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    Lambert Mendé: en RDC, «la présidentielle peut se tenir en 2016 comme en 2017»

    Lambert Mendé. Reuters

      Ce vendredi, on commémore en République démocratique du Congo l’assassinat de Laurent Désiré Kabila, c’était le 16 janvier 2001. C’est son fils Joseph Kabila qui lui avait succédé et qui est au pouvoir depuis. En décembre 2016, son deuxième et dernier mandat constitutionnel prend fin. L’opposition le soupçonne de vouloir tout faire pour rester à la tête de l’Etat. Au cœur de la polémique depuis quelques jours, un projet de loi électorale qui prévoit un recensement de la population avant la tenue des élections. L’opposition craint que ce recensement, vu le défi logistique qu’il représente, permette à Joseph Kabila de prolonger son mandat. Alors qu’en est-il ? Pour en parler, Sonia Rolley reçoit Lambert Mendé, le porte-parole du gouvernement congolais.

      RFI : Pourquoi cette nouvelle loi électorale est importante ?

      Lambert Mendé : En 2011, nous en sommes sortis avec pas mal de contentieux, de litiges, et plusieurs concertations ont eu lieu au niveau de l’opposition, de la majorité, de la société civile. Nous avons reçu moult rapports d’observateurs nationaux étrangers et nous avons décidé de pouvoir revisiter le texte pour en extraire tout ce qui a pu rendre possible ces dysfonctionnements. Nous sommes assez surpris de voir que maintenant une partie de l’opposition s’y oppose.

      Mais pourquoi vouloir conditionner la tenue des scrutins à venir, notamment de la présidentielle, au résultat du recensement ?

      C’est ce qui avait été demandé par l’opposition d’abord. Nous n’avons fait que les rejoindre. Et c’est ce qui est fait dans le monde entier parce que moi, je ne connais pas de pays où on peut aller dans des élections législatives sans avoir au préalable dénombré la population pour pouvoir répartir les sièges des représentants au prorata du nombre de la population. C’est ça l’équité électorale.

      Selon les estimations qui circulent au sein de la communauté internationale, ce recensement prendra au minimum 20 mois. Est-ce que vous pensez pouvoir organiser l’élection présidentielle dans les délais impartis par la Constitution ?

      C’est l’effort que nous faisons. Au jour où nous parlons, ce n’est pas dans 20 mois que l’élection présidentielle doit se tenir, c’est dans plus de 20 mois. Donc, c’est un débat qui, à mon avis, est plus ou moins exagéré.

      La Constitution prévoit que la présidentielle doit être organisée 90 jours avant la fin du mandat du président. Le deuxième et dernier mandat du chef de l’Etat actuel prend fin à la mi-décembre. 2016, ça vous paraît encore véritablement tenable ?

      Non, la Constitution prévoit la convocation du corps électoral par la Commission électorale 90 jours avant la fin du mandat du président.

      Ça veut dire que la présidentielle pourrait se tenir en 2017 ?

      Elle peut se tenir en 2016 comme elle peut se tenir en 2017. On a déjà vu ça aussi bien en 2006 qu’en 2011. Nous n’avons pas vu le ciel tomber sur nos têtes.

      Donc ça veut dire que le président pourrait avoir un mandat qui dépasserait les cinq ans ?

      Nous avons aujourd’hui un Sénat qui a dépassé de trois ans le mandat qui lui a été attribué. Le ciel n’est pas tombé sur nos têtes non plus.

      L’opposition pense qu’il y aura glissement du calendrier électoral. Vous-mêmes vous réalisez aujourd’hui que ce ne sera peut-être pas possible de tenir toutes les élections avant la fin 2016 ?

      Je n’ai pas dit cela. Il est possible que l’on tienne les élections avant la fin de 2016. Et c’est ce à quoi nous nous attelons. Ils sont simplement en train de dramatiser les choses. Même dans cette hypothèse-là, il n’y a pas péril en la demeure puisque la Constitution l’a bel et bien prévu, et nous y sommes d’ailleurs maintenant puisqu’il n’y a aucune institution provinciale qui est encore dans son mandat. Le Sénat n’est plus dans son mandat.

      Pourquoi avoir voulu empêcher l’opposition de manifester dimanche et lundi son opposition à la loi électorale alors que ce droit est inscrit dans la Constitution ?

      Il y avait quelques centaines de personnes qui voulaient se diriger vers une zone neutre. Le palais de la République, ici comme dans plusieurs autres pays de droit, sont des zones qui sont déclarées neutres. On ne manifeste pas devant le palais du peuple, on ne manifeste pas devant l’hôtel du Gouvernement.

      Que se passe-t-il au Katanga. Il est question du remplacement de plusieurs hauts fonctionnaires. Quelle en est la raison ?

      Le gouvernement a estimé qu’il y avait des cas flagrants de mauvaise gestion, des cas de corruption. On en parle depuis des années. Et l’aboutissement des enquêtes a poussé le président à tirer des conclusions, il y a à peu près une semaine, dix jours.

      Donc ce n’est pas du tout la conséquence des propos tenus par le gouverneur Moïse Katumbi en décembre, des propos qui étaient hostiles à un troisième mandat pour le président Joseph Kabila ?

      D’abord, le président Joseph Kabila n’a jamais dit à monsieur Katumbi qu’il était candidat à un troisième mandat. Deuxièmement, je vous laisse libre de vos propos. Vous confirmez que Moïse Katumbi serait le responsable de ces actes de prévarication.

      Ce n’est pas du tout ce que ma question sous-entend. Mais est-ce que vous, vous accusez, vous soupçonnez le gouverneur Moïse Katumbi d’être à la tête de ce réseau de corruption que vous dénoncez ?

      Mais il y a des enquêtes qui sont en cours. Nous ne pouvons pas dire que tel est coupable ou qu’il ne l’est pas. Il faut attendre.

      En 2013, la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples avait donné 180 jours à la RDC pour la notifier de la mise en œuvre de ces recommandations dont la plus importante était celle de libérer la quarantaine de personnes toujours détenues après avoir été condamnées en 2003 pour l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila. Quatorze mois plus tard, pourquoi ne s’est-il encore rien passé ?

      Parce que nous n’avons aucune instance au-dessus de la République démocratique du Congo, nous ne sommes pas sous tutelle de l’institution dont vous parlez. Nous sommes un pays indépendant. Notre justice est la seule qui puisse prendre des décisions de cette nature-là. Nous sommes très jaloux de notre autonomie.

      C’est aussi la raison pour laquelle le gouvernement congolais n’avait jamais répondu aux demandes de requête d’information de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples. C’est parce que vous ne reconnaissez pas cette institution ?

      Non, nous la reconnaissons, mais nous arborons les injonctions de nos partenaires, même s’ils sont de la communauté internationale. Des conseils, nous acceptons, mais nous ne sommes plus à l’heure des injonctions.

      Est-ce que c’est la raison pour laquelle les opérations contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) n’ont pas commencé malgré les injonctions du Conseil de sécurité des Nations unies ?

      Les opérations contre les FDLR ont été décidées par nous. Je peux vous rassurer qu’à ce niveau nous sommes sur la même longueur d’onde que le Conseil de sécurité, mais nous ne communiquerons pas sur le moment.

      Elles auront lieu en 2015 ces opérations ?

      Elles auront lieu peut-être au moment où nous parlons, peut-être dans une semaine. Le choix est laissé à nos experts des forces de défense et de sécurité.


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