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    A la Une : Simone Gbagbo condamnée à 20 ans de prison

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    L’information est tombée dans la nuit, vers 1 h du matin, temps universel. Le jury a mis plus de neuf heures à délibérer. Simone Gbagbo a donc été condamnée à 20 ans de prison pour son rôle durant la crise post-électorale de 2010-2011, dont elle est désignée comme une protagoniste majeure. Une peine lourde, deux fois supérieure aux réquisitions qui étaient, rappelons-le, de 10 ans de prison.

    Les différentes rédactions avaient déjà bouclé leurs éditions de ce mardi. Il n’empêche, en attendant les réactions à ce verdict, la presse ivoirienne a largement commenté les dernières heures du procès.

    Notamment l’intervention remarquée de Simone Gbagbo : « Avant le verdict, rapporte L’Intelligent, l’ex-première dame de Côte d’Ivoire à l’instar des autres détenus, est passée à la barre pour dire son dernier mot avant le coup du marteau du juge Dembelé Tahirou : " J’ai trouvé les avocats de la partie civile outranciers, a-t-elle déclaré. J’ai subi humiliation sur humiliation durant ce procès. Mais, je suis prête à pardonner. Je pardonne les injures, je pardonne les outrances. Car, si on ne pardonne pas, ce pays connaîtra une crise pire que ce que nous avons vécu. " »

    « Une indignée nommée Simone Gbagbo ! », s’exclame pour sa part L’Eléphant Déchaîné. « Simone Gbagbo a clos l’intervention des accusés avec une exhortation tirée de la Bible se référant aux armes spirituelles. Elle a demandé à la cour de revêtir la Côte d’Ivoire de la cuirasse de la justice. Simone Gbagbo a saisi l’occasion qui lui a été donnée de dire son dernier mot, pour signifier aux parties civiles combien elle avait été outrée par leurs accusations. (…) Jusqu’au moment où nous mettions ce numéro sous presse, 21 h 45, poursuit l’hebdomadaire, les délibérations se poursuivaient encore. On espère librement et souverainement… »

    Un procès décevant…

    En tout cas, L’Eléphant Déchaîné dénonce « un procès des plus décevants… (…) Le parquet général en a déçu plus d’un, estime l’hebdomadaire, car les éléments de preuve ont cruellement fait défaut. Une pléthore de charges, à savoir, atteinte à la sûreté de l’Etat, atteinte à la défense nationale, rébellion, constitution de bandes armées, xénophobie, tribalisme, ont été instruits à charge puis rapidement abandonnés par le parquet, submergé par l’absence de preuves indiscutables pour étayer des accusations aussi vagues. Des témoignages contradictoires basés dans leur grande majorité sur des " ouï-dires " ont été servis au public. Le seul tort de certains accusés était de s’être retrouvés à la résidence de Laurent Gbagbo au moment de sa chute. Et on envoie quelqu’un en Cour d’Assises pour ça ? », s’exclame le journal.

    Une première réaction à l’issue de ce verdict, celle du quotidien Le Nouveau Courrier, qui a pu repousser son bouclage très tard dans la nuit. Le Nouveau Courrier, quotidien d’opposition, proche du FPI, qui ne mâche pas ses mots… « La justice de la haine a encore frappé », titre-t-il en Une. « Ainsi donc, le juge Dembelé Tahirou et ses jurés peuvent se réjouir d’avoir condamné des innocents, sans preuve, fulmine le journal. Avec leur intime conviction. Ainsi va la justice sous Ouattara. »

    … Ou dans les règles de l’art ?

    Et puis, autre commentaire sur cette condamnation de Simone Gbagbo, celui du quotidien Le Pays à Ouagadougou. Le Pays qui salue la bonne tenue, selon lui, de ce procès. Un procès qui « s’est déroulé dans les règles de l’art. La catharsis a eu lieu, estime Le Pays. Car, faut-il le rappeler, les prévenus ont eu droit à des avocats qui, après les réquisitions du parquet général, la semaine dernière, ont eu l’occasion de prendre la parole pour défendre leurs clients. Et ce n’est pas tout. La Cour, avant de délibérer, a donné la parole aux accusés pour se défendre. Ce qui n’est pas évident sous d’autres cieux, surtout quand on sait qu’il s’agit là d’un procès politique contre des gens qui ont mis à feu et à sang un pays, laissant en sus 3.000 morts sur le carreau, si l’on en croit les chiffres avancés par les Nations Unies. »

    Pourquoi une si lourde peine, 20 ans de prison, à l’encontre de Simone Gbagbo ? Le Pays met en avant son attitude de dénégation : « avec une désinvolture à nulle autre pareille, l’ex-Première dame a répété à l’envi que son camp était légitime à l’époque des faits ; niant ainsi toute responsabilité directe ou indirecte dans la grave crise sociopolitique qu’a connue la Côte d’Ivoire. » Et puis, « plutôt que la componction, Simone Gbagbo a préféré la défiance, estime encore Le Pays, allant jusqu’à proférer parfois des propos peu amènes à l’endroit du régime en place. (…) Toujours est-il, conclut le quotidien burkinabé, que cette condamnation ne sera pas sans conséquence sur le processus de réconciliation en Côte d’Ivoire ; surtout qu’elle intervient au moment où le Front populaire ivoirien, l’ex-parti au pouvoir, est en proie à des dissensions profondes. »

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