GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 15 Novembre
Samedi 16 Novembre
Dimanche 17 Novembre
Lundi 18 Novembre
Aujourd'hui
Mercredi 20 Novembre
Jeudi 21 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    A la Une: la stratégie de la terreur

    AFP

    Nombre de quotidiens reviennent ce matin sur le virus jihadiste qui s’est répandu en France et dans d’autres pays occidentaux. Comment comprendre que des jeunes gens se laissent embrigader, endoctriner, jusqu’à devenir des bourreaux coupeurs de tête ? Après Maxime Hauchard, c’est un autre Français qui a donc été reconnu sur la terrible vidéo diffusée par L’Etat islamique. 

    « Mickaël Dos Santos, l’autre bourreau de l’EI », s’exclame Le Parisien. « Mickaël Dos Santos, 22 ans, originaire de Champigny-sur-Marne, a été élevé dans la foi catholique, précise le journal. Il appartient à cette troisième génération de la communauté portugaise installée de longue date dans l’est du Val-de-Marne, mais il s’est converti à l’islam le plus radical dès le lycée, avant de partir en août 2013 en Syrie pour participer au jihad. »

    « Sévissant en Syrie sous le nom de guerre d’Abou Uthman, complète Le Figaro, il a posté sur son compte Twitter quelque 170 messages où l’on trouve de la littérature salafiste, des sourates du Coran ainsi que des photos de soldats décapités, dont une avec ce commentaire : “Si tu veux réussir comme lui, combat l’État islamique.” Le fanatique voit dans l’extrait de La Marseillaise, “qu’un sang impur abreuve nos sillons”, un appel direct au jihad. »

    Qui plus est, hier soir, rapporte encore Le Figaro, « une nouvelle vidéo a été mise en ligne par l’EI. On peut y voir trois hommes, trois Français, se faisant appeler Abu Osama al-Faranci, Abu Maryam al-Faranci, et Abu Salman al-Faranci, brûler leur passeport devant la caméra, puis appeler en français les musulmans de France à rejoindre les rangs des jihadistes en Syrie, ou à défaut à commettre des attentats en France. »

    Comme des araignées sur la toile…

    Internet : c’est bien la caisse de résonance qui permet l’embrigadement de ces jeunes et la diffusion de la propagande jihadiste. En effet, constate Le Midi Libre, « pour toucher leur cible potentielle, les jihadistes s’infiltrent dans les foyers via internet. Comme des araignées, ils se servent de la toile pour attraper leur proie. Pour inoculer un venin mortel. À l’autre bout du web, les coupeurs de tête étrangers sont mis en avant, à visages découverts, pour bien montrer à l’Occident que la violence est totale. Que ces loups peuvent aussi être le fils du voisin. Des images parfaitement réfléchies, maîtrisées, mises en scène. L’objectif est de choquer, relève encore Le Midi Libre. De semer la terreur. De gagner la guerre psychologique et autant que possible de déstabiliser des sociétés modernes atterrées par toutes ces horreurs. Impuissantes à stopper cette conversion à la haine de leurs enfants. »

    « Ce qu’il y a de commun entre les itinéraires variés de ces jeunes, analyse également Sud Ouest, ce sont des mécanismes de dérive sectaire rendus plus redoutables par la caisse de résonance d’Internet et des réseaux sociaux : entre un jeune en quête de sens ou mal dans sa peau et des gourous coraniques passés maîtres dans la manipulation sur la Toile, le contact n’a jamais été si facile ; et il peut mener par étapes à des ruptures qui laissent des familles désemparées. Le mal de vivre, l’ennui, l’envie d’être un héros, de rejoindre une fraternité d’élus, de connaître la guerre autrement que par le jeu vidéo : autant de motivations, avouées ou pas, que des gens sans scrupule savent convertir en aveugle dévouement. »

    Plus globalement, « la terreur est une stratégie calculée de l’État islamique », nous explique Le Figaro. « Le premier objectif de cette provocation réussie est le regroupement des forces jihadistes derrière le drapeau noir de l’État islamique. Le deuxième objectif est d’attirer les volontaires. Enfin, relève encore Le Figaro, l’escalade de l’horreur ajoute encore au chaos dans lequel est plongée la région, condition nécessaire à la poursuite du projet de l’État islamique de redessiner la carte du Moyen-Orient, plan uniquement réalisable après une conflagration globale. Comme les bolcheviques ou les nazis au XXe siècle, conclut Le Figaro, l’EI a recours de façon calculée et cynique à la terreur, arme traditionnelle des organisations révolutionnaires et totalitaires. »

    La mafia du foot

    Les journaux reviennent également ce matin sur l’affaire des matches truqués qui secoue le monde du football. Après la publication hier par Le Canard Enchaîné d’une conversation entre les présidents de Caen et Nîmes qui semble confirmer le truquage d’un match de Ligue 2, c’est Le Parisien ce matin qui révèle que « Serge Kasparian, 59 ans, principal actionnaire du Nîmes Olympique, a fini par craquer au cours de ses auditions dans les locaux des enquêteurs du service central des courses et jeux à Nanterre. Selon nos informations, poursuit le journal, l’homme a reconnu son implication dans les matchs truqués concernant au moins trois rencontres de Ligue 2 au cours de la saison 2013-2014. »

    « Les mafias du foot », s’exclame Libération en première page. Libération qui dénonce un sport « qui n’est plus que la représentation d’une société mondialisée, hypercapitaliste, où les règles de droit s’effacent devant les lois des plus forts et de l’argent. Les petits arrangements et le cynisme. […] Les affaires de l’OM, poursuit le journal, mêlant le grand banditisme à de vastes mouvements financiers internationaux, et les soupçons de corruption autour de matchs de deuxième division, illustrent la dérive d’un sport, théâtre artificiel dont les acteurs principaux ne sont plus que des stars de pacotille, marchandises rentables pour des maquignons en tout genre. Mais ces affaires attestent aussi, conclut Libération, de la vacuité d’instances devenues les simples garantes des apparences. Il est bien mort le temps où Albert Camus écrivait : “Ce que je sais de la morale, c’est au football que je le dois”. »

    La délinquance en baisse ?

    La sécurité à la Une du Figaro… « Délinquance : ce que cachent les chiffres du gouvernement », titre le journal. « Manuel Valls et Bernard Cazeneuve vantent la baisse du nombre des cambriolages. Mais les atteintes aux personnes et aux gendarmes sont en hausse. » Pour Le Figaro, le bilan sécuritaire du gouvernement n’est pas aussi bon que voudrait le faire croire le gouvernement : « si la rubrique des atteintes aux biens donne, çà et là, des signes encourageants, avec une diminution des vols avec violence de 6 % côté police et de 5 % côté gendarmerie, les violences non crapuleuses, hors vol, en revanche, celles qui traduisent la violence inhérente à la société, dans la rue, le cercle familial ou à l’école, grimpent inexorablement. […] Manuel Valls peut bien rappeler que la sécurité n’est “ni de droite ni de gauche”, il sait que les résultats en la matière sont fragiles. » Et Le Figaro de conclure : « l’avènement d’une justice où la prison deviendrait de plus en plus l’exception laisse planer de sérieux doutes sur une baisse durable de la délinquance. »

     

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.