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    A la Une : un discours très attendu

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    Celui prononcé hier par Joseph Kabila… Discours sur l’état de la Nation devant l’Assemblée nationale et le Sénat réunis en Congrès au Palais du Peuple de Kinshasa. « L’état de la Nation est globalement bon » : c’est cette petite phrase du chef de l’Etat que le quotidien congolais Le Potentiel a choisi de mettre en exergue. En effet, « aujourd’hui, la République démocratique du Congo a quitté la zone des désespoirs, a affirmé Joseph Kabila. La paix et la sécurité ont été restaurées sur la quasi totalité du territoire national grâce aux FARDC. Et tous les fondamentaux économiques sont en place. »

    « Le chef de l’Etat a constaté avec bonheur, relève aussi L’Observateur, que le pays a, pendant les 12 derniers mois, connu des progrès sensibles. La RDC a quitté la zone de désespoir. Les indicateurs macro-économiques sont bons et équilibrés, le taux de change stable, et le taux de croissance au pays est le plus important en Afrique, dont la moyenne est de 5 %. »

    L’Observateur qui met en avant une autre phrase du président congolais, une phrase en forme de mise en garde : « j’accepte les conseils et suggestions de la communauté internationale mais pas les injonctions. » Joseph Kabila s’est également étonné que « certains compatriotes » en appellent « systématiquement à l’étranger pour régler les différends entre Congolais. »

    « Visé par cette phrase, pointe le site d’information Afrikarabia : l’américain John Kerry, qui était venu à Kinshasa en mai dernier pour demander à Joseph Kabila de respecter la Constitution et de ne pas se représenter. L’autre cible pourrait être également François Hollande, qui à Dakar avait demandé aux présidents africains 'de ne pas changer l’ordre constitutionnel par intérêt personnel'. »

    Afrikarabia qui relève également que le président congolais est resté très évasif sur deux sujets importants. D’abord sur son avenir politique : « la Constitution lui interdisant de se représenter en 2016, l’opposition craint que le président ne veuille modifier les textes afin de pouvoir briguer un troisième mandat, rappelle Afrikarabia. Et, là, Kabila a choisi de faire durer le suspens sur ses intentions (…) Un certain flou a également été entretenu sur les échéances électorales. L’opposition congolaise est persuadée que le président Kabila cherche à faire 'glisser' le calendrier électoral afin de se maintenir au pouvoir au-delà du délai constitutionnel de 2016. »

    Bref, conclut Afrikarabia, « la meilleure défense étant l’attaque, Joseph Kabila a décidé de ne pas se justifier devant les parlementaires et la communauté internationale. Il a volontairement évité les questions qui fâchent et s’est contenté de marquer sa souveraineté en tentant de s’affranchir des pays occidentaux et des bailleurs de fonds donneurs de leçons. Cette fois, c’est Joseph Kabila qui fait la leçon et donne sa lecture de la situation en RDC. »

    Ca n’arrive pas qu’aux autres…

    Des réactions aussi dans la presse ouest-africaine, en particulier burkinabé… La presse burkinabé qui s’agace quelque peu de l’attitude de Joseph Kabila. « Certes, affirme le quotidien Aujourd’hui , Joseph Kabila n’est pas 'n’importe quel président', tout comme les Congolais ne sont pas comme les autres Africains. Il est également vrai que la France et les USA doivent se mêler de ce qui les regarde. Mais Joseph Kabila ne doit pas oublier que ce discours, à quelques nuances près, a été prononcé avec les mêmes modulations au Sénégal, au Niger et au Burkina. Il ne doit surtout pas oublier cette maxime populaire : 'ça n’arrive pas qu’aux autres '. »

    L’Observateur Paalga, autre quotidien burkinabé, hausse encore le ton : « Blaise Compaoré s’était lui aussi piqué de défendre l’indépendance et la souveraineté de son Faso natal, fustigeant au passage les donneurs de leçons démocratiques et rappelant à qui voulait l’entendre que seul l’avis de ses compatriotes lui importait. De ce point de vue, il n’aura pas eu tort, relève L’Observateur, puisque les Burkinabè n’auront pas attendu bien longtemps pour signifier au désormais ex-locataire de Kosyam [le palais présidentiel à Ouagadougou NDLR] son avis d’expulsion sans préavis, et cela sans l’aide de la communauté internationale. Bien sûr, tempère le quotidien ouagalais, 'la belle démonstration du peuple burkinabè', dixit François Hollande, ne pourra être dupliquée à l’infini, car Ouaga n’est pas Lomé, Brazza, Bujumbura ou encore Kinshasa. Mais tous autant qu’ils sont, les candidats au tripatouillage auront tort de ne pas assimiler la leçon burkinabè. Alors, Monsieur Kabila, gare à vous, prévient L’Observateur Paalga, car si comme à Ouagadougou un petit dixième des millions de Kinois devaient descendre dans la rue pour exprimer leur colère et leur ras-le-bol, vous risqueriez fort d’aller méditer vos leçons de démocratie dans l’inconfort d’un exil précipité. »

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