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    Guérir de l’hépatite C, oui mais à quel prix?

    Micrographie du virus de l'hépatite C. © Wikimedia Public Domain

    En France, les porteurs de l'hépatite C pourront bénéficier du traitement miracle du laboratoire Gilead aux frais de la Sécurité sociale. Les pouvoirs publics ont pris cet engagement après avoir obtenu un rabais substantiel sur cette molécule, qui reste hors de prix.

    La cure de Sovaldi coûtera finalement 41 000 euros, au lieu des 56 000 exigés initialement par le laboratoire américain. Ce n'est donc plus le médicament le plus cher de France ou presque. Mais la dépense reste excessive pour l'assurance maladie qui s'est engagée à le rembourser intégralement. C'est pourquoi il sera administré aux seuls malades suivis en hôpital.

    L'histoire du Sovaldi résume assez bien le nouveau dilemme auquel sont confrontées les caisses d'assurance maladie, en France comme ailleurs. Comment proposer aux patients les nouvelles molécules capables de guérir des pathologies jusqu'alors incurables sans mettre en péril l'équilibre de leurs comptes, car toutes ces pilules miracles sont proposées à des prix faramineux ?

    Les Français ont donc négocié serré pour bien encadrer l'explosion des coûts. Premièrement, ils ont obtenu une ristourne faisant du prix français le plus bas d'Europe. Deuxièmement, ils obligent le laboratoire américain à rembourser la différence pour les pilules déjà vendues. Enfin ils ont mis en place un impôt prohibitif sur les ventes au-delà d'une enveloppe définie chaque année.

    Si le laboratoire américain accepte toutes ces conditions, c'est parce qu'il reste le grand gagnant ?

    Le coût de fabrication du Sovaldi est inférieur à une centaine d'euros d'après des chercheurs de l'université de Liverpool. Son prix public est donc a priori un véritable scandale. Sauf qu'il faut tenir compte des dépenses de développement, de l'ordre du milliard d'euros pour la mise au point de tout nouveau médicament.

    Dans le cas du Sovaldi, Gilead a décroché le gros lot en rachetant la start-up à l'origine de sa mise au point. Une pépite qu'elle a payée non pas 1 mais plus de 9 milliards d'euros. Les grands labos sont devenus des géants financiers prompts à dépenser des sommes folles pour rester dans la course. C'est ce nouveau modèle de développement de l'industrie pharmaceutique que doivent aujourd'hui supporter les caisses d'assurance maladie.

    Mais il ne faut pas perdre de vue que ce médicament guérit 9 fois sur 10 le virus. Ce bénéfice immédiat n'a pas de prix pour le patient. Et c'est une source d'économies potentielles non négligeables pour la Sécurité sociale. La guérison lui évite des centaines de millions d'euros de dépenses pour soigner les effets secondaires de l'hépatite C, comme les cirrhoses ou les cancers. Grâce au Sovaldi, la France qui compte 200 000 cas d'hépatite C pourrait même éradiquer le virus d'ici dix à quinze ans, pronostique le directeur France du laboratoire américain.

    Comment ça se passe dans les autres pays ?

    Aux Etats-Unis, le traitement coûte plus de 60 000 euros et il n'est pas remboursé. En revanche, en Inde et en Egypte il est disponible autour de 700 euros. Car devant le scandale provoqué par son prix, Gilead a fini par offrir à la mi-septembre une version générique à 91 pays en développement. Une politique commerciale à géométrie variable qui en dit long sur la marge de manoeuvre de l'industriel. Mais la polémique sera rapidement dépassée, car il existe déjà un nouveau traitement encore plus performant et deux fois moins cher. Et c'est encore Gilead qui le met en vente. 


    EN BREF DANS L’ECONOMIE

    Areva, le géant français du nucléaire, a été dégradé dans la catégorie spéculative par l'agence Standard and Poor's

    Une descente aux enfers logique puisque le groupe public déjà mal en point a renoncé à atteindre ses objectifs financiers pour les deux prochaines années. Plombé par les retards dans la construction de son nouveau réacteur EPR, et par la suspension du nucléaire au Japon, l'entreprise pourrait être bientôt recapitalisée par l'Etat. Affaire à suivre.
     


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