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    A la Une: Yémen, l’organisation Etat islamique se déchaîne

    AFP

    Ce fut jadis « l’Arabie heureuse ». Le Yémen, aujourd’hui, c’est celle du cauchemar. A Sanaa, hier, ce fut un vrai bain de sang. Perle du Yémen, la ville, qui en demeure vaille que vaille la capitale, même si le président yéménite reconnu par les Nations unies vit réfugié dans la ville méridionale d’Aden, Sanaa donc a été la cible des premières attaques revendiquées par Daech au Yémen.

    Implacablement, ce carnage a été planifié. Le journal Le Parisien raconte. « Pendant la prière hebdomadaire de midi, deux kamikazes se sont fait exploser successivement à la mosquée Badr, dans le sud de Sanaa, le second se faisant sauter à l’entrée du lieu de culte, alors que les fidèles prenaient la fuite. Quasiment au même moment, un autre attentat suicide visait une mosquée du nord de la capitale ».

    Même si ce scénario était « probable », les attentats au Yémen ne visent que « très rarement des mosquées », remarque Libération. Le journal relève ainsi que « même al-Qaïda dans la péninsule arabique, (Aqpa), la branche yéménite de l’organisation jihadiste, les a récemment condamnés ».

    Oui. Ce fut « une véritable hécatombe », s’effare Le Parisien, qui publie une photo prise à l’intérieur de la mosquée où, sous des couvertures, gisent les dépouilles des fidèles fauchés par les bombes de Daech. Ces attentats sont les « plus sanglants » depuis la prise de la capitale par les Houthis, en janvier, souligne le journal.

    Les Houtis ? On les appelle aussi les « jeunes croyants », ils sont chiites. C’est ce que voulait dire Libération en qualifiant de « probable » le scénario des attentats de Sanaa.

    Yémen : l’organisation Etat islamique veut la peau du président

    Ces attentats de Sanaa s’inscrivent en effet dans le cadre du conflit entre chiites et sunnites. « Après l’Irak et la Syrie, le Yémen est devenu une nouvelle terre de fitna, “la division”, entre chiites et sunnites, dans un pays au bord de l’éclatement », relève Le Figaro. Le journal affirme également que, pendant ce temps, au Sud à Aden, « des avions ont bombardé le quartier présidentiel d’al-Maachik ». Le président Mansour Hadi est « indemne », ajoute le quotidien, qui rappelle que, la veille déjà, un avion non identifié avait attaqué le complexe où le président Hadi a établi son gouvernement. Et qu’avant-hier, jeudi 19 mars, treize personnes avaient été tuées dans de violents combats au sol dans le secteur de l’aéroport d’Aden, repris par les forces loyales au président Hadi.

    Yémen : la nouvelle guerre mondiale

    Guerre au Yémen, donc, mais au lendemain de l’attentat de Tunis, c’est surtout la signature de Daech qui retient l’attention de la presse française. Car la signature de l’organisation Etat islamique est le point commun de ces sanglantes convulsions.

    Pour le journal Sud Ouest, c’est à une « hégémonie » que Daech entend arriver, « sans partage et sans dissidence ». Une hégémonie qui « ne saurait tolérer la prise de contrôle d’un pays par des chiites, ces pratiquants d’un autre islam aussi détesté qu’une religion étrangère », explique le quotidien du sud-ouest de la France.

    Même préoccupation de La Presse de la Manche. Dans un inventaire qui se veut un raccourci de nos indifférentes négligences concernant les soubresauts de l’actualité mondiale, ce journal du nord-ouest du pays remarque que « nous oublions un peu vite les dizaines de morts quotidiens, parfois plus, en Irak, en Syrie, au Moyen-Orient ». Pas faux, en effet. Et pourtant nous assistons sous nos yeux à un « conflit mondial à nul autre pareil », souligne La Presse de la Manche.

    Quand au journal Le Courrier Picard, il s’afflige que les terroristes aient frappé « dans des lieux de culte, des mosquées, qui plus est un vendredi, jour de la grande prière ». Et pour le quotidien picard, les auteurs de ces attentats ne sont que « barbares qui se disent musulmans ». Lesquels ont, au Yémen, signé leurs actes « du seul nom qui est le leur : des tueurs ».

    Départementales : chronique d’une déroute annoncée

    En France, J-1 pour le premier tour des élections départementales. Et veillée d’armes crispante pour la gauche en France. Le Parti socialiste « redoute une “nouvelle débâcle” », lance Le Figaro. Car demain soir, la gauche pourrait être éliminée dans « un canton sur deux ». En référence au 21 avril 2002, où le candidat socialiste à l’élection présidentielle avait été éliminé au soir du premier tour, le quotidien prédit des « 21 avril comme s’il en pleuvait » dimanche soir. Le Figaro qualifie ce scrutin de « mini-législatives » et s’attend à un résultat « historique ! » !

    Certes, concède-t-il, en voix, au soir du premier tour, le Front national sera peut-être le « premier parti de France », mais certainement pas en sièges au soir du second, « qui verra l’UMP l’emporter ».

    Pour Le Figaro, donc, la messe est dite. Pour Libération, c’est quasiment tout comme, à ceci près que les points d’interrogations de Libé ont remplacé les points d’exclamations du Figaro. « En ces premiers jours de printemps, entrons-nous dans l’hiver de la gauche ? », se demande toutefois Libération, même si le confrère « voit mal le scrutin de dimanche se changer en succès ».

    Ce sentiment de frustration de la presse française en cette veille de scrutin est largement partagé par les Français. Selon un sondage Odoxa pour Le Parisien, 86% d’entre eux estiment que la campagne des élections départementales n’a pas été « à la hauteur » de leurs attentes et 69% jugent avoir été mal ou pas du tout informés sur ce scrutin.

    Interrogés sur les « informations » qu’ils ont reçues sur les élections départementales, 60 % répondent avoir été « mal informés », 9% « pas du tout informés », ne sachant « même pas qu’il y avait des élections départementales ce week-end ».

    Toutefois, Le Parisien note que « c’est toujours mieux que le mois dernier. A l’époque, selon les mesures d’Odoxa, un tiers des personnes interrogées ignoraient l’existence de ce scrutin ». On se console comme on peut.

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