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    A la Une : Boko Haram, menace globale

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    « Après avoir impunément semé la mort et la désolation au Nigeria puis au Cameroun, c’est désormais sur le Niger que Boko Haram a jeté son dévolu depuis la semaine dernière, constate le site d’information Fasozine. Avec la même barbarie. Malgré la mobilisation des forces armées de la sous-région, rien ne semble arrêter le groupe islamiste armé dans son désir de terroriser toute la région du lac Tchad. Et plus, si rien n’est fait, comme on a pu le voir, pointe le site burkinabè, Niamey n’entend pas regarder en spectateur le massacre perpétré par Boko Haram sur son territoire dans la ville de Diffa. (…) Qui plus est, l’intervention de troupes spéciales françaises, américaines et canadiennes constitue un élan de solidarité supplémentaire qui devrait permettre de venir à bout du très téméraire groupe islamiste. » Mais « au-delà de la vengeance de Diffa, estime encore Fasozine, il faudrait concomitamment penser aussi à aller jusqu’aux racines du mal qui pousse Boko Haram à devenir aussi dangereuse pour une sous-région déjà trop fragilisée par la pauvreté et la mal gouvernance. »

    En effet, insiste Le Pays, toujours au Burkina, « il faut tout un travail méthodique de déparasitage des esprits et de déconstruction des thèses de Boko Haram. A cela, il faut ajouter la prise de mesures fortes, susceptibles de tirer les jeunes Nigériens de l’emprise du chômage et de l’oisiveté. Car, avant de faire entendre raison à tous ceux qui peuvent être séduits par le discours de Boko Haram, il faut d’abord répondre à leurs préoccupations existentielles. Pour toutes ces raisons, lance Le Pays, l’on peut dire qu’après le quitus du Parlement autorisant l’envoi de soldats nigériens au Nigeria pour casser du Boko Haram, le plus dur reste à faire. Et ce plus dur doit être fait d’abord sur le territoire nigérien, parce que Boko Haram y est déjà confortablement installé. »

    Et le renseignement ?

    L’Observateur Paalga, à Ouaga, soulève un autre problème concernant Boko Haram : « Comment expliquer qu’Abubakar Shekau puisse narguer comme il le fait depuis toujours son pays natal et le monde sans que personne ne puisse le géolocaliser ? Comment se fait-il que malgré les drones français basés au Niger et les spécialistes du renseignement américain ou même chinois qui sont partis prêter main-forte à Abuja, on n’arrive pas à débusquer le chef d’orchestre de cette nébuleuse salafiste jusque dans ses derniers retranchements ? Ou encore, comment expliquer que jusqu’à présent, personne n’arrive à dire où se trouvent les 200 lycéennes de Chibok portées disparues depuis bientôt un an ? L’une des réponses qui semble sauter aux yeux, estime L’Observateur Paalga, c’est que jusqu’à présent, on a déployé la logistique et les hommes mais on n’a pas suffisamment fait dans le renseignement. C’est pourquoi nous persistons et signons pour dire : les hommes d’accord, les renseignements d’abord. Et ces renseignements sont d’autant plus utiles concernant Boko Haram qu’on a affaire à un ennemi perfide sans foi ni loi. »

    Des efforts !

    Au Sénégal, on s’interroge aussi sur les moyens militaires à déployer pour contrer la menace terroriste et également sur le renseignement… C’est un dossier proposé par le quotidien Enquête : « L’armée face à l’équation des moyens », titre le journal. « Premier rempart dans la protection de nos frontières, l’armée nationale assure jusqu’ici une efficacité sur tous ses théâtres d’opération. Il n’empêche qu’elle est encore tributaire d’un manque de moyens humains et matériels, pointe Enquête. En réalité, certains équipements font cruellement défaut, lorsqu’ils ne sont pas tout simplement obsolètes ou hors d’usage en plus du nombre insuffisant des effectifs. Cependant, reconnaît le journal, des efforts sont en train d’être faits. » Notamment dans le domaine aérien avec l’achat d’avions de transport.

    Il y a aussi des efforts à faire dans le domaine du renseignement, relève Enquête qui remarque que, déjà, le président Macky Sall a créé l’été dernier une Délégation générale au renseignement national, « un outil de coordination du renseignement logé au palais présidentiel qui regroupe les différents centres de décisions qui étaient éparpillés entre différents ministères et la présidence de la République. »

    En tout cas, conclut Enquête, « les forces armées sénégalaises apparaissent comme des forces professionnelles et éminemment républicaines. L’armée est en effet instruite, démocratique et bien commandée, proche de la population ; et ses interventions dans les domaines humanitaire et du développement sont unanimement saluées. Il urge donc de la mettre dans les meilleures conditions de travail, adaptées aux menaces aussi bien intérieures qu’extérieures, même si le contexte international prête à une dispersion des attentions. »

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