GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 14 Octobre
Dimanche 15 Octobre
Lundi 16 Octobre
Mardi 17 Octobre
Aujourd'hui
Jeudi 19 Octobre
Vendredi 20 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    Le biogaz désenfle en France et en Allemagne

    Réseau biogaz au centre d'enfouissement des déchets et à la composterie de la Tienne à Bourg-en-Bresse, en France. Fkickr

    Transformer les déchets animaux et végétaux en gaz, l'idée a séduit les agriculteurs en France et en Allemagne, mais aujourd'hui c'est un peu la désillusion.

    Le biogaz désenfle en France et en Allemagne. Les agriculteurs s'étaient lancés avec enthousiasme dans la méthanisation des végétaux ou des déchets animaux pour produire de la chaleur et de l'électricité, des deux côtés du Rhin. Mais aujourd'hui, ils voient leurs espoirs déçus.

    En Allemagne, 8 000 méthaniseurs ont été installés en moins de 15 ans, encouragés par les subventions aux énergies vertes. Mais cet essor vient d'être stoppé net par la nouvelle réglementation. Berlin a fortement baissé le tarif de rachat de l'électricité produite par ce gaz pour limiter un gros effet pervers : jusqu'à un tiers de la production allemande de maïs était jetée dans les méthaniseurs, on faisait même venir du maïs de Pologne et de République tchèque !

    En France, cet usage des céréales est interdit, c'est plutôt la méthanisation des déjections animales, complétées par des déchets de l'agro-alimentaire et de la restauration collective, qui a été encouragée. Le biogaz a tenté en particulier les éleveurs de porc bretons, dans l'ouest de la France. Cela leur permettait de respecter la réglementation, à savoir limiter l'épandage du lisier de cochon, source de pollution des eaux à l'azote.

    Mais à peine 200 méthaniseurs ont-ils vu le jour en France que déjà la bulle du biogaz se dégonfle. Les investissements, autrement plus coûteux qu'en Allemagne du fait de la matière première, ne sont pas rentables, faute de tarif de rachat de l'électricité suffisant et faute d'homologation en France du résidu sec de la méthanisation du lisier, le digestat.

    Ce digestat français ne peut toujours pas servir aux agriculteurs d'autres régions de l’Hexagone qui manqueraient d'engrais azotés. En revanche, la France importe sans problème du digestat produit en Belgique, par des méthaniseurs qui n'ont pas assez de matière première, en particulier les déchets de l'agro-alimentaire, qu'ils viennent chercher... en France !


    Sur le même sujet

    • Chronique Sciences

      Le biogaz, un carburant qui a du potentiel en France

      En savoir plus

    • Suède/ Energie

      Le biogaz, un carburant qui a de l'avenir en Suède

      En savoir plus

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.