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    La fin des retraites chapeau

    Emmanuel Macron, ministre de l'Economie français, veut mettre fin aux retraites chapeau des patrons des grandes entreprises en France. REUTERS/Jacky Naegelen

    Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron veut supprimer les retraites chapeau des dirigeants des grandes entreprises françaises. Il a fait cette annonce mardi devant l’Assemblée nationale après plusieurs polémiques sur ce dispositif.

    En effet, ce sont ces polémiques qui ont poussé le ministre de l’Économie à réagir. Elles ont été relancées ces dernières semaines par les cas des PDG de deux grandes entreprises : Gérard Mestrallet de GDF-Suez et Didier Lombard, ex-PDG de France Telecom. Le syndicat CFE-CGC a déposé une plainte au pénal contre la retraite chapeau de ce dernier, près de 350 000 euros par an. Mais le vrai tollé a été provoqué il y a un an autour de la retraite chapeau de 21 millions d'euros de Philipe Varin, l’ex-PDG de PSA, qui a fini par céder.

    Des retraites au coeur des débats

    Nous sommes en période de crise et aussi bien l’Etat que les entreprises demandent aux Français de serrer la ceinture. D’autant plus que la retraite chapeau est un régime de retraite surcomplémentaire, financé par l’entreprise dont le montant est fixé par avance. Elle s’ajoute au régime légal de base et à la retraite complémentaire. Autre raison : parfois ces retraites sonnent comme des primes à l’échec.

    Sous la présidence de Philipe Varin, PSA allait très mal. Fermetures d’usines, plans sociaux ou gel des salaires. Idem pour Didier Lombard, il a dû quitter la direction de France Télécom après une 30  de suicides de salariés entre début 2008 et fin 2009. Il a d'ailleurs été mis en examen pour harcèlement moral. Donc quand l’opinion s’émeut, c’est parce que le résultat des entreprises ne rime pas avec les sommes payés à leurs patrons. De plus, un salarié doit travailler 41 ans pour avoir sa retraite à taux plein, tandis que pour bénéficier des retraites chapeau il suffit d’être à la tête de l’entreprise pendant deux ans. Difficilement compréhensible pour l'opinion.

    Ce que veut le gouvernement

    Le ministre de l’Économie veut les supprimer et les remplacer par un régime de droit commun plus lisible pour tous les Français. Ce ne sera pas facile d'y arriver : d’abord parce que ces retraites sont payées par les comptes des entreprises et non par les régimes légaux, donc on voit mal comment on peut obliger une entreprise privée à ne pas payer son patron comme elle le souhaite ; quoiqu’il arrive elle trouvera d’autres systèmes permettant aux chefs de grandes entreprises d'accumuler un patrimoine qui a le même effet que des retraites chapeau.

    Deux tentatives qui ont échoué

    La droite et la gauche ont essayé d’encadrer ce dispositif sans succès. Nicolas Sarkozy a promis des les supprimer lors de la campagne de 2007. Pendant son mandat, deux tentatives ont échoué. François Hollande a promis aussi des les encadrer. Le gouvernement actuel a certes durci le ton en les taxant à hauteur de 70 % pour les plus élevées, mais il n’a pas légiféré en préférant la voie de l'autorégulation. Les entreprises se sont dotées ainsi d’un code de bonne conduite. Non contraignant il recommande de plafonner la retraite chapeau à 45 % de la rémunération de référence.

    Mais ce code, établi par les associations représentatives du patronat laissent aux entreprises une grande marge de manœuvre pour évaluer cette rémunération de référence. Autre difficulté pour légiférer ou les supprimer : ce dispositif ne concerne pas que les grands patrons, mais aussi des milliers de cadres et de PDG de PME. Dans certains secteurs ou catégories de commerces, cela correspond à un vrai besoin et à une certaine réalité. Ils sont près de 90 000 bénéficiaires repartis dans 11 000 entreprises. Dans plus de la moitié des cas, ces retraites chapeau ne dépassent pas 3000 euros par mois. On est bien loin des centaines de milliers d’euros que touchent les patrons des grands groupes.

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