GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Dimanche 14 Juillet
Lundi 15 Juillet
Mardi 16 Juillet
Mercredi 17 Juillet
Aujourd'hui
Vendredi 19 Juillet
Samedi 20 Juillet
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • Etats-Unis: le Congrès bloque une vente d'armes à l'Arabie saoudite, un revers pour Trump
    • Ankara juge «injuste» la décision américaine de bloquer sa participation au programme F-35
    • États-Unis: rejet par la Chambre des représentants d'une motion appelant à une procédure de destitution de Trump
    • CAN 2019: le Nigeria domine la Tunisie 1-0 lors de la petite finale et termine 3e de la compétition
    • Abandon des poursuites contre l'acteur américain Kevin Spacey dans le Massachusetts

    Heddy Maalem (Rediffusion)

    Heddy Maalem. (c) Richard Volante

    Heddy Maalem est plutôt un homme du retrait, un homme du silence.
    Il se méfie des faux-semblants et des petits arrangements avec l’exactitude. A cette image, sa danse est simple, parfois brute, à la recherche d’un ajustement intérieur. Sans enjolivure.

    Du plus profond sourd la tension secrète que l’on perçoit dans ses chorégraphies comme dans l’individu. Fils de deux terres, la France - il précise : le Languedoc - et l’Algérie, Heddy Maalem préfère se dire fils de la Méditerranée, cette mer qui tente de combler la béance entre les deux peuples. Quand on pousse sa discrétion dans ses retranchements, Heddy Maalem finit par évoquer un souvenir d’enfance, précis et fondateur : en Algérie, nous vivions dans les Aurès, à Batna. Nous habitions le « village nègre », le quartier des Africains noirs. C’était la guerre. Et on entendait sans arrêt les percussions qui rythmaient les danses de ces immigrés venus du Sud. Pour moi, depuis, la guerre et la danse sont en quelque sorte liées l’une à l’autre.
    Le chorégraphe est né de cette violence, de cette séparation. Encore est-il né tard, après plusieurs années d’études aux langues O, puis de voyages, quelques métiers, et la boxe, en amateur, jusqu’à vingt-huit ans. La danse, il la croise de façon accidentelle, par l’intermédiaire de l'Aïkido qu'il enseignera de nombreuses années. Immédiatement elle lui apparaît comme
    « une évidence inattendue ». Une façon de bouger, d’être, qui rejoint des souvenirs personnels, anciens et même ancestraux.
    Pour avoir vécu le déchirement entre les deux pays dont je suis né, j’ai le sentiment d’être un étranger. En danse, je ne peux emprunter à aucune école existante. Il me faut inventer mon langage, une langue
    « non marquée ».
    Heddy Maalem entame alors une longue recherche sur son propre corps. Il se pose des questions simples : comment et pourquoi bouger ? Comment prendre une impulsion au sol ? Comment courir, marcher ? Peu à peu, le style se forme, d’un mouvement qui part du ventre ou du sol, pour percuter l’espace ou le partenaire, sans lyrisme mais non sans esthétisme, un style épuré mais physique.
    Sa démarche mise sur le temps, il travaille le corps comme un poète travaille la langue, pour sa matière. Sa volonté de se démarquer de la frénésie ambiante signe une forme de radicalité.

    (Extrait d’un portrait de Dominique Crébassol).

    → Le site de la compagnie de danse Heddy Maalem ici.

    → Dates de tournée du nouveau spectacle d'Heddy Maalem, Eloge du Puissant Royaume ici.

    Les choix musicaux d'Heddy Maalem

    Abdullah Ibrahim, Adhan & Allah-O-Akbar

    Sonia Wieder, Atherton Madrigali guerrieri et amorosi, libro VIII (Ardo)

    Saul Williams, Twice the First Time

    Allen Ginsberg, Father Death blues

    Prochaine émission

    Marie-France Bokassa, amoureusement fille à papa

    Marie-France Bokassa, amoureusement fille à papa
    C’est quoi la vie de château quand on s’appelle Marie-France Bokassa? C’est comment la vie de princesse quand on est l’un des 56 enfants nés de Jean-Bedel Bokassa, tyran flamboyant autoproclamé empereur de Centrafrique en 76, déchu et exilé en France (…)
    • Khadja Nin (Rediffusion)

      Khadja Nin (Rediffusion)

      Notre invitée En Sol Majeur s’appelle Khadja Nin. J’vous demande un peu : c’est quoi une vie ? Quand je regarde celle de la petite Jeannine, je vois d’abord une vie princière, …

    • Cécile Ladjali (Rediffusion)

      Cécile Ladjali (Rediffusion)

      Il y a des biographies trouées qui font des romans pleins. C’est la sensation que m’a laissée Shâb ou la nuit, l’un des romans de Cecile Ladjali qui écrit, par exemple :  …

    • Adama Diop, un acteur shakespearien venu du Sénégal

      Adama Diop, un acteur shakespearien venu du Sénégal

      Et si Macbeth avait grandi à Dakar ? Et si Brutus avait du sang noir ? Et si le théâtre français redevenait un territoire sans frontières ? Ces questions qui n’en sont …

    • Valli met l’accent (américain) sur l’invasion britannique aux USA

      Valli met l’accent (américain) sur l’invasion britannique aux USA

      Y’a comme un petit drapeau new-yorkais ou londonien qui flotte dans sa voix. Mais c’est l’oreille d’une Française qui vous le dit, donc Di dou di dou da, je peux me tromper... …

    • Levis Togo, pour faire du Mali un long fleuve théâtral

      Levis Togo, pour faire du Mali un long fleuve théâtral

      Levis Togo est un promeneur malien, il promène sa silhouette en France, avec sa tête d’artiste dans les nuages. Il y a quelques jours, lorsque notre invité Levis me contacte …

    • Imane Ayissi, un styliste entre Grace Jones et les masques bamileke

      Imane Ayissi, un styliste entre Grace Jones et les masques bamileke

      Un mannequin qui devient designer: voilà une rareté. Un mannequin africain qui devient un désigner international: voilà une occasion En Sol Majeur à ne pas rater. En …

    • Marguerite Abouet (Rediffusion)

      Marguerite Abouet (Rediffusion)

      La vie comme un long fleuve joyeusement intranquille, du côté de Yopougon. La vie comme une immense bande dessinée à flâner avec ces grandes gazeuses de Bintou, Adjoua …

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.