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    Ebola: pour le docteur Nabarro, «il faut sécuriser les rites funéraires»

    David Nabarro est le coordinateur des Nations unies pour la lutte contre Ebola. un.org

    Dans la lutte contre l'épidémie Ebola, il y a enfin une bonne nouvelle. Le virus commence à refluer. Mais attention, la bataille n'est pas terminée pour autant. Le médecin britannique David Nabarro est le coordinateur des Nations unies pour la lutte contre Ebola. De passage à Paris, il lance un message aux populations touchées sur l'antenne de RFI : « il faut sécuriser au maximum les rites funéraires », dit-il.

    RFI : Est-ce que le plus dur est passé ?

    David Nabarro : J’espère... On a peut-être passé le cap de l’épidémie au Liberia et on commence aussi à voir une diminution des nouveaux cas, semaine après semaine, en Sierra Leone et en Guinée. Mais en Guinée, on a une diffusion de l’épidémie au nord, à l’est, à l’ouest... ça [nous fait] peur, peut-être [que] ça peut encore s'enflammer si on n’a pas un contrôle. C’est pour ça il faut avoir une grande vigilance, pour être sûr que l’on peut finir le travail.

    Est-ce que l’on a franchi un cap ? Est-ce que l’on est sur la pente descendante ?

    Au Liberia, oui, nous pensons que nous avons passé le cap. On est sur un front descendant. Au Sierra Leone, oui aussi, mais en Guinée, on n’est pas exactement sûr. C’est pour cela qu'il faut [être bien attentif] dans les trois ou quatre prochaines semaines.

    Qu’est-ce qui vous inquiète le plus en Guinée ? Est-ce que c’est à l’ouest dans la région de Forécariah, est-ce que c’est à l’est dans la région de Nzérékoré ?

    On a des problèmes dans les deux endroits. A l’est, à Nzérékoré ou encore à Lola, c’est près de la Côte d’Ivoire, on a de nouveaux cas, on a toujours peur que la maladie avance en Côte d’Ivoire. De l’autre côté à l’ouest, autour de Conakry, on trouve de nouveaux cas qui arrivent et une réticence des populations qui rend le travail un peu difficile pour les soigneurs.

    Est-ce que cela veut dire qu’il y a des gens qui n’ont toujours pas compris qu’il fallait changer de comportement ?

    Vous avez raison, au centre de cette épidémie, c’est le comportement qui pousse l’épidémie. Ce n’est pas une maladie qui [se propage] par l’eau ou dans l’air, c’est une épidémie qui  [se propage] en raison du comportement des gens. Mais ce comportement est très important parce que pour les gens, les rites funéraires sont absolument au centre de leur vie. Ce n’est pas une réticence parce que les gens sont fâchés avec les soigneurs, c’est une réticence qui arrive parce que les gens veulent être sûrs de leur avenir.

    C’est une question de rapport à la mort ?

    Absolument et c’est pour ça que c’est très difficile de changer le comportement.

    Et c’est pour ça que les gens touchent leur défunt, embrassent leur défunt ?

    Oui, c’est vraiment comme ça.

    Et qu’est-ce que vous dites aux gens ?

    Il faut toujours commencer par des négociations. C’est une diplomatie médicale. En Guinée, on m’a dit que cela commence à changer. Les réticences diminuent semaine après semaine. Si c’est possible pour les gens de voir le corps de quelqu’un et d’être proche mais peut-être [sans le] toucher, il est possible pour eux d’avoir les rites mais sans danger de contamination.

    D’ici combien de temps la maladie va disparaître ?

    C’est difficile pour moi de dire exactement quand ça doit être fini parce que si on a la maladie d’Ebola dans un quelconque endroit, ça peut s’enflammer très, très vite. Je voudrais rassurer les gens que ça va disparaître, ça c’est certain, mais je ne suis pas sûr de la date.

    Dans l’année 2015 ?

    Je ne peux pas le dire.


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