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    L’Irlande, meilleur élève de l’Europe

    Suite à la crise économique, les Irlandais ont sévèrement subi les mesures d'austérité imposées par le FMI et l’UE. AFP/Peter Muhly

    L’Irlande sort la tête de l’eau avec une croissance de 4,8 % en 2014, c'est le redémarrage le plus rapide de toute l'Union européenne. L’ex-tigre celtique a annoncé hier le chiffre de sa croissance de 2014 et les perspectives pour 2015 sont bonnes.

    4,8 % contre une croissance de 0,2 % en 2013. C'est un énorme bond et cela tout juste après la sortie du plan d'aide international, un record en Europe. Il y a cinq ans, l'Irlande était au bord de la faillite, et recevait une aide de 85 milliards d'euros de la part du FMI et de l'Union européenne. Aujourd'hui le pays tourne le dos à six années d'austérité budgétaire. Et ce n'est pas fini ! Pour 2015, la Commission européenne prévoit une augmentation du Produit intérieur brut irlandais de 3,5 %. De quoi faire des envieux, d'autant que simultanément le chômage baisse. De 15 % il est passé à 10 %. Ces belles performances placent le pays en tête de tous les pays de la zone euro.

    Mais ces bons résultats ont un prix élevé pour la population. Dublin a employé les grands moyens. Hausse des impôts, baisse des salaires d'au moins 10 % dans la fonction publique, celui des jeunes a diminué d'un tiers, création de diverses taxes, sans oublier la nationalisation partielle de toutes les banques du pays, des coupes dans les aides familiales et une aggravation de la pauvreté. Grâce à ces tours de vis, le déficit s'est progressivement réduit. Et finalement en cinq ans, ce qui est peu, le pays a redressé la barre. Rassurés, les marchés financiers ont de nouveau accordé leur confiance.

    Officiellement sortie du plan d'aide, en décembre 2013, l'Irlande met fin à la rigueur un an plus tard. Elle s'est même offert le luxe de rembourser par anticipation certains de ses créanciers, en empruntant sur les marchés à de meilleurs taux. Le déficit public est passé de 30 % du PIB en 2010 à 5 % l'année dernière. L'Irlande est donc sur la bonne voie. L'un des signes qui ne trompe pas : le retour de la demande intérieure, la grande absente depuis 2010 ! De plus, la chute de l'euro joue en sa faveur et va soutenir la compétitivité des industries irlandaises face à celles du Royaume-Uni ou des Etats-Unis, ses principaux partenaires. L'Irlande a aussi réussi à préserver son attractivité auprès des sociétés étrangères grâce au dumping fiscal. L'impôt sur les sociétés y est bien moins élevé que chez ses voisins européens, a seulement 12,5 %.

    S'il faut se réjouir de ces bonnes nouvelles, il faut toutefois rester prudent. L'économie de l'île n'est pas immense et elle repose sur des secteurs d'activité sensibles aux variations internationales. Le pays compte sur son territoire de nombreuses multinationales dans le domaine de la pharmacie et des nouvelles technologies, des secteurs réactifs. Par ailleurs, tout est loin d'être réglé. 30 % des jeunes n'ont pas de travail, et le manque de main d'oeuvre qualifiée est criant au point que le gouvernement essaye de faire revenir les 300 000 émigrés qui ont quitté le pays durant la crise. Beaucoup ont rejoint les Etats-Unis ou l'Australie où la reprise a eu lieu plus tôt.

    De quoi donner du grain à moudre aux fanatiques de l'austérité. Mais l'Irlande n'est pas la Grèce, elle a accepté d'énormes sacrifices, elle a des partenaires solides et bénéficie d'une attractivité fiscale sans pareil. Mais attention, ce que le peuple a accepté une fois, il ne l'acceptera plus. Le jeune mouvement Alliance anti-austérité, qui s'inspire de Syriza et de Podemos, attire de plus en plus d'Irlandais. 


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