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    A la Une: Charlie Hebdo, manif mondiale

    AFP

    Il y en aura, du monde cet après-midi à Paris, pour battre le pavé contre le terrorisme ! Et, effectivement, il y aura aussi du « beau monde » venu… du monde entier. Une cinquantaine de dirigeants de la planète entière, dont au moins six chefs d’Etat africains… Comme le formule Le Parisien Dimanche, la capitale sera aujourd’hui « le centre du monde », ce sera un « véritable sommet, un G20 ou plutôt un G50 improvisé ».

    « Le monde se lève » pour marcher aujourd’hui à Paris, constate aussi Le Journal du Dimanche. Ignorant certes mais évoquant néanmoins « ce qui pourrait se passer dans les jours et les semaines qui viennent », l’hebdomadaire estime que cette mobilisation signifie « d’une manière bouleversante » que, quoi qu’il arrive, « les fanatiques ont et auront perdu ».

    Du beau monde, donc, plus une marée humaine attendue 

    Des Français qui se disent « Tous Charlie » et prêts à relever dans la rue le défi terroriste. Selon un sondage Odoxa pour ce même Parisien Dimanche, 81% des Français se déclarent « prêts à se mobiliser pour rendre hommage aux morts de l'attaque terroriste de Charlie Hebdo, contre 18% qui répondent le contraire ».

    Alors, la presse française se mobilise elle aussi, et pas qu’un peu ! Témoin Libération, qui publie ce dimanche une édition spéciale de seize pages. La statue de la République, sur la place du même nom à Paris, c’est « notre statue de la Liberté, lance Libé. Tous ceux qui y croient défileront cet après-midi pour montrer qu’ils sont prêts à la défendre, pour montrer qu’ils n’ont pas peur, dans l’unité et l’amitié retrouvée, pour montrer que le terrorisme a déjà perdu la partie ».

    Témoin aussi le journal sportif L’Equipe, dont l’édition datée de ce dimanche consacre sa « Une » à la marche d’aujourd’hui, via un dessin pleine page titré « Historique ! » et représentant une foule réunie Place de la République à Paris. En tête de cortège, un trio sensé incarner la diversité de la nation et tenant à six mains une banderole barrée du mot « unité ».

    Charlie Hebdo : médias solidaires

    Dans les kiosques, rares pourtant sont les hebdomadaires à avoir eu le temps de chambouler leur parution pour faire état des attentats en France.

    « M », le magazine du journal Le Monde, n’a ainsi rien modifié de son contenu, mais il a choisi de paraître avec une couverture noire.

    A la manière d’un faire-part de décès, Aujourd’hui en France Magazine, l’hebdomadaire du journal Le Parisien, a encadré sa couverture de noir, avec, en « sticker », le slogan « Je suis Charlie » et, en tête de sommaire, quelques formules pour dire sa solidarité avec Charlie Hebdo. « Un sentiment d’horreur nous étreint, énonce l’hebdomadaire. En visant ce journal satirique, les auteurs de cet acte d’une extrême barbarie frappent l’ensemble de la presse et menacent la liberté d’expression ». Et les confrères d’Aujourd’hui en France Magazine se disent « profondément choqués » par cet attentat.

    Marianne, en revanche, est largement au rendez-vous de Charlie Hebdo. Egalement en signe de deuil, le journal a barré de noir sa « Une », entièrement consacré à un dessin de Tignous, assassiné mercredi dans les locaux de Charlie Hebdo, et qui était également l’un des caricaturistes à de Marianne.

    « Continuons le combat », lance le journal, qui exprime sa « sidération » et son « horreur ». Pour l’hebdomadaire, c’est « la France émancipatrice, la France des Lumières, la France qui parie sur la culture et la réflexion pour désarmer la barbarie » qui a été frappée.

    Charlie Hebdo : la photo qui tue

    Polémique au sujet de la « Une » du magazine Le Point. Sur fond noir lui aussi, le journal barre sa « Une » d’un simple titre : « 7 janvier 2015 (…) une tragédie historique ».

    Mais ce qui a choqué, c’est la photo illustrant cette couverture. On y voit l’un des assassins de Charlie Hebdo, cagoulé et vêtu de noir, menaçant de la pointe de son fusil le policier qui, à terre, lève la main en signe de reddition sur le boulevard Richard Lenoir mercredi à Paris.

    Cette image est extraite d'une vidéo diffusée sur Internet. Les deux assassins s'approchent à petites foulées du policier. Sur la vidéo, on entend clairement l’un des assaillants lui crier : «Tu voulais me tuer !». Le policier lève la main et dit « Non, c'est bon chef », avant d'être abattu d'une balle en pleine tête.

    Face à l’usage de ce cliché en première page d’un numéro du Point exceptionnellement édité hier samedi, la famille de ce policier a dit aussitôt son indignation et sa peine. Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et le Premier ministre Manuel Valls ont dénoncé le fait que Le Point ait publié en Une l’image de l'exécution du policier.

    Évoquant une photo « particulièrement révoltante », Bernard Cazeneuve a déploré ce qu’il appelle une « atteinte à la mémoire » d'un policier disparu dans « l'exercice courageux de ses fonctions ». Et Manuel Valls a dit son « dégoût qu'un hebdomadaire aujourd'hui sorte avec cette image ».

    En réponse, le directeur de la publication du Point a estimé au contraire que « c'est précisément parce qu'elle est révoltante, que c'est un lâche assassinat d'un policier qui défendait, non seulement son pays, mais la liberté d'expression, qu'il ne faut pas l'occulter, (…) je pense qu'il fallait le faire », a maintenu Etienne Gernelle, qui rappelle que d'autres journaux, dont le New York Times, ont aussi publié cette image en « Une ».

    Charlie Hebdo : la vingt-cinquième heure

    Autre polémique, celle évoquée par le dessinateur Willem de Charlie Hebdo. Le caricaturiste de l’hebdomadaire satirique Willem a dit hier, dans la presse néerlandaise « vomir sur ceux qui, subitement, disent être nos amis ».

    Marianne n’écrit pas autre chose en déplorant que ses « amis » de Charlie Hebdo soient aussi morts de leur « grande solitude », et regrette qu’ils aient été « abandonnés à une menace croissante, progressive, prévisible, que le courage seul ne suffisait pas à déjouer ».

    Marianne dénonce ainsi l’autocensure à laquelle s’astreignent les autres journaux, là où Charlie Hebdo osait, dans le respect de la tradition irrespectueuse, justement, de la presse française depuis Voltaire. « A force de renoncement, de silence, de contorsions, l’intimidation s’est installée, se navre l’hebdomadaire, et le plus grave est l’accoutumance à cette ambiance d’autocensure ».

    Pour avoir depuis trois ans à ce micro cité de loin en loin tel ou tel article de Charlie Hebdo, et pour avoir constaté que, ces derniers temps, l’hebdomadaire satirique tirait le diable par la queue et en appelait à la générosité de ses lecteurs, qu’il nous soit permis de souligner que, si nous nous disons tous aujourd’hui « des Charlie », nombreux sont des Charlie de la vingt-cinquième heure. Pas de manif pour les « Je fus Charlie ». Hélas !..
     

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