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    Trois banques françaises boudent le projet charbonnier d'Abbot Point

    La Grande Barrière de Corail. Getty Images/Vetta/Gallo Images

    Le terminal charbonnier géant qui doit être construit sur la côte nord-est de l'Australie, à quelques kilomètres de la Barrière de corail, vient d'être lâché par trois banques françaises.

    Le terminal charbonnier géant d'Abbott Point au nord-est de l'Australie verra-t-il le jour ? Après les retards administratifs, et la remise en cause de ses contours, voilà qu'il est boudé par les financeurs potentiels. Hier, trois banques françaises, la Société Générale, BNP Paribas et le Crédit Agricole ont fait savoir qu'elles ne soutiendraient aucun projet d'infrastructure minière dans cette zone.

    Au total, 11 institutions financières boudent aujourd'hui le projet Abbot Point. Un terminal qui permettra à terme d'évacuer des dizaines de millions de tonnes de charbon d'Australie, de quoi rendre Canberra responsable d'un réchauffement du climat supplémentaire, qui dégrade la Barrière de Corail, mais aussi un chantier qui demandera de charrier des tonnes de sédiments tout près de ce lieu naturel fragile. Un premier projet prévoyait même de déposer les gravats en mer à quelques encablures de la Barrière de Corail.

    La mobilisation des écologistes et des pêcheurs fut telle qu'elle précipita la chute du gouvernement de l'État du Queensland, et que le gouvernement fédéral à Canberra renonça au terminal sous cette forme, à l'automne dernier. La nouvelle configuration prévoit de déposer les gravats à terre, à l'emplacement d'un projet de port abandonné. Mais les opposants continuent à lutter contre ce chantier et contre l'intensification du commerce maritime qui s'en suivra dans la zone.

    Cette année, l'Unesco doit décider si elle inscrit la Barrière de Corail sur la liste des Patrimoines mondiaux en péril. Difficile pour une banque d'être associée au saccage d'un tel trésor naturel. D'autant que la rentabilité du charbon, à 60 dollars la tonne, est bien compromise. Les compagnies minières indiennes Adani et GVK semblent tenir à leur projet australien, il est vrai que l'Inde est toujours à court de charbon pour produire de l'électricité. Mais les sociétés indiennes risquent d'avoir le plus grand mal à financer cette infrastructure de plusieurs dizaines de milliards de dollars, d'autant que l'État du Queensland, s'il fait toujours la promotion des emplois potentiels, a renoncé à faire participer les contribuables australiens au projet charbonnier, tant il est controversé.

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