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    A la Une: de Paris à Maiduguri en passant par Djeddah

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    Pendant qu’on s’indigne à Paris et ailleurs après les massacres de la semaine dernière, Boko Haram poursuit sa sinistre besogne aux confins du Nigeria, du Cameroun et du Tchad, dans un silence assourdissant.

    « Mobilisation à Paris, résignation à Maiduguri ! », constate le site d’information Guinée Conakry Infos. « C’est le triste déséquilibre que la communauté internationale nous sert depuis une semaine. Naturellement, il n’est pas question de blâmer les autorités françaises au sujet des démarches qu’elles mènent pour retrouver les commanditaires et les complices de ceux qui ont perpétré les attentats parisiens. […] Il importe cependant de ne pas perdre de vue le drame plus préoccupant que les populations du nord-Nigeria vivent au quotidien. »

    En effet, pointe le site guinéen, « particulièrement déterminée ces derniers temps, la secte Boko Haram multiplie à un rythme effréné les sanglantes attaques. » Et que fait-on ? Rien, déplore Guinée Conakry Infos. « Alors que la secte contrôle déjà une bonne partie du septentrion nigérian, on assiste à un certain fatalisme de la part des autorités nigérianes, mais aussi du monde. On fait comme si le problème Boko Haram était sans solution. Se détournant de la question, le président sortant Goodluck Jonathan est déjà en campagne pour sa réélection. Le déni par la communauté internationale de la réalité que vivent le Nigeria et ses voisins est tout aussi incompréhensible. Cette attitude passive pourrait faire des combattants d’Abubakar Shekau une menace planétaire. »

    Urgence…

    « La menace étant mondiale, la lutte doit l’être, s’exclame l’hebdomadaire Le Républicain à Niamey. C’est le message principal de la manifestation parisienne de dimanche 11 janvier. Qui, on l’espère, au-delà de l’émotion suscitée en Occident, ouvrira les yeux des dirigeants du monde sur les drames qui ont lieu dans le nord du Nigeria, où des fillettes kamikazes de 10 ans s’explosent tous les jours au lieu d’aller à l’école. Où une armée de plusieurs dizaines de milliers de soldats de la première puissance africaine est incapable de rendre à leurs familles 200 filles enlevées par une poignée de jihadistes. »

    Pour Le Pays au Burkina, « il y urgence à aider le président camerounais Paul Biya. » En effet, « pour la bonne raison que, Goodluck Jonathan ayant baissé la culotte face aux coups de boutoir meurtriers de Boko Haram, son pays se trouve désormais dans le collimateur des islamistes. Si le Cameroun tombe, prévient Le Pays, Boko Haram occupera une zone stratégique à partir de laquelle il pourra faire tomber l’une après l’autre, les parties Nord du Niger, du Tchad et même du Bénin. »

    Déjà, le Tchad a répondu favorablement à l’appel de Paul Biya… Ce dont se félicite le site d’information Fasozine : « en se proposant d’apporter “un soutien actif” au Cameroun dans la lutte contre la secte islamiste Boko Haram, le Tchad vient d’emboucher la trompette d’une solidarité africaine qui a toujours fait défaut contre le terrorisme dans cette partie de l’Afrique. Dans un contexte où la mise hors d’état de nuire de ces “fous d’Allah” est devenue un impératif mondial, l’engagement de l’armée tchadienne sonne comme le signal d’un continent qui se réveille certes tardivement, mais qui se réveille quand même. »

    Terrorisme d’Etat ?

    Et puis toujours dans la presse africaine, ce commentaire du quotidien algérien Liberté après la condamnation à mille coups de fouets de Raif Badawi… Ce jeune bloggeur saoudien milite pour un régime politique plus libéral et un rigorisme religieux atténué. « Je suis Raif Badawi », s’exclame Liberté, qui décrit le supplice du jeune homme : « il doit subir 20 séances de bastonnades réparties sur 20 vendredi, à raison de 50 coups par séance. La première lui a été infligée vendredi dernier. » Liberté cite un témoin de la scène : « “entravé aux pieds et menotté, Raif était silencieux, mais on voyait à son visage et son corps qu’il souffrait terriblement”. […] Le surlendemain, s’exclame Liberté, le numéro deux de la diplomatie saoudienne était à Paris pour prendre part à la “marche républicaine” contre le terrorisme islamiste et pour la liberté d’expression ! » Et le quotidien algérien de s’interroger : « Y aurait-il une différence entre un intégrisme qui terrorise les consciences et assassine la liberté d’expression parce qu’ici, il est pratiqué par un État et là par un groupe armé ? Puisque les droits de l’homme constituent un attribut de l’être humain, de l’individu, pourquoi y aurait-il une différence entre un crime commis contre des citoyens que la République défend et un autre contre des sujets otages de leurs despotes ? […] L’on ne peut pas être Charlie, conclut Liberté, sans être Raif Badawi. »

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