GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 12 Juillet
Samedi 13 Juillet
Dimanche 14 Juillet
Lundi 15 Juillet
Aujourd'hui
Mercredi 17 Juillet
Jeudi 18 Juillet
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos

    A la Une: Muhammadu Buhari, nouveau président du Nigeria

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    La photo de l’ex-général et désormais président est à la Une de toute la presse nigériane ce matin et de bon nombre de journaux du continent. « Buhari… le président élu », s’exclame le quotidien The Nation à Lagos. « Muhammadu Buhari, ancien chef de l’Etat et candidat du Congrès progressiste a été déclaré vainqueur ce matin de l’élection présidentielle de samedi dernier, constate le quotidien nigérian. Il recueille 15 millions 424 921 voix, soit 53,9 % des suffrages. Et il l’emporte dans 21 États ; le président sortant Goodluck Jonathan en a remporté 15 ainsi que le Territoire de la capitale fédérale. »

    C’est une grande première, note pour sa part Vanguard, autre quotidien nigérian : c’est en effet, la première défaite d’un président sortant dans l’histoire politique du pays. Et, « sous le regard du monde entier, souligne Vanguard, Goodluck Jonathan a conforté sa stature d’homme d’Etat et de démocrate, en reconnaissant la victoire de son challenger. »

    Dans la presse de la sous-région, les commentaires vont déjà bon train… « Buhari élu pour éradiquer Boko Haram et mettre fin au désordre », s’exclame en première page L’Intelligent à Abidjan. « Éradiquer totalement Boko Haram, mettre de l’ordre et de la rigueur dans la gestion des affaires de l’Etat, renforcer la lutte contre la corruption, précise L’Intelligent, voici ce que les Nigérians attendent de Muhammadu Buhari, perçu comme un dictateur dans une vie précédente. Sa victoire signifie que les populations du Nigeria ont besoin d’un chef qui a de la poigne. Avec lui, les adeptes de la violence et les partisans de Boko Haram pourraient mieux savoir à quoi s’en tenir. Musulman lui-même, Muhammadu Buhari ne devrait avoir aucun complexe vis-à-vis de l’Islam, ni des musulmans radicaux. »

    Un dur !

    Pour La Nouvelle Tribune, au Bénin, « les Nigérians ont choisi de faire appel à un dur pour restaurer l’image de puissance africaine qu’avait leur pays. » La Nouvelle Tribune qui rappelle que Buhari, lors de son bref passage au pouvoir entre 1983 et 1985, « ne permettait pas les fraudes, les retards dans l’administration et autres tares comme la corruption sans oublier son aversion pour le narcotrafic. Le revers de cette méthode dure : les violations des droits de l’homme sous son régime, alors militaire et autoritaire. Chassé du pouvoir pour cette intransigeance rigoriste, il s’est engagé maintenant à gérer le pays de façon démocratique, dans le consensus. Ce qui veut dire, conclut le quotidien béninois, qu’il va démocratiser sa rigueur pour donner une nouvelle impulsion au Nigeria. »

    En tout cas, par cette élection, le Nigeria est entré dans la cour des grandes nations démocratiques… « Chapeau bas à cette première alternance historique », lance le quotidien burkinabé Aujourd’hui. « C’est la preuve que désormais, un président peut organiser des élections et les perdre, et derechef, que les peuples africains, jugés comme des marionnettes entre les mains des politiques, savent désormais décider qui doit les diriger. Le Nigeria, pachyderme sous-régional, qui avait habitué la communauté internationale à des coups d’Etat, à des élections dont l’issue était toujours sanctionnée par des violences et des victimes, le Nigeria s’est donc converti aux vertus de la démocratie. »

    Travaux d’Hercule…

    « A présent, que va faire Buhari de sa victoire ?, s’interrogeLe Pays, toujours à Ouaga. Le premier défi qui s’offre à ce militaire “civilisé” est de rendre le Nigeria aux Nigérians, affirme le quotidien ouagalais, en écrasant sous ses vieilles godasses, la puce la plus dangereuse pour le Nigeria et pour l’Afrique de l’Ouest : Abubakar Shekau et ses fripouilles droguées de Boko Haram. Ensuite, le nouveau président devra relever l’économie de ce gigantesque pays. Deux défis pour le moins majeurs et qui constituent à eux seuls de véritables travaux d’Hercule pour ce général de 72 ans qui ne connaîtra sans doute pas les petits et savoureux plaisirs de la retraite. »

    En effet, complète, le site d’information guinéen, Le Djely.com, « les chantiers qui attendent Muhammadu Buhari sont immenses et urgentissimes. » Il y a tout d’abord la « fracture sociopolitique au sein de la société nigériane entre le nord musulman et le sud chrétien. […] La gestion de la crise pétrolière. » Et bien sûr le climat sécuritaire : « s’il est vrai que Boko Haram n’a plus la capacité de terreur qui était la sienne il y a quelques mois, il est tout de même attendu du nouvel élu qu’il abrège l’interventionnisme des voisins du Nigeria, à travers une prise en charge souveraine de la question sécuritaire. De sa part, on n’attend pas de miracles au cours des quatre prochaines années, conclut Le Djely.com. Mais si les Nigérians l’ont préféré au président sortant, c’est avec l’espoir d’un changement qualitatif par rapport à chacun de ces grands défis. Une situation qu’il doit garder à l’esprit, s’il ne veut pas subir le sort aujourd’hui réservé au décidément malchanceux, Goodluck. »

    Prochaine émission

    À la Une: hommages à Ousmane Tanor Dieng

    À la Une: hommages à Ousmane Tanor Dieng
    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.