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    A la Une: vers une sortie de crise au Burkina

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    Les tractations menées sur la transition hier à Ouagadougou par les trois chefs d’Etats désignés par la CDEAO ont donc débouché sur un accord… Le site d’information Fasozine nous en fait le résumé : « Les échanges ont abouti sur la nécessité de la levée de la suspension de la Constitution pour permettre au Conseil constitutionnel de déclarer une double vacance du pouvoir et demander l’installation d’un conseil de transition. Les participants ont également convenu de l’urgence de trouver un éminent personnage civil et consensuel pour présider la transition. Ils ont aussi retenu le principe d’une transition d’un an. Et des élections couplées devront être organisées au plus tard en novembre 2015. Les échanges ont également débouché, poursuit Fasozine, sur la nécessité de garantir la sécurité de tout le monde, y compris les leaders de l’ex-parti au pouvoir, et la protection de leurs biens. Enfin, les médiateurs demandent la poursuite des concertations en vue de déboucher sur un accord inclusif entre leaders de partis politiques, société civile, religieux et forces armées nationales. »

    L’optimisme est donc de mise. « Lentement, mais sûrement, commente Guinée Conakry Infos, le Burkina Faso s’achemine vers la sortie de la crise née de la chute de Blaise Compaoré. Grâce à l’accompagnement de la communauté internationale et au sens de cohésion et de compromis de l’élite burkinabé, chaque jour apporte heureusement son lot de bonnes nouvelles. (…) L’armée, la société civile, les leaders politiques et la communauté internationale jouant, chacun, sa partition, on n’est pas loin de l’issue heureuse. La désignation du futur président de la transition pourrait ainsi intervenir dès lundi prochain. » Seul point noir, relève Guinée Conakry Infos, « les négociations auront quelque peu été affectées hier par la très compréhensible inimitié entre les révolutionnaires et l’ex-majorité présidentielle. »

    Coup de sang…

    En effet, « on a frôlé l’incident diplomatique », s’exclame L’Observateur Paalga à Ouaga. Lors des pourparlers d’hier, la présence d’une délégation de trois représentants de l’ex-majorité n’a guère été appréciée… L’Observateur raconte : « les délégations entrent en plénière. Le climat de calme et de sérénité précaire qui régnait jusque-là vole en éclats. Des cris d’orfraie et une grande désapprobation montent dans le luxueux hôtel. Panique générale, on court dans tous les sens, les militaires se déploient rapidement. Les opposants et les membres de la société civile viennent de quitter la salle, ivres de rage. Me Sankara (l’un des leaders de l’opposition), très remonté, nous renseigne sur ce qui se passe : 'c’est quoi, cette histoire ! Un peu de respect pour le peuple. On n’a même pas encore fini d’enterrer nos morts, ces manifestants tombés sous les balles assassines du régime Compaoré, que ses partisans viennent nous narguer publiquement en s’installant sur la même table de négociation. Ils n’ont qu’à continuer sans nous, on se retire tant qu’ils seront là'. Le professeur Ibriga (représentant de la société civile) lui non plus, ne décolère pas devant ce qu’il assimile à de la provocation : 'ces gens qui sont responsables de cette situation difficile que vit le pays ne peuvent pas venir se pavaner ici'. »

    Finalement, conclut Le Faso.net, « après plus d’un quart d’heure de vives protestations, les deux camps, opposition et société civile, regagnent la salle. Ils semblent avoir été compris. Les représentants de l’ex-majorité ont quitté la table des négociations. Personne ne les ont vus sortir, mais ils semblent être disqualifiés des discussions. »

    En tout cas, « lueur d’espoir », s’exclame La Tribune au Sénégal. « Maintenant, il reste à la classe politique burkinabé, à sa Société civile, de faire preuve de dépassement pour que la transition soit réalisée dans les règles de l’art avec toute la sérénité requise. Toute autre attitude sera aux antipodes des aspirations du peuple qui s’est soulevé pour dire non à la dictature, après 27 années de résignation… »

    Contamination ?

    Enfin, cette révolution douce au Burkina donne apparemment des idées à certains… C’est ce que croit savoir le quotidien Le Pays : « Le soulèvement populaire qui a chassé Blaise Compaoré du pouvoir fait des vagues au-delà des frontières du pays, voire au-delà de la sous-région ouest-africaine, rapporte le quotidien ouagalais. En effet, certains chefs d’Etat africains sont en alerte maximum, craignant une éventuelle contamination de leurs populations par le syndrome burkinabè. Ainsi, dans les deux Congo (RDC et Congo Brazzaville), affirme Le Pays, les autorités rivalisent d’ingéniosité pour empêcher leurs populations de s’informer sur les péripéties ayant conduit le peuple burkinabè à prendre ses responsabilités face à la boulimie du pouvoir du désormais ex-président Blaise Compaoré. Brouillage de signal pour perturber la réception radio-télé, censure de la presse étrangère, interdiction aux organes de presse publics de relayer les informations sur l’évolution de la situation au Burkina, menaces diverses, bref, conclut Le Pays, rien n’a été épargné par Denis Sassou Nguesso et Joseph Kabila pour empêcher leurs populations d’apprendre comment un peuple peut chasser un dictateur. »

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