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    Mali: «Il faut voir l'accord d'Alger dans sa globalité», affirme Pierre Buyoya

    Pierre Buyoya. Chatham House/Wikimedia.org

    Dimanche 1er mars à Alger, les mouvements de la Coordination de l’Azawad ont refusé de parapher le texte de projet d’accord de paix au Mali. Le gouvernement de Bamako et les groupes armés qui défendent l’unité territoriale ont donné leur aval et la signature aura lieu à la fin du mois au Mali. Cet accord risque-t-il d’être refusé par une partie des belligérants ? Ce texte retient-il les revendications des populations du Nord ? Pierre Buyoya est le haut représentant de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel. Il a participé aux négociations d’Alger et se confie au micro de Christine Muratet.

    RFI : Dans quel état d’esprit êtes-vous au terme de ces négociations d’Alger ?

    Pierre Buyoya : Ce sont des négociations qui ont duré longtemps et l’accord, qui a été paraphé par certains et pas par d’autres, est un bon accord. C’est un bon compromis qui est aussi un document qui ouvre un processus, celui de la mise en application qui va durer, qui va aussi être difficile, certainement. Mais au total, ce sont tous les Maliens qui gagnent si cet accord est signé par toutes les parties.

    Que souhaiteriez-vous dire aux populations et aussi aux responsables des groupes de l’Azawad qui ont encore des réticences à signer un tel texte ?

    D’abord, je dois dire que je comprends que tout le monde ne signe pas en même temps. Cela est arrivé dans d’autres négociations. La raison qui a été avancée, c’était de pouvoir expliquer à la base de ces mouvements le compromis qui a été obtenu. C’est une raison aussi qu’on peut comprendre. Cependant, ce que je voudrais dire aux populations qui sont représentées par les mouvements de la coordination, c’est que cet accord est un bon accord pour eux aussi, que cet accord, il faut le voir dans sa globalité, les questions d’identité, mais aussi les questions de représentation politique au niveau local, au niveau central, les questions de sécurité, les questions de développement, de justice, de réconciliation. Dans l’ensemble, cet accord apporte beaucoup de choses aux populations du nord et surtout cet accord veut stabiliser le Mali. La stabilité du Mali fera en sorte que tout le monde gagnera.

    Ces populations-là sont très jalouses d’une forme d’autonomie. Ils le disent, même il y en a certains qui demandent l’indépendance. Fort de cela, est-ce que dans cette forme de régionalisation, il y a des outils d’une gestion locale ?

    La régionalisation, c’est justement cela. Les populations dans leurs terroirs vont en réalité s’auto administrer, c’est-à-dire être administrées par les structures qu’elles mettent en place elles-mêmes à travers des élections au suffrage universel direct. C’est réellement une forte responsabilisation des populations au niveau de la base en ce qui concerne divers domaines : le développement, mais aussi la sécurité à travers la police locale. Donc c’est une responsabilisation très avancée des populations de quelque chose qui va dans le sens de ce que les uns et les autres ont revendiqué bien sûr. Ce n’est ni l’indépendance ni l’autonomie qui est la fédération, car dès le début de la négociation dans la feuille de route, nous avons bien clarifié le cadre dans lequel on négocie.

    Vous imaginez les conséquences s’il n’y avait pas de signatures de l’ensemble des parties ?

    Je répéterais ce que j’ai dit au moment où nous avons terminé les négociations à Alger. Moi, je fais confiance aux leaders des mouvements du Nord. Nous les connaissons, nous avons travaillé avec eux. Nous pensons qu’ils sont pour la paix et je pense qu’ils vont signer parce qu’ils ne vont pas accepter de s’isoler par rapport à toute la communauté internationale, parce que dans une telle posture, on ne peut défendre aucune cause sans l’appui du reste du monde.

    Est-ce qu’on a la date de la signature et le lieu ?

    Non, il a été dit que ça devrait être au mois de mars, mais on n’a pas encore fixé les dates. Il va y avoir certainement une concertation entre les parties présentes à la négociation et le chef de file de la médiation.

    Ça veut dire que ce sera forcément au Mali, mais pas forcément encore à Bamako ?

    On a convenu dès le départ que la signature devra se faire au Mali. Laissons les responsables maliens discuter entre eux et décider sur cette question.


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