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    Manoukou K.(Congo): la révision constitutionnelle passe par le dialogue

    Jean-Pierre Manoukou Kouba, membre du bureau politique du PCT (Capture d'écran) Télé-Congo

    Sur RFI, le mercredi 18 mars, Charles Zacharie Bowao, membre du bureau politique du PCT, le Parti Congolais du Travail du président Denis Sassou Nguesso ( parti au pouvoir ) s'est prononcé contre le projet de mise en place d'une nouvelle Constitution. Pour lui, vouloir changer de Constitution à l'approche de la présidentielle de 2016, c'est courir le risque de déstabiliser le pays. Il affirme que l'objectif inavoué des partisans d'une nouvelle constitution, c'est de permettre à Denis Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat ( ce qu'il ne peut pas faire avec la loi fondamentale actuelle). Un autre membre du bureau politique du PCT a souhaité lui-répondre : Jean-Pierre Manoukou Kouba, invité d’Amélie Tulet.
     

    RFI : Avec l’intervention de Monsieur Bowao sur RFI, on le voit, le projet d’une nouvelle constitution au Congo ne fait pas l’unanimité au sein de votre parti ?

    Jean-Pierre Manoukou Kouba : Non, on ne peut pas dire ça. Vous savez le ministre Bowao a été le seul pratiquement, à être contre la proposition entre une cinquantaine de membres du bureau politique. En comité central, lors du débat qui a eu lieu sur près de 400 membres, deux, je dis bien, deux seuls membres du comité central, se sont opposés à cette proposition.

    Pourtant monsieur Bowao affirme qu’il n’est pas le seul et de nombreux militants sont opposés à ce projet de nouvelle constitution ?

    Deux autres militants. Toutes les fédérations, douze fédérations ont approuvé l’option qui a été émise.

    Alors pourquoi cette intervention de Monsieur Bowao sur RFI selon vous ?

    C’est une intervention tout à fait personnelle. Je reconnais au Ministre Bowao le droit de s’exprimer mais par contre, invoquer la liberté de conscience dans un cadre partisan est une forfaiture.

    Monsieur Bowao n’aurait pas dû s’exprimer selon vous ?

    Non, il a parfaitement le droit de s’exprimer mais pas à travestir l’opinion du parti.

    Est-ce que vous souhaitez qu’il soit sanctionné ?

    Mais pas du tout. C’est sa position et elle est respectable.

    Il emploie des mots durs à l’égard du projet de changement de constitution. Il dit : « Ce projet est illégal et inopportun » ?

    Il y a un problème, c’est que l’on ne peut pas avoir raison tout seul. Est-ce que tous ces militants qui sont avec vous, sont des «moutons de Panurge» ? Non, il faut savoir raison garder. Dire qu’au sein du parti, comment ils travaillent, il y aurait eu une fracture, mais c’est complètement faux. Quant ils nous disent qu’au sein de la société congolaise, ça c’est acceptable, puisque la société congolaise est diverse, elle est plurielle. Mais lorsque le parti comme le Parti congolais du travail s’exprime, il s’exprime à travers ses instances, et quand ses instances délibèrent cela s’impose à tousJe dis bien cela s’impose à tous. On peut avoir son opinion, mais l’opinion qui compte, c’est l’opinion de l’instance. Je crois que c’est Chevènement qui disait que : « Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne ».

    Pour Monsieur Bowao, le véritable objectif derrière le projet d’une nouvelle Constitution pour le Congo, c’est de permettre au président Denis Sassou-Nguesso de briguer un troisième mandat ?

    Ça aussi, c’est une assertion qui n’est pas recevable parce que dans les instances, il n’a jamais été question de parler du renouvellement ou pas de la présidence du président Denis Sassou-Nguesso, à aucun moment. Dans son interview, il prend l’exemple de l’intervention du président de l’Assemblée et également du ministre Mabiala, les deux personnalités ne sont pas au bureau collectif. Donc ils ne pouvaient pas avoir eu des consignes pour aller dire si c’est pour le maintien ou non du président Denis Sassou-Nguesso. Cette question n’a rien à voir.

    Si le seul enjeu d’une nouvelle Constitution est la réforme des institutions, pourquoi faut-il le faire avant la présidentielle de 2016 ?

    Parce que tout simplement nous pensons que c’est le moment propice. Vous donnez l’impression que c’est chose déjà acquise mais pas du tout. Nous souhaitons, nous, au Parti congolais du travail que cette Constitution soit changée. Mais au sorti du dialogue, qui peut en être autrement.

    D’ici à l’élection de 2016, est-ce que le Congo a le temps de se préparer à un scrutin et en même temps de mener ce débat profond sur ses institutions et sur une nouvelle Constitution ?

    Et bien, c’est toute la classe politique qui va décider. Personne n’a parlé d’un passage en force dans cette affaire.

    Alors qu’elles sont les prochaines étapes pour le dialogue dont vous parlez ?

    Il faudra qu’il soit convoqué.

    L’opposition réclame d’abord un dialogue pour une élection apaisée, elle veut un dialogue sur cette élection en priorité. Pourquoi ne pas commencer par là ?

    Dans la déclaration de la majorité présidentielle, ces deux questions sont liées.

    Mais on pourrait penser que le temps presse, on est déjà en 2015, l’élection est en 2016. Ce sont des débats qui vont prendre du temps ?

    Pas nécessairement, c’est une question uniquement de bonne ou de mauvaise foi.

    Mais s'il s’agit de rééquilibrer les pouvoirs, de modifier les institutions au Congo Brazzaville, la constitution actuelle permet de le faire déjà sans changer de Constitution, il suffit d’une révision du texte actuel. Pourquoi faut-il une nouvelle Constitution ?

    C’est une des hypothèses. Une nouvelle ou une révision, ça suscite une réforme constitutionnelle. Vous savez, on n’est pas des dogmatiques au Parti congolais du travail. Toutes les possibilités sont permises à l’issue du dialogue.

    Donc on attend maintenant que ce dialogue soit lancé ?

    Oui. Je pense que c'est une étape que l’on pourrait passer assez rapidement.

    « Assez rapidement », qu’est-ce que ça veut dire ?

    Ça veut dire qu’il faut d’abord qu’elle soit mise en place, que ces instances soient mises en place de manière collégiale. Il faut bien qu’à un moment donné, un jour, que les Congolais s’asseyent et parlent entre eux de leur pays.

    Est-ce que vous pouvez donner aux Congolais une idée des échéances ?

    Ça, ce n’est pas de mon ressort, c’est du ressort de l’exécutif de toutes les façons.

    Pensez-vous, comme Monsieur Bowao, que pour sortir par la grande porte et éviter un scénario à la burkinabè par exemple, le président Denis Sassou-Nguesso doit se placer au-dessus de la mêlée, doit être très clair et dire qu’il ne se présentera pas en 2016 pour un troisième mandat ?

    Je tiens à vous rappeler madame, que le Burkina Faso n’est pas le Congo. Ce genre de confusion dans l’esprit des gens n’est pas une bonne chose. Jusqu’à présent, le président Denis Sassou-Nguesso s’est toujours mis au-dessus des partis politiques tout en étant l’inspirateur du Parti congolais du travail, puisqu’il en est le président, du comité central. Quand il prend position, il prend position toujours en fonction des intérêts de la nation donc il n’a pas besoin des leçons de Monsieur Bowao pour s’exprimer.

    Selon vous, doit-il se prononcer clairement sur son projet pour 2016 ?

    Bien sûr il le fera. Au moment où il le jugera nécessaire mais pas sur la pression de qui que ce soit, j’espère que vous me suivez.
     


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