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    Zacharie Myboto: «Le pouvoir en place doit respecter la Constitution»

    Zacharie Myboto (centre) accompagné du premier ministre gabonais Jean Eyeghe Ndong (droite) à leur arrivée à l'Assemblée nationale, le 4 mai 2011. AFP photo/Wils Yanick Maniengui

    Quatre ans après avoir dissout le parti de l'Union nationale, l'un des principaux partis d'opposition gabonais, les autorités de Libreville ont décidé de « réhabiliter » cette formation. Elles ont décidé de l'autoriser à exercer à nouveau ses activités en toute légalité. Cette mesure pourra-t-elle contribuer à un apaisement du climat politique ? Pour en parler, notre invité est ce matin le président de l'Union nationale, Zacharie Myboto. Il répond aux questions de Laurent Correau.

    RFI : Comment réagissez-vous à la décision des autorités d’autoriser à nouveau les activités de l’Union nationale ?

    Zacharie Myboto : Pour nous l’Union nationale ne devait pas être dissoute, parce que cette décision de dissoudre l’Union nationale était unique et surtout anticonstitutionnelle. Un pouvoir en place doit respecter la Constitution, celui qui est à la tête du pays jure dans son serment de respecter et de défendre la Constitution. Lorsqu’il viole la Constitution, c’est un problème de fond et c’est pour cela que nous avons estimé que nous n’avions pas du tout à accepter la décision de dissolution l’Union nationale et qu’il fallait lutter pour sa réhabilitation. L’Union nationale a été réhabilitée et c’est tant mieux.

    Mais qu’est-ce qui a poussé le pouvoir à réhabiliter l’Union nationale ?

    C’est d’abord le travail que nous avons eu à faire, ça a été un combat multiforme, mais pendant quatre ans, sur le plan national et international, nous ne sommes pas restés les bras croisés. Maintenant pour le reste, c’est au pouvoir de répondre à votre question.

    Est-ce que vous y voyez également un signe d’apaisement de la part du pouvoir ?

    Je crois qu’il a compris la nécessité de se raviser. Maintenant, la suite nous verrons.

    En décembre, le front de l’opposition pour l’alternance avait lancé un appel à ces militants pour qu’ils ne reconnaissent plus le président Ali Bongo. Est-ce que la décision qui vient d’être prise peut vous amener à revoir votre point de vue ?

    Le Gabon connaît des problèmes énormes aujourd’hui sur le plan politique, sur le plan institutionnel, sur le plan économique et sur le plan social. Ce sont des problèmes qui sont posés avec le maximum de clarté. Aujourd’hui, le pouvoir s’est trouvé dans la position où il s’est rendu compte qu’il s’était gravement trompé, il a donc pris la décision de réhabiliter l’Union nationale. Ca ne l’empêche pas d’avoir l’opposition qui relève évidemment de la réflexion que nous nous faisons de notre pays.

    Concernant cette situation politique, les autorités ont annoncé qu’elles allaient également relancer le Conseil national de la démocratie comme cadre de dialogue. Elle n’exclut plus de discuter du fichier électoral et de l’identification des électeurs. Est-ce que vous considérez cette proposition comme un pas en avant ?

    Le Conseil national de la démocratie, je dois vous dire que ça a été presque une coquille vide. Maintenant il semble qu’il y ait des dispositions nouvelles qui ont été prises pour revigorer un peu ce Conseil national de la démocratie. Mais nous n’avons aucune idée de ces nouvelles mesures parce qu’il n’a aucune mesures qui a été portée à notre connaissance, ce qui fait que pour nous aujourd’hui, nous ne pouvons même pas nous prononcer sur le contenu de ce texte.

    Vous attendez des précisions ?

    Nous attendons au moins d’avoir ce texte pour pouvoir analyser son contenu et puis nous prononcer en toute connaissance de cause.

    La présidentielle est prévue pour 2016 au Gabon, est-ce que l’Union nationale présentera en tant que tel un candidat à cette échéance ?

    Nous ne sommes pas en 2016, nous sommes en 2015 et l’Union nationale fait parti du Front de l’opposition pour l’alternance. Donc sa décision sera certainement conforme à l’esprit que dégagera le Front de l’opposition pour l’alternance.


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