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    A la Une: bras de fer au Togo autour de la Constitution

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    « 50 ans pour le père et le fils : ça suffit ! » : c’est ce qu’on peut lire sur l’une des banderoles de la manifestation de vendredi dernier à Lomé au cours de laquelle l’opposition a exprimé son ras-le-bol du régime Eyadéma père et fils, à un an de la prochaine présidentielle. La photo se retrouve dans plusieurs médias ouest-africains ce matin. Il faut dire que la tension est montée d’un cran au Togo.

    « L'exemple burkinabè fait des émules sur place, pointe le site d’information Le Point Afrique. À l’approche de la présidentielle de 2015, l’opposition veut empêcher le président Faure Gnassingbé de briguer un troisième quinquennat. » « Faure Gnassingbé qui a vertement répondu mardi, depuis Accra au Ghana, où il était en visite officielle, explique L’Inter en Côte d’Ivoire. Au cours d’une conférence de presse, le président togolais a clairement laissé entendre qu’il n’allait pas réviser la Constitution, comme le demande l’opposition. (…) Une Constitution élaborée en septembre 1992 par la Conférence nationale, rappelle L’Inter, qui avait limité le mandat présidentiel à deux maximum et prévu un scrutin à deux tours, au lieu d’un seul. Mais, en décembre 2002, le défunt président Gnassingbé Eyadéma avait changé cette Constitution, en supprimant la limitation du mandat et en instaurant un scrutin à un seul tour. C’est cette Constitution, actuellement en vigueur que son fils veut " rigoureusement respecter ". »

    Sur les traces de Blaise ?

    La partie de bras de fer entre le pouvoir et l’opposition est donc engagée. L’opposition a promis qu’elle ne baisserait pas les bras devant ce qu’elle considère comme un coup de force. Et finalement, relève le quotidien Le Pays au Burkina, « Faure Gnassingbé marche sur les traces de son mentor, Blaise Compaoré… Ce dont il s’agit ici, précise Le Pays, c’est plus la question de la légitimité que celle de la légalité. Or, c’est ce même débat qui a secoué le Burkina Faso et qui a emporté, le 31 octobre dernier, le régime de Blaise Compaoré. »

    « Faure n’a-t-il pas retenu la leçon ? Tout porte à le croire, affirme le quotidien burkinabè, surtout qu’à l’image de Blaise Compaoré, il s’est lui aussi entouré de son clan et surtout de beaucoup de flatteurs qui l’assurent sans ciller que le peuple est toujours derrière lui. Décidément, les dictateurs ne tirent jamais leçon de l’histoire. »
    Et Le Pays de prédire des lendemains qui chantent au Togo : « La rue à Lomé s’anime chaque jour un peu plus », affirme le quotidien burkinabè.

    « Le bras de fer a commencé et l’opposition promet que le peuple en sortira vainqueur, ajoute Le Pays. (…) Si le peuple togolais a soif de liberté, aucun homme fort, dût-il s’appeler Faure, ne pourra l’empêcher de faire sa révolution. (…) Reste une question : quelle attitude adoptera l’armée togolaise quand s’annoncera, qui sait, le grand soir ? Saura-t-elle, comme celle du Burkina, rester du côté du peuple ? Ce qu’il faut déplorer dès à présent, pointe encore le quotidien burkinabè, c’est le silence coupable de l’UA et de la Cédéao. Comme dans le cas du Burkina, ces deux syndicats des chefs d’Etat observent, jusque-là, un silence complice. »

    Le vieux Bob…

    Autre régime pointé du doigt : celui de Robert Mugabe au Zimbabwe. « A quand les vents du changement sur l’empire Mugabe ? », s’interroge Fasozine, toujours au Burkina. « Alors que l’harmattan du changement qui a emporté le régime de Blaise Compaoré enrhume toute la côte ouest et le centre de l’Afrique où des chefs d’Etat rêvent toujours de s’accrocher au pouvoir, au Zimbabwe, tout se passe comme si la démocratie n’était toujours pas à l’ordre du jour dans ce pays. Et pour cause !, s’insurge Fasozine, le président Mugabe, qui totalise déjà plusieurs décennies d’un pouvoir sans partage, en veut toujours plus. »

    En effet, précise le site ouagalais, « à quelques jours du congrès de son parti, le vieux Bob s’est octroyé jusqu’au droit de désigner son propre successeur. Une manière subtile de confisquer ce qui reste encore du pouvoir, et de nommer qui il veut, quand il veut, comme vice-président. » Toutefois, relève Fasozine, « peut-être que l’éjection programmée de barons du parti au pouvoir va finalement permettre au Zimbabwe de créer cette opposition forte qui a toujours manqué en face de Robert Mugabe. C’est ainsi que plusieurs pays ont réussi à se libérer de régimes autocrates. »

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