement entre le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida et son ancien patron Blaise Compaoré. […] Ce n’est pas peut-être pas un retour à la case-départ, poursuit Fasozine, mais cette tournure des jours d’après le long règne des 27 ans de Blaise Compaoré est la preuve qu’on ne renverse pas aussi facilement un dinosaure. Même si la leçon de démocratie magistralement donnée au monde entier par les Burkinabè garde toute sa saveur dans une Afrique en déficit de respect de la souveraineté des peuples, force est de constater que la nouvelle page de l’histoire politique du Burkina a du mal à s’écrire dans la sérénité. »

    La fin du pouvoir kaki ?

    Pour le quotidien Le Pays, c’est clair, l’armée n’a rien à faire au pouvoir… « L’armée a manqué l’occasion de se mettre à la hauteur des aspirations du peuple et de s’imposer par conséquent en armée républicaine, dénonce Le Pays. Elle s’est juste contentée de cueillir le fruit quand il s’est révélé mûr. […] L’absence de prise de position anticipatrice et salvatrice de sa part, en plus du risque que constitue son irruption sur la scène politique au regard de l’expérience passée du pays, fait qu’il est très juste de refuser une transition militaire. Une telle transition est de nature à corrompre l’esprit même de cette révolution populaire qui vise à libérer le peuple, estime encore le quotidien burkinabè. Ayant repris en main son pouvoir, le peuple doit pouvoir s’assumer jusqu’au bout. Les forces de défense et de sécurité devraient, pour jouer leur rôle et se racheter quelque peu de leur attitude d’abandon du peuple, se cantonner à leur rôle de protection de l’intégrité du territoire et de sécurisation des personnes et des biens. »

    Et Le Pays de conclure : « en tout état de cause, c’est une chance historique pour le Burkina de mettre fin au pouvoir kaki, de tourner la page des régimes militaires bruts ou maquillés. Une transition civile est la condition sine qua non pour éviter au “pays des Hommes intègres”, qui a rarement si bien porté son nom ces derniers temps, d’être mis à la diète par la communauté internationale. »

    Aujourd’hui, autre quotidien burkinabè, dénonce ce qu’il appelle « la mode kaki : les Burkinabè dans leur ensemble, écrit-il, ne veulent plus de ce pouvoir militaire, qu’il soit transitoire, révolutionnaire ou autre. Le stade de saturation étant atteint, avec en 54 ans d’indépendance, 7 chefs d’Etat dont 6 militaires. Et sur ces 6 devanciers, aucun n’a quitté le pouvoir de son plein gré. »

    L’exemple malien ?

    L’Observateur Paalga tente de faire la part des choses… « On comprend bien, affirme-t-il, les inquiétudes des farouches opposants à une transition conduite par les militaires. Leurs appréhensions sont d’autant plus fondées que la chute du régime Compaoré est l’aboutissement d’une insurrection populaire et non d’un coup d’Etat militaire. »

    Toutefois, poursuit L’Observateur Paalga, « pour avoir pris, quoi qu’on dise, fait et cause pour le mouvement d’insurrection, l’armée ne saurait être écartée du processus de refondation politique qui se profile à l’horizon. Certes elle ne doit pas chercher à jouer, vaille que vaille, les premiers rôles dans la transition politique à venir. Mais sa place dans la sauvegarde des institutions transitoires, dans la sécurité et la protection des biens et des personnes reste incontournable. »

    Et le quotidien burkinabè d’invoquer l’exemple malien… « On l’a vu au Mali, bien que ce fût la soldatesque qui ait mis fin au pouvoir du président ATT [Amadou Toumani Touré], les militaires ont fini par confier la gestion de la transition politique à des civils qui sont parvenus, plutôt bien que mal, à des élections démocratiques et transparentes. Avec l’accompagnement de la communauté internationale. »

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