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    Le Japon à nouveau en récession

    Pour la cinquième fois depuis 2000, le Japon entre en récession. REUTERS/Yuya Shino

    Le Japon est entré en récession au troisième trimestre. Cette rechute, plus sévère que prévue, sonne comme un désavoeu pour la politique économique du Premier ministre Shinzo Abe, actuellement en campagne électorale.

    Dans le camp du Premier ministre, on plaide plutôt l'accident de parcours. Les abenomics, un cocktail de relance monétaire et publique et de réformes structurelles pour libérer l'économie vont dans la bonne direction, assure Shinzo Abe. « Regardez, dit-il aux électeurs : la déflation qui mine le Japon depuis 20 ans est en passe d'être vaincue et la faiblesse du yen orchestrée par les interventions massives de la Banque centrale a réussi à doper les exportations ». Pourtant la machine s'est enrayée. Avec deux trimestres consécutifs de baisse du PIB, le Japon est entré en récession, et c'est bien plus net que ce que laissaient entrevoir les prévisions. L'économie japonaise recule de 1,9% en rythme annualisé.

    C'est la cinquième récession depuis 2000, c'est dire si la troisième puissance économique mondiale peine à sortir du marasme. La consommation qui représente 60% de la richesse nationale est en panne depuis le printemps. Depuis qu'est entrée en vigueur la hausse de la TVA, passée de 5 à 8%, au mois d'avril. Voilà la faute de Shinzo Abe. La hausse prématurée de la TVA a brouillé son discours et fait douter les ménages. Reconnaissant son erreur, le Premier ministre a promis de reporter à un horizon lointain, 2017, une deuxième hausse de la TVA, qui devait intervenir début 2015.

    Les entreprises semblent, elles aussi, douter du bienfait des Abenomics...

    Surtout les petites entreprises qui voient la facture des importations s'envoler à cause de la faiblesse du yen. Le niveau des investissements privés a reculé au troisième trimestre, alors que tous les analystes s'attendaient à les voir grimper. C'est un camouflet pour la Banque centrale. Cela veut dire que la nouvelle vague d'injections de liquidités n'a pas fonctionné. Les entreprises restent sur leurs gardes. Elles n'investissent pas et elles n'augmentent pas les salaires. L'inverse des effets recherchés. Seule la bourse a profité des Abenomics, on est loin du cercle vertueux recherché.

    Shinzo Abe, s'il est confirmé dans les urnes dimanche prochain, va-t-il persister dans les Abenomics ?

    A-t-il vraiment le choix ? Le Japon est le pays le plus endetté au monde, sa dette représente deux fois et demie la son produit intérieur brut. La relance par la seule dépense publique est beaucoup trop coûteuse. La Banque centrale pourrait donc administrer un nouvel électrochoc à l'économie en injectant des liquidités. Mais à quoi bon, si le troisième pilier des abenomics n'est pas mis en oeuvre ? C'est le grand chantier en souffrance, celui des réformes structurelles.

    L'assouplissement du marché du travail, la simplification administrative, l'ouverture à l'extérieur apporteraient une bouffée d'air frais au Japon, mais là-dessus le blocage politique est complet. À moins que l'élection de dimanche prochain ne donne à Shinzo Abe un nouveau crédit pour se remettre à l'ouvrage.


    ♦ En bref dans l'actualité économique :

    En Allemagne, les patrons militent pour l'emploi des demandeurs d'asile

    Depuis peu, ils peuvent travailler après trois mois de présence, à condition qu'aucun ressortissant allemand ne soit disponible pour le poste recherché, ensuite ils ont accès librement au marché du travail à l'issue de 15 mois de présence au lieu de quatre ans auparavant.

    Mais ces délais sont encore trop longs pour l'industrie allemande pressée d'avoir recours à ce potentiel de main d'oeuvre. L'Allemagne est aujourd'hui la première destination des demandeurs d'asile en Europe.


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