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    A la Une : une journée historique !

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    « Le peuple français qu’on disait revenu de tout, désabusé, ringardisé par son pessimisme et sa perte de repères, dépité, abattu par la crise économique et sociale qui dure, a fait du dimanche 11 janvier une journée historique sans précédent. » C’est ce que constate le quotidien algérien La Tribune . « C’était une mobilisation impressionnante comme la France a rarement, ou jamais, connu dans son histoire, poursuit La Tribune. (…) Un évènement historique, une prise de conscience, un sursaut national qui exige que demain soit différent d’hier, que le vivre-ensemble devienne réalité, que le terrorisme soit éradiqué, que la lutte contre le racisme, le fanatisme, l’islamophobie et l’antisémitisme soit mieux prise en charge. »

    Cette marche, pointe pour sa part le site d’information Guinée Conakry Infos, « était destinée à dire qu’au-delà de Charlie Hebdo et des autres victimes des violences de ces derniers jours, le monde n’est pas prêt à céder à la menace de la violence. Symboliquement, c’était l’union sacrée contre le terrorisme, qu’il soit islamiste ou pas. »

    Manque d’initiatives ?

    Toutefois, il y a quelques bémols pour la presse du continent. Exemple, relève Le Pays au Burkina, « on peut déplorer cette attitude des dirigeants africains qui semblent manquer d’initiatives propres à eux-mêmes, sur des questions aussi importantes que celle de la lutte contre le terrorisme. Cette mobilisation exceptionnelle est une idée de la France. Il est regrettable que dans un pays comme le Nigeria où des vies humaines sont constamment ôtées par les fous d’Allah de Boko Haram, Goodluck Jonathan et son équipe n’aient pas eu l’idée de faire sortir les Nigérians dans les rues pour crier leur ras-le-bol de la barbarie. »

    Walfadjri au Sénégal renchérit : « avant la France, beaucoup de pays africains ont été frappés ou continuent d’être frappés par le terrorisme sans que cela n’émeuve les dirigeants africains. Au Nigeria, par exemple, Boko Haram continue de dérouler sa stratégie du massacre dans l’indifférence quasi-totale des dirigeants africains. »

    Agir !

    Et puis autre bémol, relevé encore par Walfadjri : « comment les présidents africains peuvent-ils expliquer aux nombreux musulmans, qui les ont élus, qu’ils ont marché aux côtés de 'caricatures blasphématoires' du Prophète de l’Islam ? »

    En tout cas, après les exclamations et les superlatifs, il faut passer à l’action, partout dans le monde, estiment de nombreux journaux ce matin. « Le tout n’est pas de marcher, il faut agir », s’exclame ainsi L’Observateur Paalga au Burkina. « La nécessité d’une véritable guerre mondiale contre le terrorisme obscurantiste s’impose du Nord-Mali, aux confins de l’Irak en passant par le Nigeria ou la Somalie », autant de régions, « dont on s’occupe par à-coups, tels des intermittents de l’intervention, pour retomber ensuite dans une routine ou une indifférence suicidaire. »

    Et L’Observateur de prendre également l’exemple de Boko Haram : « comme pour mieux faire la nique à Abuja et à la communauté internationale, alors que le locataire de l’Elysée organisait son défilé, un attentat kamikaze perpétré, tenez-vous bien, par une fillette de dix ans (au nom d’Allah, s’il vous plaît) a fait samedi une vingtaine de morts au marché de Maiduguri, capitale de l’Etat de Borno dans le nord-est. Soit en un seul coup autant que toutes les victimes de la folle semaine française. »

    Combien de Coulibaly ?

    « Charlie, ou les leçons d’un drame », titre pour sa part le quotidien Enquête au Sénégal. Enquête qui tente d’analyser les raisons profondes du drame que vient de vivre la France. « Au-delà du caractère abject de la chose, largement dénoncé au point que nous n’ayons plus besoin d’en rajouter, beaucoup de questions trouvent leur réponse, non pas dans la religion musulmane stricto sensu, mais dans la crise que traverse le pays de Marianne. Il est aujourd’hui clair que le modèle d’intégration, fondé au fond sur le principe de la 'phagocytose' des autres cultures, est un échec. (…) Combien de Coulibaly, s’interroge Enquête, nés dans les banlieues françaises, victimes souvent de racisme, mal encadrés au foyer, mal scolarisés, peu qualifiés pour la vie professionnelle, sont aujourd’hui prêts à flirter avec un islam radical pour… enfin exister ? Combien sont-ils, même bardés de diplômes, à subir le filtre invisible qui les prive souvent des postes importants dans les entreprises françaises ? A-t-on vraiment sondé le niveau de marginalité que crée le fait de s’appeler Mohamed ou Fatima, dans la société française ? Le malaise est bien là en partie. »

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