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    A la Une: la crise se poursuit en RDC

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    Encore des manifestations hier mercredi à Kinshasa contre le projet de loi électorale. Goma et Bukavu ont rejoint le mouvement dans l’est du pays alors que le Sénat pourrait voter ce jeudi le projet contesté.

    « La crise est bien là ! », s’exclame le quotidien Le Potentiel qui lance un appel au calme. « Les tensions entretenues par l’opposition hier à Kinshasa et ailleurs ont démontré qu’il urgeait de désamorcer la bombe. La République démocratique du Congo doit quitter la zone de turbulences en vue de préserver les acquis démocratiques engrangés lors des deux cycles électoraux de 2006 et 2011, malgré des ratés. Pour ce faire, le président Kabila, relayé par l’opposant historique l’UDPS Etienne Tshisekedi, rejoint par le patriarche Gizenga, le MSR de Pierre Lumbi, puis la Conférence épiscopale nationale du Congo, tous encouragent la tenue d’un dialogue. Le format reste à déterminer. Puissent les échauffourées du lundi 19 janvier 2015 ramener tout le monde à la raison ! »

    Pour le site d’opposition Kongo Times, pas de compromis possible : Kabila est « un fou politique qui tue et qu’il faut chasser du pouvoir. (…) Le Congo doit se mettre debout, poursuit-il, pour régler le sort de Joseph Kabila et faire en sorte qu’avant le 19 décembre 2016, (date de la prochaine présidentielle) il dégage sinon il subira le même sort que tous les dictateurs. Toute disposition contraire à l’Etat de droit ne fera que renforcer la détermination des Congolais qui ne céderont pas à la censure de l’internet ou des SMS. Joseph Kabila, la messe est déjà dite, s’exclame encore Kongo Times. Si Mobutu ou encore Compaoré ont fui du pouvoir, cela illustre que rien ne peut arrêter la détermination spontanée d’un peuple d’en finir avec un président fou, contesté par la rue. »

    Lâcher du lest ?

    Alors que les manifestations se poursuivent donc, « le débat avance à grande vitesse au Sénat sur le projet contesté de modification de la loi électorale, note pour sa part le site d’information Afrikarabia. Hier, le Sénat a déclaré le projet 'recevable', malgré les arguments avancés par les sénateurs d’opposition. Ces derniers craignent en effet que le recensement de la population ne repousse la date de la prochaine présidentielle et permette ainsi au président Joseph Kabila de se maintenir au pouvoir au-delà de la limite légale. Une rumeur persistante affirme qu’Evariste Boshab, le ministre de l’Intérieur qui porte le projet de loi, aurait déclaré à certains sénateurs que l’article 8 qui conditionne l’élection présidentielle au recensement pourrait être retiré. Info ou intox ? Le pouvoir se prépare-t-il à lâcher du lest si la situation dégénère dans les rues ?, s’interroge Afrikarabia. Difficile de le savoir. Le projet repasse devant le Sénat ce jeudi. Cela permettra d’y voir plus clair sur les intentions réelles du gouvernement congolais : soit passer en force, soit reculer sur l’article 8 pour temporiser avec la rue. La séance au Sénat de ce jeudi sera donc cruciale pour la suite des événements. »

    Renoncer ?

    En tout cas, pour une large part des médias ouest-africains, l’affaire est entendue… « Les ingrédients de la chute s’amoncèlent », s’exclame ainsi L’Observateur Paalga au Burkina. « Kabila risque gros », renchérit Le Pays. « Pour un homme qui est au pouvoir depuis 2001 et qui est relativement jeune, l’attitude qui est la sienne aujourd’hui de s’accrocher à son trône quitte à endeuiller tout le pays, s’apparente à de la folie. Le temps est venu pour lui de tirer leçon de la révolution burkinabè, parce que cela pourrait lui servir et servir son pays, à moins qu’il n’ait déjà choisi, comme l’a dit Obama, d’être du mauvais côté de l’histoire. »

    « La seule alternative pour Kabila, insiste Aujourd’hui, toujours au Burkina, est de renoncer, et de prendre au sérieux cet avertissement de son encore allié ( ?), le gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi qui, le 23 décembre dernier, disait ceci devant une foule de Katangais : 'après deux faux penalties contre l’équipe nationale de football, les supporters devraient envahir la pelouse, si un troisième était sifflé'. Certes, on peut croire que c’est sous sa casquette de patron du Tout-Puissant Mazambé que Katumbi a lâché ces propos, mais vu le contexte…, estime Aujourd’hui, une interprétation politique est plus plausible. »

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