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    A la Une : tragique accident d’hélicoptère en Argentine

    AFP

    A la Une, du moins, du Parisien, car l’information est tombée tard dans la nuit. Les autres quotidiens avaient déjà bouclé leur édition. Le Parisien, donc, a pu modifier sa première page vers minuit et demi et annoncer ainsi la triste nouvelle : « Téléréalité : drame sur un tournage de TF1. (…) Deux hélicoptères qui transportaient des participants et des techniciens de la nouvelle émission de téléréalité de TF1, " Dropped ", se sont écrasés hier en Argentine. Aucun survivant n’a été retrouvé. »

    Le Parisien qui poursuit : « On ignorait encore peu avant 1 heure du matin, l’identité des personnes qui ont trouvé la mort dans l’accident. » Mais quelques minutes plus tard, tombaient les premières dépêches d’agence, annonçant donc le décès de 10 personnes : les deux pilotes argentins et huit Français qui participaient à l’émission. La navigatrice Florence Arthaud, 57 ans, la nageuse Camille Muffat, 25 ans, et le boxeur Alexis Vastine, 28 ans, ainsi que cinq autres personnes de l’équipe de « Dropped ».

    Des dépêches immédiatement reprises sur les sites internet des quotidiens, notamment celui de Libération. Des dépêches qui précisent que les deux hélicoptères sont entrés en collision au moment du décollage, pour une raison encore indéterminée. L’émission « Dropped », prévue pour être diffusée l’été prochain en France, devait rassembler huit sportifs lâchés en pleine nature. Le tournage a été bien sûr interrompu et toutes les équipes vont être rapatriées en France.

    Fin de vie : le débat est lancé…

    Nous reviendrons bien évidemment sur ce drame dans nos prochaines éditions… Suite de cette revue de presse, avec tout d’abord le début de l’examen à l’Assemblée de la loi sur la fin de vie…

    Avec un article qui fait débat, l’article 3 de cette loi, constate La Croix, qui « prévoit un droit à la sédation 'profonde et continue' jusqu’au décès, notamment lorsque la décision d’un patient 'atteint d’une affection grave et incurable d’arrêter un traitement engage son pronostic vital à court terme'. Autrement dit, précise le journal, un malade incurable décidant d’arrêter un traitement vital – ce que permet la loi depuis 2005 – pourra, s’il en fait la demande, être endormi jusqu’à son décès. »

    Alors, relève La Croix, « pour ses défenseurs, cette proposition de loi sur la fin de vie garantit l’équilibre entre les droits des patients et les fondements du soin. Pour d’autres en revanche, cet équilibre est rompu : ils considèrent que la sédation 'profonde et continue' jusqu’au décès porte en germe une possible dérive euthanasique. »

    Euthanasie, le terme est lâché… « Sur un sujet aussi grave que la fin de la vie humaine, commente le quotidien catholique, les critiques que suscite cette proposition de loi ne peuvent être négligées. Cela signifie que l’on atteint les limites du compromis. Nous arrivons à une frontière. D’un côté, le refus de l’acharnement thérapeutique et la lutte contre la souffrance, unanimement approuvés. De l’autre, l’euthanasie et le suicide assisté. »

    Application partielle

    De toute façon, il est très difficile de légiférer sur un sujet aussi sensible que celui de la fin de la vie, où tous les cas peuvent être des cas particuliers… Déjà, la précédente loi, la loi Leonetti, est peu ou mal appliquée, constate La Montagne : « on légifère, mais on se soucie peu de l’application, écrit en effet le journal. Aux instants ultimes, seuls 20 % des patients qui devraient bénéficier de soins palliatifs y ont accès, et encore, en tout dernier recours, quelques jours avant d’expirer. Le Comité national d’éthique s’émeut ainsi d’un grand nombre de 'fins de vie insupportables et indignes'. Or, des médecins restent persuadés qu’on supprimerait bien des demandes de mort si on savait mieux accompagner. Pourtant, pointe encore La Montagne, on ne répond toujours pas à ce vieux monsieur usé par des souffrances psychiques et physiques, à ce bébé né grand prématuré pour qui on a tout tenté et dont les parents sont abandonnés à leur désarroi. Et il faut ne jamais avoir soutenu le regard d’un être cher en proie à ses dernières heures, n’être jamais ressorti dans un couloir blanc pour reprendre son oxygène, pour s’imaginer qu’une simple loi va résoudre nos doutes sur la fin de vie. »

    Les Dernières Nouvelles d'Alsace complètent ce propos : « pendant que l’on se sert du terme d’euthanasie comme d’un glaive ou d’un bouclier, selon son bord, des milliers de patients en France ne bénéficient pas, faute de place, de vrais soins palliatifs. Une option législative autrement courageuse serait que l’impossibilité d’accéder à ces traitements soulageant la fin de vie soit considérée comme de la non-assistance à personne en grande souffrance. Il ne s’agirait plus dès lors de jouer sur les certitudes idéologiques, mais de rattraper un énorme retard en moyens. Autant dire, conclut le quotidien alsacien, que ce débat pourra rester longtemps sous sédation politique prolongée. »

    Un débat périlleux

    D’autant que les trois grandes religions monothéistes sont tout à fait opposées à cette loi sur la fin de vie… C’est ce que rapporte le quotidien Le Monde en première page : « chrétiens, juifs, musulmans : l’appel des religions contre la loi sur la fin de vie. (…) 'L’interdit de tuer doit être préservé' », affirment dans les colonnes du journal plusieurs représentants de ces religions.

    En tout cas, le débat à l’Assemblée, sera « périlleux », estime Le Figaro. « Dans l’hémicycle, le texte a beau être soutenu par le gros des troupes de l’UMP et une partie du PS, par l’UDI et le Front de gauche, la troupe des mécontents a grossi à l’approche du débat en séance. Ainsi, près de 120 députés PS ont signé un amendement pour légaliser l’euthanasie et le suicide assisté. Un chiffre assez conséquent pour briser le consensus souhaité par François Hollande et qui illustre la fracture du PS sur la question. (…) Et du côté des inquiets, une vingtaine de députés UMP de l’Entente parlementaire pour la famille comptent bien ferrailler sur le texte. En première ligne contre la loi mariage pour tous, ce groupe de travail conservateur a déposé quelque 1.000 amendements. Son objectif : 'lever ses ambiguïtés, notamment sur la sédation', et rappeler la nécessité de développer les soins palliatifs - auxquels 80 % des Français n’ont pas accès. »

    Tsipras a-t-il trahi ?

    Enfin, avec Libération, retour sur la longue partie de bras de fer entre la Grèce et l’Union européenne… « L’histoire secrète d’un bras de fer », titre Libération qui nous raconte donc « les coulisses d’un mois de négociations très rudes. (…) On allait voir ce qu’on allait voir, s’exclame le journal, Syriza, le parti de la gauche radicale grecque, victorieux des élections législatives du 25 janvier, se faisait fort d’en finir avec l’austérité et la dette : il allait 'changer l’Europe'. Un mois après, Alexis Tsipras, son chef, a dû se rendre à l’évidence : la Grèce n’a aucune marge de manœuvre financière et elle dépendra encore longtemps de l’aide financière de la zone euro. »

    Alors s’interroge Libération, « Tsipras a-t-il trahi, comme la gauche de Syriza le lui reproche déjà ? Certainement pas, répond le journal. Les concessions qu’il a obtenues sont précieuses pour le peuple grec. En démocratie, les compromis ne sont pas forcément des compromissions… »

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