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    La Chine cultive sa place de nouvelle puissance

    Quartier des finances de Pékin. REUTERS/Jason Lee

    La Chine est devenue cette année la première puissance économique mondiale, a annoncé cet automne le Fonds monétaire international. Son nouveau statut est encore en cours de construction et sa stature de plus en plus affirmée.

    Cette place de numéro un signifie qu'en monnaie locale, le pouvoir d'achat est plus important en Chine que dans le reste du monde. Les experts du FMI, cherchant à faire des comparaisons internationales, ont utilisé un curseur très particulier pour établir leur classement : le Produit intérieur brut, exprimé en termes de parité de pouvoir d'achat. C'est l'équivalent de l'indice Big Mac publié par The Economist.

    Autre révélation à rebrousse poil des hiérarchies du XXIème siècle contenue dans cette enquête : l'Inde est troisième, derrière les Etats-Unis, et l'Italie ne fait même plus partie des 10 premiers mondiaux. Bref, tout un monde s'écroule et c'est bien ce qui a mortifié le commentateur américain qui s'est emparé de l'information début décembre, provoquant une onde de choc dans tous les médias.

    En Produit intérieur brut nominal, les Etats-Unis restent néanmoins en tête avec un PIB estimé à 17 000 milliards de dollars ; 10 000 milliards pour la Chine. En tête également du classement des budgets militaires. Ou des valorisations boursières des plus grosses entreprises. Enfin, en terme de Produit intérieur brut rapporté au nombre d'habitant, le Qatar caracole en tête et la Chine n'est que 89ème.

    Alors en quoi peut-on dire que la Chine est devenue la première puissance mondiale ?

    Le plus significatif dans la croissance chinoise, c'est sans doute sa rapidité et son impact sur le reste du monde. Il y a dix ans, la Chine ne pesait pas plus que l'Espagne, 40 % du PIB de la France. Aujourd'hui c'est trois fois et demi le poids de notre économie. En devenant l'année dernière la première puissance commerciale, elle a pris une place clé dans l'économie mondiale, c'est par elle que tout se diffuse.

    C'est pourquoi chaque fois que sa croissance est révisée à la baisse, les marchés piquent du nez, craignant la contagion. A contrario, le rétablissement éclatant de l'économie américaine est perçu comme un phénomène national sans effet d'entrainement notoire, du moins pour le moment. Assez curieusement d'ailleurs, la Chine est reconnue comme première puissance économique mondiale l'année où elle enregistre sa plus faible croissance depuis 24 ans, sans doute inférieure au 7,5 % fixé par le gouvernement.

    Un ralentissement tout relatif, la hausse étant calculée par rapport à l'année précédente, plus on grossit plus l'augmentation est faible en pourcentage. L'autre marqueur de la puissance chinoise, c'est sa capacité d'investissement. La Chine est aujourd'hui le pays qui investit le plus à l'étranger.

    La Chine est aussi devenue en 2014 un pays de plus en plus présent en matière de diplomatie économique

    L'aide proposée il y a quelques jours par Pékin à Moscou, suite au mini krach du rouble, constitue sans doute la preuve la plus saillante du nouveau rôle qu'entend jouer la Chine sur la scène internationale. Les deux pays ont déjà passé cette année de multiples accords économiques dans le domaine de l'énergie, de l'aéronautique et des finances. Leurs banques centrales sont liées par un accord d'échange de devises, que la chute du rouble ne remet pas en cause, a promis le ministre chinois des Affaires étrangères.

    Avec des réserves estimées à 4 000 milliards de dollars, Pékin a l'envergure d'un substitut aux traditionnels prêteurs en dernier ressort que sont le FMI et la Banque mondiale, deux institutions où les Etats-Unis sont majoritaires. Cet appui fait suite à l'aide accordée cette année par Pékin au Venezuela et à l'Argentine, deux pays en délicatesse avec les Etats-Unis et les institutions dites de Bretton Woods. Comme si en 2014 une nouvelle page de la finance mondiale était en train de s'écrire, et c'est la Chine qui a dans sa main le pinceau.


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