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    Sénégal: la campagne de commercialisation de la banane bat son plein

    Au Sénégal, 30 000 tonnes de bananes sont produites chaque année par 9000 producteurs, ce qui procure des revenus à 85 000 personnes dans les zones les plus pauvres du pays. Getty Images/The Image Bank/Simon Rawles

    La campagne de commercialisation de la banane bat son plein au Sénégal. Cette filière constitue une source potentielle de croissance de l’économie nationale en termes de création de richesses, de création d’emploi et de lutte contre la pauvreté en milieu rural. Pourtant la filière connaît de nombreuses difficultés.

    Sur les marchés de la capitale sénégalaise, c’est la banane ivoirienne qui est le plus souvent vendue sur les étals et qui est vendue plutôt cher : autour 750 francs CFA le kilo (1,15 euro). Pourtant, le Sénégal est un pays producteur notamment dans la région de Tambacounda, au sud-est. 30 000 tonnes de bananes sont produites chaque année par 9000 producteurs, ce qui procure des revenus à 85 000 personnes dans les zones les plus pauvres du pays. Bien sûr, les difficultés ne manquent pas : la faible productivité des parcelles tout d’abord avec des taux de rendement qui tournent autour de 15 tonnes par hectare, alors que le potentiel est de 60 tonnes. Des problèmes de conditionnement et de conservation aussi. Adama Ndao, secrétaire général du Collectif des producteurs de banane de Tambacounda insiste sur les problèmes de transport.

    Les bananes, une fois récoltées, sont entassées sur des charrettes de fortune. Après la pesée, cela part directement dans des camions qui ne sont non seulement pas réfrigérés, mais qui peuvent charger en même temps des poissons, du charbon ou du ciment, ce qui aggrave la détérioration du produit : on peut perdre jusqu’à 20 % de la production… et quand la banane arrive sur les étals des commerçants, c’est une banane abimée, de deuxième choix qui est proposée au consommateur ! Mamadou Alpha Diallo est un petit producteur du village d'Adiaf, près de Tambacounda : « la vie est très difficile pour nous, explique-t-il, souvent les commerçants achètent à crédit… et si les bananes pourrissent avant d’être vendues, ils refusent de nous payer. Si nous avions des chambres froides, on pourrait conserver les fruits pendant un mois, avoir moins de perte et gérer mieux nos stocks. » Autre handicap pour les producteurs : le manque d’accès aux crédits bancaires. Faute de garanties, les banques nous ferment les portes et nous ne pouvons pas réaliser les investissements indispensables.

    « L’État n’intervient pas assez. Il n’y a aucun projet spécifique de développement », regrette pour sa part Fatou Diop. La coordinatrice de l‘Union nationale des acteurs de la filière banane du Sénégal vient de soumettre au gouvernement un programme national de développement. Elle estime que le potentiel est là parce que le Sénégal ne manque ni de terres fertiles, ni d’eau. Le climat est favorable… « Le pays dispose de tous les atouts pour doubler sa production rapidement et devenir autosuffisant, mais, ajoute-t-elle, ce ne sera pas possible sans une politique volontariste et sans engagement de l’État aux côtés des producteurs. »

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