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    Les prix du thé ploient sous les sanctions contre l'Iran

    L’Iran est un importateur majeur de thé. Getty Images/Richard Jung

    Du Kenya à l'Inde en passant par le Sri Lanka, la baisse des prix du thé se poursuit. Les sanctions contre l'Iran contribuent à la crise du secteur.

    Les sanctions contre l'Iran amplifient la chute des prix du thé. L'Iran manque de devises pour se fournir en thé au Kenya, en Inde et au Sri Lanka, où ses commandes auraient chuté de 20 %. Cette éclipse de l’Iran, importateur majeur sur le marché mondial du thé ne fait qu'aggraver les soucis des pays producteurs d'Afrique orientale et d'Asie, déjà confrontés aujourd'hui à un véritable surplus mondial.

    Un surplus mondial qu'ils ont contribué à créer en élargissant les plantations dans les années fastes : fin 2009, le kilo de thé valait plus de 5 dollars au Kenya, premier exportateur mondial de thé noir. Depuis deux ans et demi, le prix moyen n'a plus dépassé 3 dollars. Lors de la première enchère du mois de décembre à Mombassa, les prix se sont affaissés à 2 dollars. Une chute de 15 % depuis janvier, que l'augmentation de la production kenyane, + 8 % encore cette année, ne compensera pas.

    L'Agence pour le développement du thé au Kenya (KTDA), vient encore de baisser les primes aux fermiers qui réclament d'urgence la création d'un fond de stabilisation des prix. L'Association du commerce du thé est-africain dénonce la trop grande dépendance du Kenya à ses clients traditionnels, dont l'Iran, avec lequel elle encourage le Kenya à troquer son thé contre du pétrole.

    La tendance à la baisse des prix est identique au Burundi, au Sri Lanka et dans le sud de l'Inde, où l'augmentation du coût des salaires et des engrais crée un effet d'étranglement supplémentaire, certaines plantations indiennes sont au bord de la faillite. Il n'y a qu'au Bangladesh que les prix du thé frémissent en cette fin d'année avec une demande locale en hausse. En Inde, seul le thé de qualité s'en sort bien, et là aussi c'est la consommation locale, et non les exportations, qui permet un rebond des prix.


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