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    A la Une: Swiss Leaks, l’Afrique aussi…

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    L’Afrique n’est pas épargnée par le scandale Swiss Leaks, révélé par de grands médias occidentaux, dont le quotidien Le Monde, en France. Il s’agit, rappelons-le, de la dissimulation au fisc, et même de blanchiment de sommes astronomiques dans la filiale suisse de la banque britannique HSBC.

    « L’Afrique dans la magouille », s’exclame le site d’informationGuinée Conakry Infos. « Des pays africains y ont trouvé leurs comptes, avec la bénédiction de leurs dirigeants aux mains on ne peut plus sales. Ainsi, l’Egypte, la Tunisie, le Sénégal, la Zambie, l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire, la Guinée… à des degrés divers ont plongé dans la vaste magouille internationale de blanchiment d’argent, au grand dam des populations africaines, qui se mouraient dans la mouise, quand leurs chefs jubilaient ou festoyaient dans les plus grands palaces de ce monde. […] Les révélations de Swiss Leaks, poursuit Guinée Conakry Infos, nous ramènent au cœur de la problématique du développement de l’Afrique, outrancièrement spoliée de ses richesses au profit de l’étranger par des réseaux sinon mafieux, mais terriblement déséquilibrés. C’est ainsi que l’ancien président sud-africain Thabo Mbéki, dans un panel économique de haut niveau de l’Union africaine qu’il dirigeait, a démontré dans un rapport publié en 2011 que le stock de capital de l’Afrique aurait augmenté de plus de 60 % si les fonds qui quittaient l’Afrique illégalement étaient restés sur le continent, tandis que le PIB par habitant aurait augmenté de 15 % […] Plus grave, cette somme dépasse le montant de l’aide publique au développement dont bénéficie l’Afrique, soit 46,1 milliards de dollars en 2012. »

    Et Guinée Conakry Infos de conclure : « Swiss Leaks, un scandale à dimension planétaire qui commence à peine à démonter des mécanismes séculaires qui interpellent la conscience humaine sur leur nature et le degré d’opacité qui les caractérise. »

    Au Mali, la presse s’interroge… « 68 richards maliens en cause !, s’exclame L’Indicateur du Renouveau. Il se dit qu’ils sont 68 Maliens à avoir planqué des centaines de millions de FCFA. Qui sont-ils ?, se demande le quotidien bamakois. C’est la question à laquelle les autorités judiciaires en général et le procureur général en particulier devront répondre en ouvrant tout au moins une information judiciaire pour démasquer ces ennemis de notre économie en manque de fonds.

    Les autorités helvétiques s’engagent à collaborer. Dès lors, affirme L’Indicateur du Renouveau, la balle est dans le camp du garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Mohamed Diarra, qui se doit d’honorer la confiance en lui placée pour la transparence et pour le droit de savoir. »

    Des noms !

    Le quotidien sénégalais Enquête, lui, donne des noms… Les noms des principales personnalités du continent citées par Le Monde. Il y a le Sud-Africain Fana Hlongwane, homme d’affaires spécialisé dans les secteurs des équipements militaires ; Aziza Kulsum Gulamali, ce Burundais, propriétaire d’une usine de cigarettes domicilié en Belgique est soupçonné de trafic d’armes et de minerais ; Abdoul-Karim Danzoumi, le propriétaire de Badica, la plus grande compagnie de diamants implantée en Centrafrique ; l’Ivoirien Patrick Bédié, le fils de l’ancien président ivoirien Henri Konan Bédié, qui a fait carrière dans le négoce du café cacao ; Rachid Mohamed Rachid, ministre égyptien du Commerce et de l’Industrie de 2004 à la chute de Hosni Moubarak, en 2011, il fut aussi président d’Unilever pour l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient et la Turquie. Et puis il y a aussi, souligne Enquête, « le célèbre chanteur et homme d’affaires sénégalais, Youssou Ndour, par ailleurs conseiller du président Macky Sall. Interrogé par les journalistes-enquêteurs, il a refusé de s'exprimer sur le compte bancaire qu’il détenait chez HSBC, par ailleurs fermé depuis. »

    Enfin, parmi les comptes de HSBC, pointe encore Enquête, figure celui de Sa Majesté le roi Mohammed VI, codétenu avec son secrétaire particulier, Mounir El-Majidi. D'après Le Monde, entre l’automne 2006 et le 31 mars 2007, soit la période couverte par les listings que le quotidien français a pu consulter, le montant maximal enregistré sur ce compte était de 7,9 millions d’euros. Or, il est en principe illégal, pour des Marocains résidant au Maroc, de détenir un compte bancaire à l’étranger, souligne le quotidien. Il faut en effet détenir une autorisation de l’Office des changes. Ces révélations ont provoqué quelques remous au Maroc, constate encore Enquête. Si l’existence d’un tel compte à l’étranger n’a surpris personne dans le royaume - la fortune de Mohammed VI est estimée à près de deux milliards d’euros par le magazine Forbes -, personne ne s’était, jusque-là, risqué à en parler.

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