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    A la Une : au travail monsieur Kafando !

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

     

     

    C’est la tonalité de la presse burkinabè ce matin, 24 heures après la désignation de Michel Kafando comme président de la transition. « Tiré de sa retraite pour la bonne cause, Michel Kafando aura 12 bons mois pour mener à bien la noble mais ô combien lourde mission qui vient de lui être confiée, relève L’Observateur Paalga. Et dès ses premières paroles, il l’a reconnu, car, a-t-il dit, 'plus qu’un honneur, c’est une redoutable responsabilité qui m’échoit'. Et il ne croit pas si bien dire, lui qui après ces quelques semaines de flottement, devra reprendre en main les leviers d’un Etat politiquement bouleversé et économiquement éprouvé par l’insurrection populaire du 30 octobre. Du panier de la ménagère aux sollicitations du paysan de Bakata en passant par la gestion des finances publiques, le renforcement des relations bi et multilatérales sans oublier l’organisation d’élections libres, transparentes et équitables, il doit y veiller. C’est dire, conclut L’Observateur Paalga, le caractère pharaonique des chantiers qui l’attendent. »

    « Le plus dur ne fait que commencer, renchérit Fasozine. Il faut maintenant réussir la transition devant conduire à des élections libres, transparentes et équitables en vue de la mise en place d’institutions et d’autorités légitimes. » Et « on n’a pas trouvé meilleur gardien de la transition que Michel Kafando, se réjouit le site d’information burkinabé, un 'archange' de 72 ans, un diplomate de carrière qui a traversé presque tous les régimes qui se sont succédé depuis le soulèvement populaire du 3 janvier 1966. Il a commencé sa carrière politique à la faveur de ce premier coup d’Etat militaire de l’histoire de la Haute-Volta devenue Burkina Faso, et c’est à lui, relève encore Fasozine, qu’est confiée la lourde charge de rompre le cordon ombilical du pouvoir kaki. Réussira-t-il le pari ? Comme pour le maçon, tout le Burkina l’attend au pied du mur. »

    Rupture, exorcisme et réconciliation

    Pour le quotidien Aujourd’hui, trois mots sont à retenir : rupture, exorcisme et réconciliation… Tout d’abord donc, « la rupture qui consistera à remodeler l’Etat qui ne sera plus privatisé au service de quelques personnes. Il se mettra au-dessus des chapelles politiques, pour ne pas être noyauté par des querelles byzantines. »
    Ensuite, « l’exorcisme consistera à ne pas répliquer les mêmes erreurs du pouvoir déchu, affirme Aujourd’hui. Un exercice à double tranchant pour un président qui ne dispose que de 12 mois, et qui ne bénéficiera pas à coup sûr d’état de grâce.
    Enfin, la réconciliation : « avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore, constitue le ciment d’un pays. Or, ce vouloir vivre ensemble a 'foutu le camp' ces derniers mois, relève Aujourd’hui. Par une paix des cœurs et des actions de catharsis, le chef de l’Etat de la transition pourrait aboutir à une vraie réconciliation, qui servira de dynamique aux citoyens burkinabè. Un retour au patriotisme, en quelque sorte. »

    Gérer le compromis…

    Dans la presse de la sous-région, on se félicite également de la bonne marche de la transition burkinabé, mais on reste prudent, à l’image du Républicain à Bamako. « Le rideau est donc tiré ? Pas si vite, s’exclame le quotidien malien. Car les acteurs de la révolution, qui se congratulent aujourd’hui à Ouaga, pourraient très vite réaliser que dégager Compaoré était bien plus facile que d’imposer le changement. La continuité démocratique balisée par la constitution qui prévoyait la présidentielle trois mois au plus après la démission de Compaoré n’aura pas été possible. (…) Le consensus a imposé le compromis. Et c’est ce compromis que Kafando devra gérer entre l’enclume du Compaorisme sans Compaoré et le marteau des 'citoyens balayeurs'. Il pourrait bien vite, conclut Le Républicain, regretter l’ombre de ses manguiers. »

    Enfin, « Maintenant, en avant… », s’exclame La Tribune au Sénégal. « La rue en furie qui a chassé Blaise Compaoré rêve d’être gouvernée autrement. Elle veut tourner le plus rapidement possible la page des années obscures, marquées par une corruption sans commune mesure, et surtout par une dictature enveloppée de lambris démocratique. C’est pour cela que la prise du pouvoir par l’armée a été vécue comme un cauchemar en plein jour. Et c’est salutaire, si la Grande Muette a finalement su faire preuve de discernement, de responsabilité et de réalisme, en rendant le pouvoir aux civils. Le Colonel Zida a honoré son rang, estime le quotidien sénégalais, même s’il lui était difficile d’emprunter un autre chemin. L’actuel président, Michel Kafando, inspire confiance. Ses premiers mots sont graves et sérieux. Lui aussi, n’a droit à aucune erreur. Nous aussi, sommes convaincus, conclut La Tribune, qu’il fait partie des 'hommes intègres'. »

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