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    A la Une: à Yaoundé, plus unis que jamais contre Boko Haram

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    Cameroon Info constate que « excepté le président de la république de Sao Tomé, tous les chefs d’Etat de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) ont fait le déplacement au sommet extraordinaire du conseil de Paix et de Sécurité de l'Afrique centrale ». C'est dire l'importance que représente cette lutte contre Boko Haram, avec qui « il n'y a aucune sorte de compromis possible » selon le président organisateur du sommet, Paul Biya. D'ailleurs, il y a beaucoup de commentaires sur les différents discours des chefs d’Etat hier, tous « au ton très martial » selon Cameroon info qui retient d’abord « l'hommage fraternel » de Paul Biya au président tchadien. « Idriss Déby a pris la décision courageuse en signe de solidarité, a-t-il dit, de nous envoyer en renfort, un important contingent de soldats tchadiens. Leur bravoure est bien connue, elle s’est illustrée au cours des derniers combats ».

    A lireCameroon Info, on peut se demander si cette lutte conjointe contre Boko Haram n'est pas en train de créer une vraie dynamique régionale, à l'instar de cette autre citation du président Paul Biya. « Il y a d’un côté, les tenants d’une société moderne et tolérante, garantissant l’exercice des Droits de l’Homme dont ceux de religion, ainsi que la démocratie représentative ; et de l’autre côté, c'est-à-dire du côté de Boko Haram (…), il y a les partisans d’une société obscurantiste et tyrannique sans considération aucune de la dignité humaine. »

    Cameroon info relève aussi, le discours particulièrement « dense », de « l’homme fort de Ndjamena qui s’est voulu panafricaniste » selon ses propres mots et a conclu son propos en paraphrasant un penseur chinois : « La guerre est semblable au feu, a dit Idriss Déby, lorsqu’elle se propage, elle met en péril ceux qui l’ont provoquée ». Une phrase pleine de sous-entendus.

    Cameroon-Tribune retient pour sa part le « concret » comme il dit de cette conférence. « Une aide d’urgence d’un montant de 50 milliards de FCFA et un fonds de soutien multidimensionnel de logistique, d'assistance humanitaire, de communication et d’actions politico-diplomatiques ont été prises hier. Autant de de moyens financiers pour rendre effective cette riposte conjointe à Boko Haram ». Pour Cameroon-Tribune, « l'Afrique centrale est en ordre de bataille contre Boko Haram. »

    Sommet de Yaoundé : Tous pour un, un pour tous

    Dans le Journal du Tchad, on retient surtout cette photo, celle de la famille des Etats d'Afrique centrale, les présidents alignés en deux rangs qui posaient hier devant l'affiche de cette conférence consacrée à la lutte contre Boko haram. Avec dans l'article du Journal du Tchad, cette phrase en exergue du président Idriss deby : « Boko Haram n'aura pas droit de cité en Afrique centrale » .

    L'observateur Paalga, pose cependant peut-être la bonne question : « Sommet de Yaoundé : peut-on discuter de Boko Haram sans Goodluck Jonathan ? ». « Certes son pays ne fait pas partie de cette communauté économique des Etats d'Afrique centrale. (…) Certes il est en pleine campagne électorale, mais ce n’est pas le temps d’un aller-retour à Yaoundé qui pourrait lui coûter des voix à la présidentielle » estime le quotidien burkinabé. Alors pourquoi ? L'Observateur Paalga se demande encore s'il n'y a pas de la part du président nigérian quelques « réticences manifestes à voir une intervention étrangère sur son territoire ». « Les autorités d’Abuja finiront par constituer le principal obstacle à la mise en marche du projet de création d’une force panafricaine contre Boko Haram ? », interroge L'Observateur Paalga.

    Nigeria : seul contre tous ?

    En tournant les pages des journaux nigérians, on s'aperçoit que la campagne électorale des présidentielles de mars prochain bat son plein actuellement et a relégué au second plan tous les autres événements, qu'ils soient indirectemment liés au destin du pays ou pas. On ne fait même pas allusion à ce sommet dans le grand quotidien The Vanguard. Dans This Daylive , on se demande comment on peut imaginer une élection présidentielle dans un pays divisé et contrôlé par la secte Boko Haram au nord. Les autorités nigérianes ont affirmé en plus, selon This Daylive que pour éviter toute ingérence illégale dans le processus démocratique, les forces armées seraient obligées à la neutralité. Et le journal de se demander en conclusion : « Si la secte satanique de Boko Haram, n'est pas anéantie dans les six semaines, par les forces armées des républiques du Tchad, du Cameroun et du Niger, il faudra se demander s'il ne faut pas encore retarder l'organisation des élections générales ». Comme si en gros, le sort de la démocratie nigériane était désormais lié à l'intervention militaire des pays voisins.

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