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    A la Une: Michel Kafando, président de la transition au Burkina

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    Information délivrée en avant première ce matin par le quotidien L’Observateur Paalga généralement bien informé. Information désormais officielle…
    « Hier dans la matinée et tout au long de l’après-midi, les choses semblaient se préciser, relate le journal, et selon certaines indiscrétions, la société civile et la classe politique, comme si elles s’étaient concertées, ont fait les mêmes propositions, ont avancé les mêmes noms, en l’occurrence Monseigneur Paul Ouédraogo, archevêque de Bobo, Cherif Moumina Sy, directeur de publication de Bendré, Newton Ahmed Barry, rédacteur en chef de L’Evénement, Joséphine Ouédraogo née Guissou, ancienne ministre, et Michel Kafando, donc. Selon certaines sources, précise L’Observateur Paalga, c’est lui qui tenait la corde (…). »

    L’Observateur qui nous détaille le pedigree de Michel Kafando : « peu connu du grand public (c’était peut-être son atout majeur), celui qui présidera aux destinées du Burkina pour la délicate période qui s’amorce, est né le 18 août 1942 à Ouagadougou. Entre autres titulaire d’une licence de droit public et de sciences politiques et d’un doctorat à la Sorbonne ; diplômé du Centre européen de la dotation Carnegie pour la paix internationale et ensuite diplomate de carrière, celui à qui vient d’échoir la charge suprême fut plusieurs fois ministre des Affaires étrangères (entre 1977 et 1980, ainsi qu’en 1982), puis représentant spécial permanent du Burkina auprès des Nations unies pendant une quinzaine d’années (de 1998 à 2011 après un premier passage entre 81 et 82). Ainsi que nous l’écrivions dans notre édito de mardi dernier, poursuit L’Observateur Paalga, 'on le crédite d’une grande maîtrise de tous les rouages onusiens et des coopérations bi et multilatérales. Aujourd’hui retraité, il tue son temps dans des activités avicoles dans la banlieue de Ouaga'. Autant dire, commente le journal, que celui qui semble être insubmersible, pour avoir traversé presque tous les régimes de Sangoulé Lamizana à Blaise Compaoré, va devoir momentanément prendre congé, à 72 ans, de sa basse-cour pour une ultime mission, sans doute de loin la plus noble mais aussi la plus périlleuse qui lui ait jamais été confiée. Et dont il devra s’acquitter avec tout le soin et la délicatesse qu’il met à tenir les œufs de ses poules. »

    Pour les autres médias burkinabé, cette nuit, c’était toujours l’attente. Car, rappelons-le, la nouvelle de la nomination de Michel Kafando est tombée officiellement à 4 h, TU. En effet, précise Fasozine, « selon le chronogramme de la charte de transition officiellement signée hier après-midi, le président de la transition était censé être nommé avant minuit hier soir, avant que son nom ne soit validé ce lundi à 10 h par le Conseil constitutionnel. »
    Les discussions auront donc duré plus que prévu.

    Les fruits tiendront-ils la promesse des fleurs ?

    En tout cas, « le peuple burkinabè peut déjà se réjouir d’avoir franchi une étape décisive de sa marche vers la démocratie, affirme le quotidien Le Pays. L’après- Compaoré, peut-on dire, est en marche et il semble s’ouvrir sous de meilleurs auspices. (…) En effet, le peuple a arraché le pouvoir des mains d’un homme qui voulait en abuser, et a voulu le signifier à l’Afrique et au reste du monde, en choisissant hier un endroit symbolique, La Maison du Peuple, pour abriter la signature officielle et solennelle de la charte de la transition qui doit désormais encadrer la marche du pays vers des élections équitables et transparentes en 2015. (…) Deux semaines seulement après la chute du pouvoir de Blaise Compaoré, relève encore Le Pays, on ne peut pas dire que les choses ont traîné. Bien au contraire, elles sont allées vite et bien. C’est pourquoi l’on doit rendre hommage à tous les acteurs grâce auxquels la démocratie, la vraie, est désormais possible au Burkina, tout en nous posant la question de savoir si les fruits tiendront la promesse des fleurs. »

    « Au bout du compte, les résultats sont plutôt concluants, estime également Guinée Conakry Infos. Usant d’une approche mêlant, avec une certaine intelligence, pression et subtiles caresses, le tandem formé par la communauté internationale et les forces vives burkinabè, a réussi à obtenir l’essentiel. L’armée laisse les rênes du pouvoir à une personnalité civile. Cette dernière à son tour, rigoureusement encadrée par la charte de la transition signée hier, devra aider le pays à se doter d’un nouveau président de la République régulièrement élu, au bout d’un an. (…) En tirant les leçons des expériences guinéenne et malienne, les forces vives burkinabè sont en passe de réussir un tournant particulièrement décisif de l’histoire de leur pays, pointe encore Guinée Conakry Infos. Alors que la mainmise avec laquelle le pays était géré par le président Blaise Compaoré laissait craindre une succession mouvementée, les Burkinabè ont négocié le virage avec tact. »

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