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    A la Une : En Iran, le guide en phase terminale?

    AFP

    Le cancer du guide suprême iranien serait beaucoup plus grave que ce qu’on croyait. Ali Khamenei, en Iran, c’est le plus haut dirigeant. Le poste qu’il occupe au sommet de l’Etat, c’est celui qu’a occupé, de 1979 à sa mort, l’ayatollah Khomeini. En septembre dernier, le guide suprême, 76 ans, avait été opéré « de la prostate », comme on dit. Intervention rapide, sous anesthésie locale, bouclée en une demi-heure. Rien de bien méchant, affirmait-on à Téhéran.

    Mais ce matin, c’est une « bombe à retardement sur la scène politique iranienne » que Le Figaro prétend lâcher. Selon le journal français, Ali Khamenei serait atteint d’un cancer de la prostate « de stade 4, autrement dit métastatique ». Cela veut bien dire que le mal s’est disséminé ailleurs dans le corps. Compte tenu de son âge, son espérance de vie serait évaluée par les médecins à « environ deux ans », complète le quotidien.

    En quoi cette information à caractère privé relève-t-elle de la plus haute importance ? Tout simplement, souligne Le Figaro, parce que la maladie du leader « pourrait avoir un impact sur l’issue des négociations nucléaires, leur validation ultime relevant de lui seul ».

    Alors, info ou intox ? Tout d’abord, une précision avant de poursuivre. Le journal s’appuie sur « plusieurs sources dans les milieux occidentaux du renseignement » pour lâcher son scoop, énonce-t-il. Certes, le cancer d’Ali Khamenei n’était « pas un secret », admet le confrère, mais son cancer était réputé de « basse intensité », et les médecins ont été « surpris » de constater qu’il avait métastasé « jusqu’au dernier stade de la maladie ». Or, une brusque aggravation de l’état de santé de l’ayatollah Khamenei « peut bouleverser les paramètres » de la succession du guide suprême.

    Ce qui amène Le Figaro, en toute logique, à passer en revue ses successeurs potentiels. Mais sans entrer dans les détails, réservés aux seuls spécialistes du dossier, le journal rappelle le calendrier à très court terme des négociations sur le nucléaire iranien et souligne qu’à ce stade, les chances d’obtenir un accord qui mette fin à cette crise majeure de prolifération nucléaire sont « réelles », le président américain Barack Obama voulant, énonce Le Figaro, « obtenir un succès majeur en politique étrangère ».

    Daech : les iconoclastes crèvent l’écran

    Pendant ce temps, les islamistes de Daech saccagent une fois encore des œuvres d’art. Meuleuse en main, l’homme à la « Une » du Figaro est en train de détruire la figure d’un animal de pierre finement ciselé. En quelques instants, son outil branché sur secteur, et dont on aperçoit le fil d’alimentation au premier plan, a effacé des siècles d’histoire de l’art.

    La photo est parfaite, la mise en scène outrée, certes, mais son impact est considérable. La preuve. Photo, vidéo, rien n’a été laissé au hasard par les islamistes qui ont diffusé ces images. Sur Internet, elles ont fait le tour du monde. Le musée de Mossoul n’est plus que désolation.

    La destruction des œuvres d’art du musée de Mossoul, ce n'est rien moins qu’un « crime contre l’humanité », s’étrangle Le Figaro. « Crime contre les vivants, crime contre les morts, crime contre le passé et contre l'avenir, ces barbares ne négligent aucune dimension du crime contre l'humanité. Ils veulent régner, soumettre ou anéantir. Pas de compromis possible avec cela ».

    C’est une « perte irréparable » pour les archéologues, modère Le Parisien. Lesquels archéologues redoutent à présent « d’autres destructions », prévient le quotidien. Qui évoque les sites assyriens de Nimroud et Hatra, aujourd’hui sous le contrôle de l’EI. « Sauf à envoyer des troupes au sol, soupire Le Parisien, il est pour l’heure impossible de les protéger de la folie destructrice des jihadistes ».

    Il fallait s’y attendre, complète Libération, aux yeux de plusieurs observateurs, ce saccage est finalement « peu surprenant ». Mais l’essentiel, qui n’a pas échappé non plus à Libé, c’est la mise en scène. Le journal souligne le caractère de « propagande » de ce saccage médiatisé, propagande à laquelle s’ajoute la volonté « d’asservir un peu plus la population ». Après avoir « ciblé » les chiites, les yézidis et les chrétiens, ainsi que les sunnites qui tentent de s’opposer, « l’Etat islamique s’attaque à des richesses, à des symboles historiques auxquels la population de Mossoul est attachée, pour mieux la dominer. Les jihadistes lui disent : "Vous n’avez plus de passé, plus d’histoire." Cette vision totalitaire est consubstantielle à l’organisation », précise Jean-Pierre Filiu, professeur à Sciences-Po Paris, dans Libération.

    Daech : indignation unanime

    Et les formules sont au rendez-vous. Sud-Ouest dénonce ainsi la « folie iconoclaste » de Daech et pourfend les « assassins de la mémoire ». La Presse de la Manche bucheronne les « bouchers obtus et incultes de Daech se croient donc supérieurs au prophète qu'ils prétendent honorer ». Les Dernières Nouvelles d'Alsace blâme leur fanatisme [qui] est inséparable du « nombrilisme infantile ». La Charente Libre martèle qu’il est urgent de « combattre Daech et ses émules obscurantistes avec une énergie décuplée ». La République des Pyrénées affirme que les « gens » de Daech « n'aiment pas la vie. Ils ont fait sécession d'avec l'Humanité ». Quant au Républicain Lorrain, c’est bien simple, il dénonce la « connerie enturbannée », de Daech !

    France : le péril de la haine

    Voilà qui ne va pas rassurer les Français, qui s’inquiètent de la montée du racisme. Selon un sondage Odoxa pour Le Parisien, une majorité de Français estiment que l'antisémitisme et l'islamophobie progressent en France. Quand l’institut de sondage leur demande si elles ont l'impression que depuis ces dernières années « l'antisémitisme progresse », 68% des personnes interrogées répondent « oui ». Et 71% ont l'impression que depuis ces dernières années « l'islamophobie progresse ». Les Français sont en revanche partagés sur le rôle de l’Etat dans l’organisation de l’islam. 51% des personnes interrogées se disent favorables à l’idée que l'Etat prenne des mesures pour réformer l'islam de France, 48% préfèrent que ce soit les musulmans qui décident eux-mêmes de l'organisation de leur culte, « comme le font les autres religions ».

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